6 projets prometteurs avec airdrop crypto

https://journalducoin.com/actualites/6-projets-prometteurs-avec-airdrop-crytpo/

Airdrop à gogo. Celestia, Jito, Dymension, ces noms vous sont peut-être familiers puisqu’il s’agit de récents airdrops qui se sont avérés très lucratifs. Depuis quelques mois, on assiste à une véritable chasse aux airdrops avec des protocoles qui distribuent toujours plus de tokens à leurs utilisateurs, à l’image de Jupiter, un agrégateur de DEX sur Solana, qui a distribué plus de 700 millions de dollars de crypto gratuitement à ses utilisateurs de la première heure.

En parlant de Solana, il s’agit véritablement de la blockchain enregistrant le plus d’opérations de ce genre en ce moment. Rendez-vous compte, depuis deux mois, l’activité sur le réseau a été pratiquement multipliée par 10.

Que vous ayez pu profiter ou non de cette saison des airdrops, je n’ai pas résisté à l’envie de vous faire une vidéo dédiée aux prochaines opportunités et je vous ai dégoté quelques projets plutôt intéressants qui pourraient bien organiser des distributions de tokens plutôt lucratives dans un futur plus ou moins proche et, évidemment, on va voir comment farmer tout ça. Si la vidéo vous plaît, je vous ferai évidemment une deuxième partie donc n’hésitez pas me le demander en commentaire. Commençons sans plus attendre par Rabby.

Cet article contient des liens d’affiliation vous permettant de soutenir le travail quotidien des équipes du Journal Du Coin.

Rabby wallet, la révolution Debank

Mis au point par les équipes de Debank en 2021, Rabby est un concurrent direct de Metamask. Il se démarque par sa simplicité d’utilisation, son intuitivité, sa flexibilité et son large éventail de fonctionnalités.

À l’heure de l’écriture de cette vidéo, le wallet supporte 68 blockchains différentes, sans compter les différents testnet. Il s’agit, comme Metamask, d’un wallet disponible sur navigateur et sa configuration est vraiment enfantine.

En plus d’un style très épuré, Rabby dispose d’une interface utilisateur plus aboutie et fournit un niveau de sécurité au moins comparable à ce que propose le wallet de Consensys, le tout en étant plus jeune.

Rabby est devenu un incontournable que ce soit chez les débutants, ou bien les utilisateurs plus avancés, et le wallet dispose d’arguments vraiment convaincants pour concurrencer Metamask qui reste le leader du secteur.

Pour le moment, le wallet est compatible avec Chrome en version navigateur mais aussi avec MacOS et Windows en version Desktop. Une version mobile est d’ores et déjà dans les tuyaux, mais attention, à l’heure où j’enregistre cette vidéo elle n’est pas encore disponible et j’ai vu passer plusieurs fausses applications sur les stores mobiles qui cherchent à voler vos précieuses cryptomonnaies. Évidemment, le wallet est aussi compatible avec les dérivés de Chrome comme Brave par exemple.

Si ça vous intéresse d’en savoir plus, on a un excellent article sur le Journal du Coin qui vous permettra de vous faire une idée plus précise de ce que proposent les équipes de Rabby.

Le 23 janvier dernier, le projet a annoncé le top départ des Rabby Points, un programme de reward basé sur la réalisation de petites missions quotidiennes. Pour gagner des points, il vous suffit d’utiliser les fonctions du wallet comme le swap par exemple, ou bien de parrainer des amis. Vous pouvez aussi claim un grand nombre de points si vous avez utilisé la fonction Metamask Swap sur ces 12 derniers mois.

Évidemment, plus vous aurez de points, plus vous pourrez prétendre à un gros airdrop, c’est comme ça que ça marche. De plus en plus de projets utilisent ce procédé de gamification pour engager leur communauté.

Pour Rabby, le but est vraiment d’attirer les utilisateurs de Metamask, et de leur gratter quelque part de marché. Pour une fois, on a un concurrent sérieux qui vient marcher sur les plates bandes du wallet au renard, à voir ce que ça va donner.

Si ça vous intéresse de tenter l’expérience pour commencer à farmer l’airdrop, vous pouvez télécharger l’extension directement avec notre lien en description et utiliser notre code d’affiliation : JDC !
En utilisant ce code, dès que vous aurez obtenu 100 points, vous serez automatiquement crédités de 50 points. Et, nous aussi !

Comment se positionner sur le airdrop de Rabby Wallet ? Découvrez notre tutoriel

Hyperliquid, le DEX qui monte

Maintenant, laissez-moi vous parler d’Hyperliquid.

Mis au point par une équipe de développeurs composée de Jef et Iliensinc, deux entrepreneurs s’étant rencontrés sur les bancs d’Harvard, Hyperliquid est un protocole un peu particulier.

Ca va paraître un peu exotique comme concept, mais Hyperliquid a été conçue pour héberger une seule et unique application décentralisée, un exchange totalement on-chain. Le projet utilise le consensus de Tendermint, le même qui régit la blockchain Cosmos.

Avec plus d’une centaine d’actifs disponibles et plus de 60 000 utilisateurs, ce DEX vous permet de trader avec un effet de levier allant jusqu’à 50, le tout avec des frais relativement bas. Pour les connaisseurs, vous avez accès à des fonctionnalités comme les stop-loss, les take-profits, ainsi qu’un carnet d’ordre, le tout totalement on-chain. De plus, la plateforme dispose d’une grosse liquidité et ses volumes d’échanges ont même dépassé ceux de dYdX.

Il faut l’avouer, la proposition a de quoi plaire et en novembre dernier, l’équipe du projet a annoncé la mise en place d’un système de points pour mesurer l’activité de chaque utilisateur.

Pour le moment, aucun airdrop n’a été officiellement annoncé par la team, mais bon, un système de points et de ranking, ça cache certainement quelque chose si vous voulez mon avis. Ainsi, probablement qu’un airdrop est bel et bien prévu, et vous pouvez récolter un maximum de points jusqu’en mai de cette année.

Pour ça, pas de secret, rendez-vous sur la plateforme, connectez votre wallet et déposez des USDC via Arbitrum sur votre compte Hyperliquid. Ensuite, participez au protocole et faites du volume en utilisant la fonction de trading, ou bien fournissez de la liquidité via la fonction “Vault”.

Chaque semaine pendant six mois, un million de points sont distribués à tous les utilisateurs du protocole et il est très probable qu’à terme, tout ça ouvre la voie à un potentiel airdrop.

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Comment se positionner pour un potentiel airdrop sur Hyperliquid ? Découvrez notre tutoriel

Y a-t-il un airdrop en vue chez Kamino ?

Le prochain protocole, c’est Kamino. Je vous en ai déjà parlé, Kamino est un protocole de DeFi basé sur Solana qui a vraiment l’air d’avoir le vent en poupe. Sa TVL, c’est-à dire le nombre de crypto bloquées dans le protocole est passée d’une dizaine de millions à plus de 300 millions en l’espace de quelques mois, et ça ne semble pas vouloir s’arrêter.

Pour résumer, c’est un protocole de lending, c’est-à-dire qu’il est chargé de mettre en relation des personnes qui veulent emprunter ou prêter des cryptos.

Fin janvier, les équipes ont annoncé la saison 1 de leur système de points. À l’image des projets dont je vous ai parlé précédemment, le système va permettre de mesurer l’activité de chaque utilisateur.

Pour le moment aucun airdrop n’est annoncé, mais vous connaissez la chanson, plus vous allez farmer de points, plus vous serez susceptible d’être éligible à une grosse distribution dans le cadre d’un potentiel airdrop.

Pour ça, comme d’habitude, il va falloir utiliser les services du protocole. Vous pouvez d’ores et déjà prêter et emprunter des cryptomonnaies bien sûr, mais ce n’est pas tout.

La plateforme dispose aussi d’un outil qui permet de prêter de la liquidité, d’une fonction nommée “multiply” qui permet de bloquer des SOL pour multiplier ses rendements, ou encore d’une fonction qu’ils appellent “bull/short” qui vous permet de vous exposer à la direction du prix d’une cryptomonnaie.

Bref, il y a de quoi s’amuser ! Comme d’habitude, plus vous enregistrez des volumes importants et régulièrement, plus vous allez farmer de points, et donc plus vous serez potentiellement récompensés.

La première saison de ce programme de points devrait durer trois mois alors n’hésitez pas à vous lancer, vous avez encore du temps devant vous!

Vous retrouverez aussi en description de cette vidéo un article tuto pour maximiser vos chances d’obtenir des points.

Comment devenir eligible au potentiel airdrop de Kamino ? Découvrez notre tutoriel

Zeta Markets, un potentiel airdrop à venir ?

Tant qu’on y est, on peut aussi parler un peu de Zeta.

Né de l’esprit de quatre australiens vétérans de la crypto qui se sont connus sur les bancs de l’Université, Zeta est un protocole spécialisé dans les marchés perpétuels et le trading à effet de levier, évidemment on-chain.

Comme Kamino, le projet se base sur Solana et a une TVL d’environ 13 millions de dollars à l’heure de l’écriture de cette vidéo et c’est le troisième plus gros protocole de marchés dérivés sur la blockchain d’Anatoly Yakovenko.

En octobre dernier, ils ont lancé la saison 1 d’un programme d’incitation basé sur un système de points, eux aussi. Intitulé Z-score, vous pouviez farmer des points en utilisant les fonctionnalités du protocole et en enregistrant du volume sur le DEX.

La première vague est terminée, mais en ce moment même, on est en pleine saison 2. Pour en profiter, il vous suffit toujours d’utiliser le DEX. En tant que maker, c’est-à dire si vous placez un ordre dans l’order book, chaque 5$ de volume vous rapportera un point.

A l’inverse, si vous êtes un taker, c’est-à-dire si vous exécutez un ordre directement au prix du marché, chaque dollar exécuté vous rapportera un point.

Si on doit résumer, dites-vous qu’un maker est un individu qui va imposer son prix et qui va attendre qu’un taker se décide à lui passer commande. A l’inverse, un taker achète immédiatement au prix du marché, en répondant à la demande d’un maker.

Vous pouvez aussi booster votre score en grimpant dans le leaderboard, c’est-à dire en enregistrant de gros volumes, ou encore en achetant une Zeta Card, un NFT qui, une fois détruit, vous permettra de booster votre Z-score pendant un certain temps.

En tout cas, votre Z-Score se base sur votre volume total de trading. Même si vous n’avez pas un grand portefeuille, vous pouvez toujours gagner des points en ouvrant et en fermant des trades plusieurs fois par semaine. La saison 2 devrait déboucher sur un airdrop alors n’hésitez pas à vous y mettre !

Pareil que pour les autres projets, vous retrouverez en article détaillé en description de la vidéo.

Comment être eligible au airdrop de Zeta Markets ? Découvrez notre tutoriel

Meteora, le protocole defi qui améliore la liquidité sur Solana

Pour l’avant-dernier airdrop prometteur, je vais vous parler de Meteora.

Comme les deux précédents, je vous en ai déjà brièvement parlé dans la vidéo sur Solana. Ce projet a été fondé par la même équipe que Jupiter, qui a récompensé ses utilisateurs d’un généreux airdrop il y a quelques semaines.

Meteora se présente comme un protocole de DeFi qui vise à améliorer la liquidité sur Solana via des mécanismes plutôt intéressants.

Par exemple, ils proposent ce qu’ils appellent un Dynamic Liquidity Market Maker, c’est-à-dire un système qui permet de maximiser les frais payés aux personnes qui fournissent de la liquidité sur le protocole.

Ce projet est plutôt prometteur si vous voulez mon avis, déjà par les innovations qu’il apporte, et ensuite pour le fait qu’il soit encore relativement sous les radars.

Pour farmer l’airdrop, comme d’habitude, vous allez devoir utiliser le protocole, et donc ici, apporter de la liquidité. Forcément, plus vous allez apporter de volume, plus vous aurez de chance de gagner gros, vous commencez à être habitués.

Comment être eligible à l’airdrop de Meteora ? Découvrez notre tutoriel

HyperLane, le nouveau chouchou des blockchains modulaires

Enfin, pour terminer cette vidéo, on va se pencher sur Hyperlane.

Hyperlane a été cofondée par Asa Oines et Nam Chu Hoai, deux développeurs émérites ayant fait partie de la core team de la blockchain Celo, et Jon Kol, un ancien directeur de chez Galaxy Digital que nous avons rencontré dans cette interview. Le projet a levé 18 millions de dollars en 2022 dans un tour de table organisé par Variant et comptant Circle et Kraken dans ses investisseurs de la première heure.

Dans les grandes lignes, Hyperlane est un cadre d’interopérabilité conçu pour les blockchains modulaires. En clair, n’importe qui peut déployer Hyperlane dans n’importe quel environnement blockchain pour permettre à cette dernière de communiquer de manière transparente avec n’importe quelle autre blockchain sur laquelle Hyperlane a été déployé.

Hyperlane agit un peu comme un traducteur universel. C’est un outil qui permet à différentes blockchains de parler entre elles sans demander la permission, un peu comme un interprète qui facilite la communication entre des personnes parlant différentes langues.

Le projet a pour particularité d’être très early, et on n’a pas beaucoup d’info ni sur un potentiel airdrop, ni sur la façon de le farmer, mais j’ai quand même trouvé deux trois choses intéressantes.

D’abord, comme la plupart des airdrops, il va falloir enregistrer du volume et utiliser le protocole en passant des transactions. Pour ça, vous pouvez utiliser certaines applications ayant déployé Hyperlane comme par exemple usenexus pour bridge des tokens et merkly pour bridge des NFT.

Certains spéculent aussi que staker des tokens sur Celestia pourrait donner droit à un airdrop. Même son de cloche du côté d’EigenLayer, puisqu’ils ont récemment annoncé travailler en étroite collaboration.

En tout cas, c’est indéniable qu’Hyperlane est un protocole très surveillé et d’après moi assez sous-estimé à voir ce que tout ça va donner.

On arrive à la fin de cette vidéo, si le format vous a plu et que vous voulez une partie 2, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. La chasse aux airdrops n’est probablement pas terminée et il reste encore de belles opportunités. Au-delà des airdrops c’est aussi un bon moyen de vous faire découvrir des projets qui sont selon moi très prometteurs et j’en ai déjà quelques autres en tête.

Avec les airdrops il n y a pas que les cryptos qui tombent du ciel, mais parfois aussi les mauvaises surprises ! Restez prudents lors de vos quêtes.

L’article 6 projets prometteurs avec airdrop crypto est apparu en premier sur Journal du Coin.

6 projets prometteurs avec airdrop crytpo

https://journalducoin.com/?p=665920

Airdrop à gogo. Celestia, Jito, Dymension, ces noms vous sont peut-être familiers puisqu’il s’agit de récents airdrops qui se sont avérés très lucratifs. Depuis quelques mois, on assiste à une véritable chasse aux airdrops avec des protocoles qui distribuent toujours plus de tokens à leurs utilisateurs, à l’image de Jupiter, un agrégateur de DEX sur Solana, qui a distribué plus de 700 millions de dollars de crypto gratuitement à ses utilisateurs de la première heure.

En parlant de Solana, il s’agit véritablement de la blockchain enregistrant le plus d’opérations de ce genre en ce moment. Rendez-vous compte, depuis deux mois, l’activité sur le réseau a été pratiquement multipliée par 10.

Que vous ayez pu profiter ou non de cette saison des airdrops, je n’ai pas résisté à l’envie de vous faire une vidéo dédiée aux prochaines opportunités et je vous ai dégoté quelques projets plutôt intéressants qui pourraient bien organiser des distributions de tokens plutôt lucratives dans un futur plus ou moins proche et, évidemment, on va voir comment farmer tout ça. Si la vidéo vous plaît, je vous ferai évidemment une deuxième partie donc n’hésitez pas me le demander en commentaire. Commençons sans plus attendre par Rabby.

Cet article contient des liens d’affiliation vous permettant de soutenir le travail quotidien des équipes du Journal Du Coin.

Rabby wallet, la révolution Debank

Mis au point par les équipes de Debank en 2021, Rabby est un concurrent direct de Metamask. Il se démarque par sa simplicité d’utilisation, son intuitivité, sa flexibilité et son large éventail de fonctionnalités.

À l’heure de l’écriture de cette vidéo, le wallet supporte 68 blockchains différentes, sans compter les différents testnet. Il s’agit, comme Metamask, d’un wallet disponible sur navigateur et sa configuration est vraiment enfantine.

En plus d’un style très épuré, Rabby dispose d’une interface utilisateur plus aboutie et fournit un niveau de sécurité au moins comparable à ce que propose le wallet de Consensys, le tout en étant plus jeune.

Rabby est devenu un incontournable que ce soit chez les débutants, ou bien les utilisateurs plus avancés, et le wallet dispose d’arguments vraiment convaincants pour concurrencer Metamask qui reste le leader du secteur.

Pour le moment, le wallet est compatible avec Chrome en version navigateur mais aussi avec MacOS et Windows en version Desktop. Une version mobile est d’ores et déjà dans les tuyaux, mais attention, à l’heure où j’enregistre cette vidéo elle n’est pas encore disponible et j’ai vu passer plusieurs fausses applications sur les stores mobiles qui cherchent à voler vos précieuses cryptomonnaies. Évidemment, le wallet est aussi compatible avec les dérivés de Chrome comme Brave par exemple.

Si ça vous intéresse d’en savoir plus, on a un excellent article sur le Journal du Coin qui vous permettra de vous faire une idée plus précise de ce que proposent les équipes de Rabby.

Le 23 janvier dernier, le projet a annoncé le top départ des Rabby Points, un programme de reward basé sur la réalisation de petites missions quotidiennes. Pour gagner des points, il vous suffit d’utiliser les fonctions du wallet comme le swap par exemple, ou bien de parrainer des amis. Vous pouvez aussi claim un grand nombre de points si vous avez utilisé la fonction Metamask Swap sur ces 12 derniers mois.

Évidemment, plus vous aurez de points, plus vous pourrez prétendre à un gros airdrop, c’est comme ça que ça marche. De plus en plus de projets utilisent ce procédé de gamification pour engager leur communauté.

Pour Rabby, le but est vraiment d’attirer les utilisateurs de Metamask, et de leur gratter quelque part de marché. Pour une fois, on a un concurrent sérieux qui vient marcher sur les plates bandes du wallet au renard, à voir ce que ça va donner.

Si ça vous intéresse de tenter l’expérience pour commencer à farmer l’airdrop, vous pouvez télécharger l’extension directement avec notre lien en description et utiliser notre code d’affiliation : JDC !
En utilisant ce code, dès que vous aurez obtenu 100 points, vous serez automatiquement crédités de 50 points. Et, nous aussi !

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Hyperliquid, le DEX qui monte

Maintenant, laissez-moi vous parler d’Hyperliquid.

Mis au point par une équipe de développeurs composée de Jef et Iliensinc, deux entrepreneurs s’étant rencontrés sur les bancs d’Harvard, Hyperliquid est un protocole un peu particulier.

Ca va paraître un peu exotique comme concept, mais Hyperliquid a été conçue pour héberger une seule et unique application décentralisée, un exchange totalement on-chain. Le projet utilise le consensus de Tendermint, le même qui régit la blockchain Cosmos.

Avec plus d’une centaine d’actifs disponibles et plus de 60 000 utilisateurs, ce DEX vous permet de trader avec un effet de levier allant jusqu’à 50, le tout avec des frais relativement bas. Pour les connaisseurs, vous avez accès à des fonctionnalités comme les stop-loss, les take-profits, ainsi qu’un carnet d’ordre, le tout totalement on-chain. De plus, la plateforme dispose d’une grosse liquidité et ses volumes d’échanges ont même dépassé ceux de dYdX.

Il faut l’avouer, la proposition a de quoi plaire et en novembre dernier, l’équipe du projet a annoncé la mise en place d’un système de points pour mesurer l’activité de chaque utilisateur.

Pour le moment, aucun airdrop n’a été officiellement annoncé par la team, mais bon, un système de points et de ranking, ça cache certainement quelque chose si vous voulez mon avis. Ainsi, probablement qu’un airdrop est bel et bien prévu, et vous pouvez récolter un maximum de points jusqu’en mai de cette année.

Pour ça, pas de secret, rendez-vous sur la plateforme, connectez votre wallet et déposez des USDC via Arbitrum sur votre compte Hyperliquid. Ensuite, participez au protocole et faites du volume en utilisant la fonction de trading, ou bien fournissez de la liquidité via la fonction “Vault”.

Chaque semaine pendant six mois, un million de points sont distribués à tous les utilisateurs du protocole et il est très probable qu’à terme, tout ça ouvre la voie à un potentiel airdrop.

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Y a-t-il un airdrop en vue chez Kamino ?

Le prochain protocole, c’est Kamino. Je vous en ai déjà parlé, Kamino est un protocole de DeFi basé sur Solana qui a vraiment l’air d’avoir le vent en poupe. Sa TVL, c’est-à dire le nombre de crypto bloquées dans le protocole est passée d’une dizaine de millions à plus de 300 millions en l’espace de quelques mois, et ça ne semble pas vouloir s’arrêter.

Pour résumer, c’est un protocole de lending, c’est-à-dire qu’il est chargé de mettre en relation des personnes qui veulent emprunter ou prêter des cryptos.

Fin janvier, les équipes ont annoncé la saison 1 de leur système de points. À l’image des projets dont je vous ai parlé précédemment, le système va permettre de mesurer l’activité de chaque utilisateur.

Pour le moment aucun airdrop n’est annoncé, mais vous connaissez la chanson, plus vous allez farmer de points, plus vous serez susceptible d’être éligible à une grosse distribution dans le cadre d’un potentiel airdrop.

Pour ça, comme d’habitude, il va falloir utiliser les services du protocole. Vous pouvez d’ores et déjà prêter et emprunter des cryptomonnaies bien sûr, mais ce n’est pas tout.

La plateforme dispose aussi d’un outil qui permet de prêter de la liquidité, d’une fonction nommée “multiply” qui permet de bloquer des SOL pour multiplier ses rendements, ou encore d’une fonction qu’ils appellent “bull/short” qui vous permet de vous exposer à la direction du prix d’une cryptomonnaie.

Bref, il y a de quoi s’amuser ! Comme d’habitude, plus vous enregistrez des volumes importants et régulièrement, plus vous allez farmer de points, et donc plus vous serez potentiellement récompensés.

La première saison de ce programme de points devrait durer trois mois alors n’hésitez pas à vous lancer, vous avez encore du temps devant vous!

Vous retrouverez aussi en description de cette vidéo un article tuto pour maximiser vos chances d’obtenir des points.

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Zeta Markets, un potentiel airdrop à venir ?

Tant qu’on y est, on peut aussi parler un peu de Zeta.

Né de l’esprit de quatre australiens vétérans de la crypto qui se sont connus sur les bancs de l’Université, Zeta est un protocole spécialisé dans les marchés perpétuels et le trading à effet de levier, évidemment on-chain.

Comme Kamino, le projet se base sur Solana et a une TVL d’environ 13 millions de dollars à l’heure de l’écriture de cette vidéo et c’est le troisième plus gros protocole de marchés dérivés sur la blockchain d’Anatoly Yakovenko.

En octobre dernier, ils ont lancé la saison 1 d’un programme d’incitation basé sur un système de points, eux aussi. Intitulé Z-score, vous pouviez farmer des points en utilisant les fonctionnalités du protocole et en enregistrant du volume sur le DEX.

La première vague est terminée, mais en ce moment même, on est en pleine saison 2. Pour en profiter, il vous suffit toujours d’utiliser le DEX. En tant que maker, c’est-à dire si vous placez un ordre dans l’order book, chaque 5$ de volume vous rapportera un point.

A l’inverse, si vous êtes un taker, c’est-à-dire si vous exécutez un ordre directement au prix du marché, chaque dollar exécuté vous rapportera un point.

Si on doit résumer, dites-vous qu’un maker est un individu qui va imposer son prix et qui va attendre qu’un taker se décide à lui passer commande. A l’inverse, un taker achète immédiatement au prix du marché, en répondant à la demande d’un maker.

Vous pouvez aussi booster votre score en grimpant dans le leaderboard, c’est-à dire en enregistrant de gros volumes, ou encore en achetant une Zeta Card, un NFT qui, une fois détruit, vous permettra de booster votre Z-score pendant un certain temps.

En tout cas, votre Z-Score se base sur votre volume total de trading. Même si vous n’avez pas un grand portefeuille, vous pouvez toujours gagner des points en ouvrant et en fermant des trades plusieurs fois par semaine. La saison 2 devrait déboucher sur un airdrop alors n’hésitez pas à vous y mettre !

Pareil que pour les autres projets, vous retrouverez en article détaillé en description de la vidéo.

Comment être eligible au airdrop de Zeta Markets ? Découvrez notre tutoriel

Meteora, le protocole defi qui améliore la liquidité sur Solana

Pour l’avant-dernier airdrop prometteur, je vais vous parler de Meteora.

Comme les deux précédents, je vous en ai déjà brièvement parlé dans la vidéo sur Solana. Ce projet a été fondé par la même équipe que Jupiter, qui a récompensé ses utilisateurs d’un généreux airdrop il y a quelques semaines.

Meteora se présente comme un protocole de DeFi qui vise à améliorer la liquidité sur Solana via des mécanismes plutôt intéressants.

Par exemple, ils proposent ce qu’ils appellent un Dynamic Liquidity Market Maker, c’est-à-dire un système qui permet de maximiser les frais payés aux personnes qui fournissent de la liquidité sur le protocole.

Ce projet est plutôt prometteur si vous voulez mon avis, déjà par les innovations qu’il apporte, et ensuite pour le fait qu’il soit encore relativement sous les radars.

Pour farmer l’airdrop, comme d’habitude, vous allez devoir utiliser le protocole, et donc ici, apporter de la liquidité. Forcément, plus vous allez apporter de volume, plus vous aurez de chance de gagner gros, vous commencez à être habitués.

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HyperLane, le nouveau chouchou des blockchains modulaires

Enfin, pour terminer cette vidéo, on va se pencher sur Hyperlane.

Hyperlane a été cofondée par Asa Oines et Nam Chu Hoai, deux développeurs émérites ayant fait partie de la core team de la blockchain Celo, et Jon Kol, un ancien directeur de chez Galaxy Digital que nous avons rencontré dans cette interview. Le projet a levé 18 millions de dollars en 2022 dans un tour de table organisé par Variant et comptant Circle et Kraken dans ses investisseurs de la première heure.

Dans les grandes lignes, Hyperlane est un cadre d’interopérabilité conçu pour les blockchains modulaires. En clair, n’importe qui peut déployer Hyperlane dans n’importe quel environnement blockchain pour permettre à cette dernière de communiquer de manière transparente avec n’importe quelle autre blockchain sur laquelle Hyperlane a été déployé.

Hyperlane agit un peu comme un traducteur universel. C’est un outil qui permet à différentes blockchains de parler entre elles sans demander la permission, un peu comme un interprète qui facilite la communication entre des personnes parlant différentes langues.

Le projet a pour particularité d’être très early, et on n’a pas beaucoup d’info ni sur un potentiel airdrop, ni sur la façon de le farmer, mais j’ai quand même trouvé deux trois choses intéressantes.

D’abord, comme la plupart des airdrops, il va falloir enregistrer du volume et utiliser le protocole en passant des transactions. Pour ça, vous pouvez utiliser certaines applications ayant déployé Hyperlane comme par exemple usenexus pour bridge des tokens et merkly pour bridge des NFT.

Certains spéculent aussi que staker des tokens sur Celestia pourrait donner droit à un airdrop. Même son de cloche du côté d’EigenLayer, puisqu’ils ont récemment annoncé travailler en étroite collaboration.

En tout cas, c’est indéniable qu’Hyperlane est un protocole très surveillé et d’après moi assez sous-estimé, à voir ce que tout ça va donner.

On arrive à la fin de cette vidéo, si le format vous a plu et que vous voulez une partie 2, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. La chasse aux airdrops n’est probablement pas terminée et il reste encore de belles opportunités. Au-delà des airdrops c’est aussi un bon moyen de vous faire découvrir des projets qui sont selon moi très prometteurs et j’en ai déjà quelques autres en tête.

Avec les airdrops il n y a pas que les cryptos qui tombent du ciel, mais parfois aussi les mauvaises surprises ! Restez prudents lors de vos quêtes.

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Solana (SOL), le nouvel eldorado crypto ?

https://journalducoin.com/solana/solana-sol-nouvel-eldorado-crypto/

Que ce soit par ses performances, sa technologie ou bien ses casseroles, si vous suivez un peu l’écosystème crypto, vous avez sans doute déjà entendu parler de Solana. Un partenariat avec VISA, des airdrops à en pleuvoir, un smartphone Web3 prometteur, le projet n’a pas manqué les occasions de faire parler de lui ces derniers temps.

Dans cette vidéo, on va revenir sur ce qui a fait le succès de Solana, son fonctionnement et ses perspectives d’avenir. Et restez jusqu’à la fin de la vidéo, puisqu’on va aussi évoquer quelques airdrops à venir qui pourraient s’avérer plutôt intéressants, c’est parti !

Aux origines de Solana (SOL)

L’idée de Solana nous provient d’Anatoly Yakovenko, un ingénieur diplômé en sciences de l’informatique à l’institut de physique et de technologie de Moscou. Il a travaillé pour plusieurs grands noms du domaine comme Microsoft, Qualcomm, ou encore Dropbox.

Solana est né du souhait de développer une blockchain offrant une vitesse et une évolutivité jamais vues jusqu’à présent. C’est comme ça qu’est née la preuve d’histoire, la fameuse technologie qui est une pierre angulaire du consensus de Solana.

Le white paper est publié en 2017 et déjà à ce moment-là, Solana commence à faire parler de lui.

Pour l’anecdote, le nom Solana est un clin d’œil à une plage Californienne dans laquelle Anatoly adorait passer du temps.

En 2018, un ami d’Anatoly le rejoint dans l’aventure. Il s’agit de Greg Fitzgerald, un ancien employé de chez Qualcomm, qui deviendra le directeur technique de Solana.

Ils seront très vite rejoints par quatre autres associés pour fonder la société Solana Labs. Entre 2018 et 2019, l’entreprise a organisé plusieurs ventes de tokens dont une série A de 20 millions de dollars menée par Multicoin Capital.

En 2020, le projet avance et l’équipe déploie le premier testnet public avec un système d’incitation qui marchera plutôt bien. Ce système est l’œuvre de la Solana Fondation, basée en Suisse, et qui a pour mission de développer l’écosystème de Solana d’un point de vue marketing.

Au lancement du projet, et après les premiers tours de financement, une ICO publique est organisée sur l’exchange CoinList. À ce moment-là, environ 8 millions de tokens SOL seront vendus pour à peu près 2 millions de dollars. En d’autres termes, les investisseurs qui ont pu rentrer à ce moment-là ont eu du Solana a 0.22$ le token, ce qui représente une performance de 120 000% au top du marché et 46 000% environ au moment de l’écriture de cette vidéo, plutôt lucrative pour une ICO totalement publique. C’est assez hallucinant…

Au final, voilà à peu près à quoi ressemblait l’allocation initiale des 500 millions de tokens SOL créés au lancement du projet.

Plus de 30 % venant des 4 ventes privées, 40 % bloqués pour les validateurs du réseau, un peu plus de 10 % pour les développeurs, environ 10 % pour la fondation, et 1.6 petits pourcents pour les investisseurs particuliers, c’est-à-dire vous et moi.

La distribution initiale du token a d’ailleurs pas mal fait parler d’elle en priorisant largement les gros investisseurs. Dans les documents techniques de Solana, on apprend que l’inflation du jeton est d’environ 8 % pour les premières années, avant de descendre progressivement vers les 1.5 % au bout de 10 ans.

Bref, 2021 et le bullrun arrivent, et le mainnet sort enfin en version alpha avec un dernier tour de financement de plus de 300 millions de dollars mené par Andreessen Horowitz et Polychain Capital.

A ce moment-là, la promesse est grande. On est en pleine fièvre des Ethereum Killers, les projets censés détrôner le roi des Altcoins, et Solana arrive avec de gros arguments. Plus de 50 000 transactions par secondes, des frais ridicules et une latence de l’ordre de la milliseconde, c’est clairement l’un des projets phares à l’époque.

Ceux qui ont connu ce bullrun le savent, Solana enregistre l’une des plus grosses prises de valeur de ce cycle en passant d’environ 1$ à plus de 250$ en l’espace d’un an, et ça, c’est pour le retail.

Du côté des investisseurs de la première heure, la plupart ont pu acheter le token aux alentours de 0.2$ et certains même à 0.04$, je vous laisse imaginer la performance. Au moment de l’ATH du SOL, en ayant acheté un SOL à 0.04$, les fonds d’investissements ont pu enregistrer une performance de 650 000 % environ, rien que ça.

D’ailleurs, vous le savez sûrement, mais Sam Bankman-Fried, l’ancien patron de FTX, n’y est pas pour rien dans le succès retentissant de Solana.

FTX et Sam Bankman-Fried, le caillou dans la chaussure de Solana

Très vite, SBF est devenu un grand fan de Solana et il s’exprimait souvent en faveur du projet. Pour lui, cette nouvelle blockchain a le potentiel de devenir une infrastructure phare pour le futur des actifs numériques.

C’est ainsi que pratiquement 60 millions de tokens SOL, la cryptomonnaie native de Solana, se retrouvent entre les mains de Sam Bankman-Fried et ses entreprises FTX et Alameda Research. Au cours actuel, ça représente plus de 5 milliards de dollars, c’est colossal.

Dans le même temps, FTX soutient une plateforme d’échange décentralisée, appelée Serum, et basée sur la blockchain d’Anatoly Yakovenko. À l’époque, Serum se fait remarquer par sa rapidité d’exécution des ordres et ses frais très faibles.

Malheureusement la suite, on la connaît. La faillite de FTX a vraiment fait mal à l’écosystème de Solana, et pas uniquement au niveau du prix du token. Bon nombre de projets à l’image de DeGods par exemple ont décidé de changer de blockchain.

Bon, depuis quelques mois, l’écosystème reprend un peu des couleurs et Solana fait partie des top performers, c’est pas surprenant vous me direz. En 2022, le SOL avait perdu environ 95 % de sa valeur alors qu’en moyenne le marché des altcoins se trouvait aux alentours de -75%.

Et malgré tous les déboires liés à FTX qui a vraiment été un coup dur pour le projet, il faut tout de même noter que Solana fait encore aujourd’hui partie des écosystèmes les plus dynamiques de toute la crypto-sphère.

Récemment, on a eu le droit à plusieurs belles opportunités du côté des NFT sur Solana, ainsi que des airdrops plutôt juteux comme pour les projets Pyth ou Jito. La blockchain peut même se vanter d’avoir dépassé Ethereum en termes de volumes en décembre.

Bon mais passons, Solana semble avoir survécu à tout ce tumulte jusqu’à aujourd’hui et il fait encore partie du top 10 crypto en termes de valorisation. Et ça, le projet le doit à son mode de consensus innovant qui s’appuie notamment sur un système d’horodatage assez unique, à savoir la preuve d’histoire que j’évoquais en début de vidéo.

La preuve d’histoire, la colonne vertébrale de Solana

La preuve d’histoire est une innovation qui simplifie grandement le processus de validation des transactions. Pour la faire courte, c’est un mécanisme qui permet de prouver l’écoulement du temps entre deux événements grâce à la cryptographie, un système d’horodatage si vous préférez.

Et oui parce qu’un des gros problèmes d’un système décentralisé, c’est se rendre compte du temps qui passe de manière fiable et sans intermédiaire. Pour qu’une blockchain puisse fonctionner, il faut pouvoir mettre en ordre les événements qui s’y passent de façon chronologique.

Et ça, lorsque vous ne pouvez pas vous appuyer sur un tiers de confiance, c’est tout sauf trivial. Satoshi Nakamoto a trouvé une première solution avec la preuve de travail. En gros, chaque nœud se synchronise avec la bonne version de la blockchain toutes les 10 minutes environ, à chaque fois qu’un bloc est obtenu.

Ce bloc est ajouté à la blockchain en résolvant un calcul mathématique qui demande beaucoup d’énergie et nécessite d’engager ce qu’on peut appeler du travail, d’où le nom de preuve de travail.

Dans la preuve d’histoire de Solana, les choses sont un peu différentes. Au lieu de recourir à des calculs complexes comme dans d’autres blockchains, la preuve d’histoire utilise une approche temporelle pour organiser chronologiquement les transactions.

Le temps est directement inscrit dans chaque transaction, et pas au niveau des blocs. Cela signifie qu’avant même d’être incluses dans un bloc, les transactions sont déjà ordonnées dans un ordre temporel fiable, accélérant ainsi le consensus sur la blockchain. Ce mécanisme efficace permet à Solana d’atteindre des performances élevées, offrant une solution rapide et économe en énergie pour la confirmation des transactions.

Le succès de Solana peut aussi en partie s’expliquer par l’utilisation de Rust. Je vous en ai déjà parlé dans plusieurs vidéos mais pour rappel, Rust est un langage de programmation développé par Mozilla qui est conçu pour privilégier la performance et la sécurité, et est aujourd’hui l’un des langages les plus appréciés dans les communautés de développeurs.

En tout cas, Solana est un projet de blockchain plutôt novateur sur bien des aspects et même si la preuve d’histoire est la plus connue, il existe plusieurs autres points cruciaux reliés à leur technologie. La communauté parle de huit innovations majeures toutes plus techniques les unes que les autres.

Car oui, il est important de faire la clarification, la preuve d’histoire n’est pas un consensus, il s’agit simplement d’un mécanisme parmi tous les autres qui régissent le fonctionnement de la blockchain. Solana est une cryptomonnaie à preuve d’enjeu, exactement comme Ethereum maintenant, c’est-à-dire que pour valider des blocs, vous bloquez des jetons sur la blockchain, vous les mettez en enjeu, si vous voulez.

Bon on ne va pas aller plus loin dans les détails techniques ici, retenez simplement que la technologie mise au point par Solana a de bons arguments, que ce soit au niveau de la rapidité des transactions, des frais très réduits, de la grande évolutivité du réseau ainsi que sa sécurité.

Problèmes sur Solana : les transactions s'effondrent à cause d'une mise à jour qui a mal tourné.

Pour aller plus loin sur Solana

Si vous voulez aller plus loin sur la preuve d’histoire ou bien sur Tower BFT, le mode de consensus global de la technologie, vous pouvez consulter nos excellents articles sur le Journal du Coin.

Un autre point important que l’on peut noter à propos de Solana, c’est son évolutivité. Depuis quelques années, on assiste à une véritable course technologique entre tous les projets d’altcoin qui essayent tous, déjà de détrôner Ethereum, ensuite de devenir le numéro 1, l’infrastructure blockchain la plus utilisée.

Pour ça, il n’y a pas cinquante solutions. Si une blockchain de couche 1 venait à émerger et à prendre la quasi-intégralité des parts de marché, il faudrait que celle-ci soit meilleure que les autres.

Meilleure en quoi ? Évidemment on ne prévoit pas le futur, mais le nombre de transactions par secondes est l’une des métriques que l’on peut prendre en compte. Je vous ai dit que Solana pouvait traiter plus de 50 000 transactions par seconde ? Le chiffre est bon, mais le protocole a été conçu pour être évolutif.

C’est l’un des principaux arguments en faveur de Solana, d’ailleurs. Le nombre de transactions par secondes n’est pas limité au protocole comme sur Bitcoin par exemple, mais par le matériel informatique.

Vous le savez peut-être mais depuis l’avènement de l’informatique, des lois empiriques qui portent le nom de Lois de Moore ont vu le jour. Pour la faire courte, ces lois modélisent l’évolution de la puissance de calcul de nos matériels informatiques et, en gros, l’idée est que ça double tous les 2 ans environ.

Solana a été conçu pour suivre cette loi et, en théorie, le nombre de transactions par secondes de Solana ne devrait faire qu’augmenter avec l’augmentation de la puissance de calcul de nos ordinateurs et réseaux. Qu’on se le dise, cet argument est plus marketing qu’autre chose, mais tout de même, ça se pose là.

Bon, tout ça c’est bien gentil, mais le protocole est encore jeune. Et ça se sent, depuis sa mise en service, Solana a souffert de plus d’une dizaine de pannes, dont une aura duré 17 heures d’affilée. Plutôt moyen pour une blockchain qui a pour ambition d’être l’infrastructure de demain.

Bon cela dit, ça fait maintenant un peu moins d’un an que le protocole n’a souffert d’aucune panne. Après, je ne vous fais pas de dessin. Niveau activité on-chain, 2023 a été plutôt calme.

D’après les fondateurs, il va falloir du temps pour régler ces soucis, mais ils sont sur le coup et c’est leur priorité numéro un. A voir ce que ça va donner sur le long terme donc.

Malgré tout, l’équipe du projet ne lésine pas sur les moyens pour faire parler de leur produit. Vous vous souvenez de Stepn ? L’un des premiers Move to earn, littéralement bouge pour gagner. Ce projet a beaucoup fait parler de lui en 2022 et était entre autres basé sur Solana.

Et bien sachez que fin 2022, nous avons eu droit à un partenariat entre Solana, Stepn et Asics, la célèbre marque de chaussures. Évidemment, une blockchain qui sponsorise des chaussures, ça a plutôt fait sourire.

Des chaussures c’est très bien, mais en réalité leur produit dérivé phare, ce n’est ni plus ni moins qu’un téléphone portable.

Le Solana mobile, le dernier chouchou du projet blockchain

En 2022 à l’occasion d’une conférence à New York, Anatoly a dévoilé Solana Mobile, une filiale de Solana Labs dédiée à la conception et la commercialisation d’un smartphone Web3. A l’époque, l’annonce fait grand bruit et la promesse a de quoi plaire. Qui dit smartphone Web3 dit wallet intégré, un store d’applications décentralisées, un OS revisité pour les cas d’usages liés aux cryptomonnaies…

Initialement lancé à un prix avoisinant les 1000$, le Solana Saga arrive sur le marché au milieu d’année 2023. Cela dit, au début, c’est un petit flop. A peine 2 500 unités vendues pour une prévision d’environ 50 000. Mais ça, c’était avant qu’un memecoin vienne tout changer.

Le $BONK, l’équivalent d’un dogecoin sur Solana, a annoncé un airdrop de token pour tous les utilisateurs du Saga. Ni une ni deux, les ventes du smartphone ont skyrocket en étant quasiment multipliées par 10. A un moment, la valeur de l’airdrop excédait même le prix de l’appareil, rendez-vous compte.

Et depuis, les airdrops n’ont fait que pleuvoir pour les détenteurs de ce smartphone. Très récemment, la société a annoncé une nouvelle version de leur téléphone, le Chapter 2. Proposé à 450$ en précommande, donc relativement moins cher que son prédécesseur, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce lancement est plutôt un succès. En quelques jours, plus de 40 000 unités ont été précommandées, dépassant de loin les ventes initiales du Saga.

Il est très probable que la récente airdrop season qu’on a vu passer sur Solana y soit pour quelque chose, beaucoup de gens spéculent sur le fait qu’acheter le smartphone leur permettra de toucher de futurs airdrops. Cependant, pour le moment, on n’en sait rien. Solana n’a rien annoncé pour le Chapter 2, de même qu’on ne connait pour le moment pas vraiment les caractéristiques techniques du téléphone.

Cependant, si ça vous intéresse de tenter l’expérience et de précommander le téléphone, je vous mets un lien d’affiliation dans la description, n’hésitez pas à l’utiliser pour soutenir notre travail.

Airdrops à gogo sur solana

D’ailleurs, en parlant d’airdrop, il se pourrait bien que certains protocoles plutôt intéressants se préparent à distribuer des tokens à leur communauté, alors autant vous en parler.

Plusieurs d’entre eux sont déjà très attendus dans l’écosystème de Solana, à l’image de MarginFi et Kamino qui sont des protocoles de prêts et d’emprunts par exemple. On peut aussi

citer Zeta et Drift qui sont des plateformes de trading décentralisées ou encore Parcl, un DEX qui propose de trader des produits dérivés sur l’immobilier, le tout on-chain.

Dans la même veine, mais un peu moins connu, vous pouvez regarder du côté de Meteora, qui est un protocole de DeFi qui a l’air plutôt prometteur et qui compte parmis ses membres une partie de la team de Jupiter, un agrégateur phare de Solana qui a récompensé ses utilisateurs d’un gros airdrop en décembre dernier.

Enfin, Tensor, l’une des plateformes de vente et d’achat de NFT leader du moment sur Solana, a également annoncé le lancement de leur token. Avec tout ça, vous avez de quoi faire. N’hésitez pas à vous rendre régulièrement sur notre site journalducoin.com où nous vous partageons des articles et tutos sur les prochains airdrops à ne pas rater.

https://journalducoin.com/solana/airdrop-zeta-markets-sur-solana-comment-y-etre-eligible/

https://journalducoin.com/solana/airdrop-drift-solana-comment-se-positionner-profiter/

https://journalducoin.com/solana/airdrop-kamino-solana-comment-en-profiter/

https://journalducoin.com/solana/tuto-airdrop-marginfi-solana-comment-positionne/

Ce qui est sûr, c’est que depuis bientôt 4 ans, l’écosystème de Solana est en pleine effervescence. Évidemment, il y a eu des hauts et des bas, et le protocole est encore très jeune. Il va falloir voir comment la team compte résoudre les problèmes et si elle continuera d’avancer dans la bonne direction pour rester compétitif et continuer d’attirer toujours plus de monde sur son réseau.

En tout cas, ceux-ci multiplient les partenariats et les opérations marketing pour continuer à faire vivre le projet, et les utilisateurs semblent également être au rendez-vous.

Tous les réseaux sociaux ont construit leur succès et leur fortune sur la revente des données privées des utilisateurs. Republike veut proposer un modèle décentralisé et centré sur l’intérêt supérieur de l’utilisateur. et réellement respectueux de la vie privée

Lien commercial

L’article Solana (SOL), le nouvel eldorado crypto ? est apparu en premier sur Journal du Coin.

Bitcoin, catastrophe énergétique ou révolution industrielle ?

https://journalducoin.com/bitcoin/bitcoin-catastrophe-energetique-ou-revolution-industrielle/

Vous vous souvenez, il y a quelques semaines j’ai sorti une vidéo dans laquelle je vous parlais des marchés auxquels Bitcoin s’attaque frontalement. À ce moment-là, j’ai évoqué rapidement le marché de l’énergie.

Ce sujet méritait une vidéo à part entière et vous allez le voir, c’est un sujet vraiment passionnant.

Dans cette vidéo, on va s’engouffrer dans une galerie relativement peu explorée du terrier de lapin du Bitcoin, à savoir l’industrie du minage et son rapport avec l’énergie, la vraie, celle qui soutient et développe notre civilisation.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je tenais à remercier Feel Mining qui sponsorise cette vidéo. Feel Mining est une société française qui propose plusieurs solutions pour miner du bitcoin notamment via la vente et l’hébergement d’ASICS. Ils ont ouvert une toute nouvelle ferme de minage aux Émirats Arabes Unis alimentée par de l’énergie solaire et vous allez voir que ça colle parfaitement avec notre sujet. Je vous en reparle plus en détail à la fin de cette vidéo. On est parti.

Le Journal du Coin vous propose cet article promotionnel en collaboration avec Feel Mining.

Bitcoin, un danger pour la planète ?

Très souvent, le discours dans les médias traditionnels est le même. Le Bitcoin pollue, c’est une aberration écologique, ça consomme plus qu’un pays entier, ça va faire bouillir nos océans… Bref, les attaques envers l’invention de Satoshi Nakamoto ne manquent pas quand il s’agit de parler d’énergie et d’environnement.

Posons un peu les choses à plat, et pour ça, on va partir de la base. Vous n’êtes pas sans savoir que Bitcoin fonctionne sur un algorithme en preuve de travail, c’est-à-dire qui nécessite que des mineurs engagent de grosses quantités d’électricité pour que la blockchain avance.

Et, c’est exactement là où ça coince. Bitcoin consomme de l’électricité et on a souvent cette image biaisée de l’électricité comme étant une ressource rare, que l’on doit économiser à tout prix, et j’en passe.

Alors oui… mais non. Pour comprendre, il faut un peu parler du fonctionnement du marché de l’électricité, qui relève à la fois d’enjeux économiques, sociaux, et politiques.

Dites vous bien une chose, c’est que l’électricité est simplement un déplacement d’électrons. Dans les grandes lignes, ce n’est pas une ressource au sens où on pourrait l’entendre pour le pétrole ou le gaz par exemple.

A l’échelle d’un pays, la production d’électricité se fait sur la base de ce qu’on appelle un mix énergétique. Ce mix est composé d’énergies non-renouvelables comme le pétrole et le gaz et d’énergies renouvelables comme le photovoltaïque, l’éolien, ou bien l’hydraulique, entre autres.

En France, voilà à quoi ça ressemble.

La transition énérgétique en France –Source

Et oui, quasiment 70 % de l’énergie provient de notre grand parc nucléaire, fruit du désir de souveraineté énergétique de la France porté entre autres par le Général De Gaulles dans les années 60.

Mais il faut bien se dire que dans d’autres pays, ça n’a pas du tout cette tête-là. En Allemagne, par exemple, littéralement nos voisins, ça ressemble à ça, quasiment 30% de charbon.

Provenance de l’énérgie produite en Allemagne – Source

Bref, on produit de l’électricité, et il faut bien la consommer. Et oui, quelque chose que les gens oublient souvent quand on parle d’électricité, c’est que ça se stocke très mal. Et quand je dis très mal, c’est vraiment pour ne pas dire que ça ne se stocke pas tout court.

Et les batteries alors ? Ça coûte excessivement cher, ça pollue, il y a des pertes… Les batteries c’est bien, mais à grande échelle, ce n’est pas envisageable.

A grande échelle justement, tout l’enjeu, c’est de faire correspondre l’offre et la demande, et surtout, d’éviter au maximum les coupures d’électricité. Pourquoi éviter les coupures ? Je ne vais pas rentrer dans les détails techniques, retenez simplement qu’un réseau déséquilibré, c’est un réseau qui a tendance à tomber en panne.

Et c’est entre autres pour ça que le marché de l’électricité s’organise majoritairement, au moins en Europe, comme un marché spot, c’est-à-dire un marché de court terme.

Cela permet aux acteurs d’ajuster leurs positions en temps réel, en fonction de l’heure de la journée ou de la météo par exemple.

Et oui, la demande en électricité sera différente entre un dimanche froid et pluvieux et un lundi chaud et ensoleillé, déjà par les besoins domestiques, mais aussi par rapport aux rythmes de vie des populations.

Le marché doit sans arrêt faire la balance entre des dynamiques de marché, c’est-à dire d’offres et de demande, mais aussi des dynamiques réglementaires. Par exemple, dans les années 90-2000, la priorité était donnée à l’intégration de ce nouveau marché et, donc au court-termisme et à la compétition.

Mais depuis 2010, les considérations ont changé et en France, par exemple, on essaye de plus en plus de l’intégrer dans des logiques européennes qui cochent le cahier des charges du développement durable et mettent l’accent sur la limitation du réchauffement climatique.

Et ça, c’est des considérations long-termistes qui ne sont plus trop en phase avec notre vision court-termiste du marché de l’électricité.

Venons-en finalement aux mineurs de bitcoin, car au fond, c’est ça qui nous intéresse.

Le minage de bitcoin

Vous avez sans doute déjà entendu parler du minage, mais est-ce que vous savez ce que c’est ?

Et bien, il s’agit d’une grande loterie où, toutes les 10 minutes environ, un grand nombre de personnes tentent de découvrir le ticket gagnant, c’est-à-dire la bonne combinaison pour miner le prochain bloc de la blockchain Bitcoin.

Plus vous avez de puissance de calcul, donc plus vous allouez de l’électricité au réseau, plus vous avez de chance de remporter le ticket de loterie.

L’algorithme de difficulté créé par Satoshi Nakamoto est là pour s’assurer qu’un ticket gagnant est bel et bien trouvé toutes les 10 minutes, indépendamment de la quantité d’électricité allouée au réseau Bitcoin.

Pour le dire autrement, chaque fois qu’une nouvelle personne se met à miner, le ticket gagnant est un peu plus compliqué à découvrir. L’inverse est vrai aussi, si des gens se mettent à débrancher, l’algorithme s’ajuste et il devient plus facile de gagner le jackpot.

Le minage s’est indéniablement industrialisé et, alors qu’au tout début de Bitcoin, on minait avec le processeur de son ordinateur, maintenant tous les mineurs qui ont réellement une chance de remporter le gros lot ont des machines spécialisées qu’on appelle des Asics.

En clair, c’est des gros calculateurs qui sont spécialisés dans le calcul et sont optimisés spécialement pour cette activité.

Ces mineurs ont plusieurs particularités. D’abord comme je l’ai dit, ils consomment de l’électricité, ça paraît trivial dit comme ça, mais ils ne le font pas comme tout le monde.

Ils consomment de l’électricité avec une flexibilité extrême, c’est-à-dire qu’ils peuvent éteindre ou allumer leurs machines à peu près quand ils veulent.

Ensuite, ils peuvent se déplacer vraiment très facilement, les ASICS peuvent être entreposés dans des conteneurs et en quelques jours, une ferme de minage peut s’implanter dans un autre endroit.

Enfin, ils consomment de l’électricité à tout moment, à toute heure, et c’est là le point fondamental du lien entre minage et énergie, mais gardez ça en tête, on va y revenir.

Les mineurs sont des industriels, et en tant que tels, ils doivent faire face à des coûts de fonctionnement. Des postes de dépenses pour un mineur, il n’y en a pas 50. Les principaux sont évidemment l’achat des machines et surtout le coût de l’électricité.

Et c’est cette dernière variable qui va être vraiment importante pour le mineur, le but étant de miner sur de l’électricité la moins chère possible.

Ben oui, vous vous doutez bien que si vous minez du bitcoin en achetant de l’électricité au prix fort, vous serez très vite en pertes, l’idée est donc de trouver l’électricité la plus compétitive.

Et où est ce qu’on trouve ça ? Principalement à deux endroits. Le premier, c’est dans les surplus dont je vous parlais au début de la vidéo.

Où trouver l’électricité pour le minage de Bitcoin ?

Vous vous doutez bien qu’il est très difficile d’estimer la quantité de ces surplus à l’échelle mondiale, notamment parce que ça dépend de chaque territoire, de ses infrastructures, et de sa politique énergétique.

Mais on a quelques exemples, comme au Québec où ces surplus ont été évalués à 32 térawatt-heure entre 2018 et 2019, grâce à leur immense parc hydroélectrique. Pour vous donner un ordre de grandeur, c’est plus de 10 % de la production totale de la région.

Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres à travers le monde et c’est aussi le cas en Afrique par exemple où de nouvelles centrales hydroélectriques fleurissent et sont dimensionnées pour une demande et un réseau futur.

Au moment de sa construction, une centrale hydroélectrique pourra donc délivrer une quantité d’énergie importante avec une demande très faible, dans la mesure où les infrastructures et les réseaux n’existent pas encore dans ces parties du monde.

Et oui, ça paraît évident pour nous, en tant que français et européens disposant de toutes les infrastructures électriques, mais il existe beaucoup d’endroits sur terre où l’électricité n’arrive pas jusqu’aux populations.

Et là les mineurs de Bitcoin ne se gênent pas pour venir consommer cette électricité et la racheter au prix le plus bas, justement parce que pour un exploitant de centrale électrique, c’est mieux de vendre moins cher, que ne pas vendre du tout.

Et ça, ça permet justement le développement des infrastructures et c’est une véritable aubaine pour ces industriels de l’énergie.

Construire une centrale coûte cher, et construire le réseau qui permet d’amener l’électricité produite jusqu’aux populations aussi. Sans les mineurs, les centrales tourneraient à vide, faute de réseau de distribution, et construire les infrastructures prendrait des années.

A la place, les mineurs arrivent, et consomment l’électricité et permettent le financement de la centrale dans ses premières années d’exploitation. Alors on s’entend bien que pour le moment, ça relève plus de l’exception que de la norme, mais les choses changent, et ce modèle commence vraiment à émerger dans plusieurs parties du monde.

Bon et qu’on se le dise, aucune autre industrie au monde n’est capable de faire ce que font les mineurs.

On peut penser aux usines d’aluminium qui sont, comme le Bitcoin, de véritables bouffeurs d’électricité, mais déjà, la production d’aluminium pollue énormément, et ensuite, on ne parle absolument pas de la même flexibilité. On ne déplace pas une usine d’aluminium comme on déplace un mineur de bitcoins.

De même, ce genre d’usine nécessite du personnel, des infrastructures, une surveillance constante… Bref, ce n’est pas l’idéal.

Au-delà de sa capacité à financer les réseaux, on peut aussi parler du financement des énergies renouvelables.

Le financement des énergies renouvelables

Ces énergies vertes sont non pilotables, c’est-à-dire qu’on ne peut pas décider du moment où elles vont produire de l’énergie, et elles s’adaptent donc très mal à la demande.

Par contre, leur énergie coûte très peu cher, ben oui, que ce soit le déplacement de l’eau, le soleil ou le vent, pas besoin de les extraire du sous-sol pour les utiliser, ni même de les transporter.

Mais comme je l’expliquais, ces sources d’électricité sont instables et il n’est pas rare de se retrouver avec des surplus, à l’image d’hydro québec avec son hydroélectricité par exemple.

En temps normal, on se contente de délester l’électricité en question pour ne pas déséquilibrer le réseau, en gros on la gaspille. Vous savez comment ça se passe pour un barrage hydroélectrique ?

On appelle ça du pompage-turbinage, en clair, on consomme l’électricité en pompant de l’eau vers un réservoir plus élevé lorsqu’il y a un excédent d’énergie, puis on libère cette énergie en laissant l’eau redescendre à travers une turbine pour générer de l’électricité lorsque la demande est élevée.

Alors certes, ça marche et c’est une bonne stratégie pour rééquilibrer les réseaux électriques, mais à la place, ne pourrait-on pas vendre cette électricité à des mineurs de bitcoins ?

Les mineurs constituent une véritable béquille économique pour ces installations renouvelables qui, pour la première fois, ne dépendent plus uniquement du bon vouloir des politiques pour leur développement.

Les mineurs de Bitcoin sont un véritable OVNI dans la façon que l’on a de consommer de l’électricité. On a affaire à une industrie qui demande de l’électricité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et qui devrait continuer à le faire pour encore des dizaines d’années et le tout à n’importe quel endroit du monde, c’est vraiment unique.

En prime, ces mineurs sont extrêmement flexibles tant géographiquement que temporellement. Ils n’ont besoin de rien si ce n’est d’une connexion internet. Pas besoin d’autoroutes, pas besoin de centaines de personnes pour faire tourner et pour gérer la ferme de minage. C’est la seule industrie qui peut se permettre d’opérer au milieu de la jungle sans que ca ne soit un problème.

Ajoutons à cela que l’industrie du minage ne rejette aucun déchet nocif ou gaz à effet de serre pendant ses opérations. Il y a bien la question du recyclage des machines, mais c’est un autre sujet.

Et non seulement le minage ne rejette pas de CO2, mais ça va encore plus loin, il pourrait même aider à dépolluer la planète, restez avec moi, on va parler des torchères.

Lorsque vous exploitez des énergies fossiles comme le pétrole et le gaz, vous faites face à un problème de poids, la pollution. Le processus d’extraction de ces énergies fossiles entraîne le rejet de divers gazs à effet de serre. D’après l’université de Stanford, environ 80% de ces rejets sont constitués de méthane.

Pour rappel ou pour info, le méthane est un gaz qui possède un effet de serre plus de 80 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone. Et ça, ça pose problème, donc les industriels du pétrole sont obligés de brûler ces déchets avant qu’ils ne soient rejetés dans l’atmosphère.

C’est ça qu’on appelle le torchage, on brûle ce méthane pour limiter au maximum les rejets. Pourquoi on ne l’utilise pas ? Vous avez sans doute en tête les images de ces puits de pétrole au fin fond du désert. Et oui, le problème c’est qu’il n’y a personne pour utiliser ce gaz à proximité, et le plus souvent, aucun transport ou stockage n’est rentable. La seule solution reste donc le torchage.

Et c’est là que les mineurs entrent en jeu. Depuis peu, des expérimentations ont lieu pour valoriser ce gaz et le vendre à des industriels du Bitcoin. On peut par exemple citer la société Crusoe Energy, qui propose un système réduisant les émissions de méthane dans l’atmosphère de près de 98%, pour le cas des torchères, tout en minant du Bitcoin.

Oui oui, vous avez bien entendu, le méthane n’est plus brûlé dans une torchère vétuste et peu contrôlée, mais dans une centrale propre et bien entretenue permettant à des mineurs de Bitcoin de miner pour pas cher, le tout en évitant un gros problème de pollution, pas mal non ?

On pourrait aller très loin en ce qui concerne le lien entre le minage de bitcoin et l’énergie car c’est un véritable terrier de lapin à part entière.

Les cas d’usage du minage sont vraiment multiples mais je ne résiste pas à l’envie de vous en montrer quelques-uns pour bien terminer cette vidéo.

Quand le minage de Bitcoin devient durable

On a par exemple ce SPA à Brooklyn aux États-Unis qui mine du bitcoin et chauffe ses bassins à l’aide de la chaleur que génèrent les machines. Ou encore l’histoire de ce Bitcoiner qui a construit une piscine entièrement chauffée avec des ASICS.

Je peux aussi vous parler de ces mineurs au Guatemala qui utilisent l’huile de cuisine usagée pour alimenter des ASICS. Faute de réutilisation, cette huile était au choix jetée dans la rue, ou bien dans les canalisations direction les eaux du lac local.

Enfin, on peut aussi parler de ces agriculteurs hollandais qui utilisent la chaleur des ASICS pour chauffer leurs serres et faire prospérer leurs cultures.

Et oui, vous l’aurez compris, les mineurs de Bitcoin ne sont pas que de formidables outils pour supporter les énergies renouvelables et rééquilibrer les réseaux, ce sont aussi des chauffages qui rapportent de l’argent, et ça ce n’est vraiment pas rien.

Que ce soit au niveau de ses intégrations aux réseaux électriques ou bien dans des cas d’usage plus exotiques, il est indéniable que le minage de bitcoin est vraiment une industrie à part.

Et certains commencent à le voir, à l’image de Kjell Inge Røkke, l’actionnaire majoritaire et chairman de Aker, une grosse société d’investissement industriel norvégienne spécialisée dans les énergies fossiles et renouvelables.

En 2021, il publiait une lettre annonçant aux actionnaires le souhait de l’entreprise de s’investir pleinement dans les activités qui tournent autour de Bitcoin, voyant le potentiel immense du minage pour son entreprise et son pays.

On peut aussi parler des fonds ESG, qui, en gros, sont des fonds d’investissement qui intègrent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans le processus de sélection des investissements.

Ces fonds représentent plus de 20 mille milliards d’actifs et c’est près de 30% de ces fonds qui ne trouvent tout simplement pas d’investissements. Le mining de Bitcoin pourrait répondre à ces critères et permettre de combler ce gap, au moins en partie.

Il est très probable qu’à l’avenir, tout ce qui tourne autour de cette nouvelle industrie ne cesse de se développer et qu’on voit de plus en plus d’acteurs entrer dans la course. Peut-être qu’un jour, les mineurs feront partie intégrante de la stratégie énergétique d’un pays et qu’on assistera à la prospérité de cette industrie d’un nouveau genre.

Feel Mining, le minage de Bitcoin à portée de clic

Maintenant que nous avons vu ensemble tous les enjeux qui se cachent derrière le mining, laissez-moi vous présenter l’offre de Feel Mining, le partenaire de cette vidéo. Feel Mining propose de nombreuses solutions dont la vente et l’hébergement d’ASICs pour miner vos propres bitcoins de manière très simple.

La société opère depuis 2018 avec 6 fermes de minage accueillant au total plus de 3500 machines à travers le monde : en Islande, en Norvège, au Canada, aux États-Unis et depuis peu aux Émirats arabes unis.

Feel Mining offre une solution clé en main, ils s’occupent de tout ! Vous achetez votre machine sur leur site internet feel-mining.com et ils gèrent son installation et son entretien.

Les machines actuellement en vente sur leur site sont destinées à être hébergées dans leur toute nouvelle ferme aux Emirats Arabes Unis alimentée par de l’énergie solaire.
Votre machine sera donc alimentée par de l’énergie verte à moins de 3 centimes d’euro du KWH, ce qui est un prix extrêmement compétitif sur le marché.

Vous ne payez aucun loyer, vous serez juste prélevés de 10 % sur vos bénéfices nets. En début de mois vous avez un rapport de production sur votre tableau de bord et vos bitcoins sont crédités directement sur votre balance feel mining. Vous pouvez ainsi les utiliser à votre guise, les convertir, les holder, les retirer bref ils sont à vous et disponibles.

Vous restez bien évidemment propriétaire de votre machine à vie et il est donc tout à fait possible de la récupérer pour miner par vos propres moyens si vous trouvez de l’électricité moins chère. ( mais ça sera compliqué à ce tarif ! )

Faites vite car les 500 Antminer S19 86T ont été vendus très rapidement. Heureusement le Whatsminer M30S 86T est lui encore disponible et sera branché en avril dans leur ferme aux Émirats Arabes Unis sur ce lien.

Feel Mining propose également de nombreux produits crypto et DeFi tels que de l’achat de crypto, un service de DCA, des services de paiements et des solutions d’épargne pour les particuliers mais également pour les entreprises.

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ETF : pourquoi le bitcoin n’est-il pas encore à 100 000 dollars ?

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On y est. C’est le moment que la communauté crypto attendait avec impatience depuis des années. Une étape majeure qui pourrait redéfinir complètement le paysage de l’écosystème. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, je parle évidemment de l’ETF Bitcoin spot qui a enfin été approuvé par la SEC, le gendarme des marchés financiers américain. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces derniers jours ont été très mouvementés et si vous aviez les yeux rivés sur les cours, vous voyez de quoi je parle.

Bon, le sujet a été vraiment traité de long en large et en travers, du coup dans cette vidéo, on va essayer d’aller un peu plus loin. Entre le hack du compte Twitter de la SEC, les premiers chiffres qui sont tombés, et les futurs ETF qui pourraient être dans les tuyaux, il y a de quoi faire. Certains s’attendaient à un dump massif, d’autres à une bougie verte d’anthologie, mais pourquoi est ce que le prix du bitcoin n’a pas tant bougé ?

Alors asseyez vous bien confortablement, aujourd’hui on va voir ce qu’on est en droit d’attendre de ces ETF Spot et pourquoi on n’est pas encore allé toucher les 100.000 dollars par bitcoins.

La SEC se fait hacker, Bitcoin s’envole

Ça fait plusieurs mois que tout le monde est sur le qui-vive sur le sujet des ETF. On ne parle que de ça, depuis que BlackRock est entré dans la course, tout le monde cherche à savoir si la SEC finira oui ou non par accepter le premier produit financier du genre sur les cryptos. Et voilà que le 9 janvier, la nouvelle tombe.

« Aujourd’hui, la SEC approuve l’inscription des ETF #Bitcoin sur toutes les bourses de valeurs nationales enregistrées. »

Compte piraté de la SEC – Source

Instantanément, le cours du Bitcoin se met à grimper en flèche pour toucher les 49 000 dollars. Finalement, le grand jour serait-il arrivé ? Direction les 100k ? Et bien non, la fête n’a vraiment pas duré longtemps.

À peine un quart d’heure plus tard, Gary Gensler, le patron de la SEC, publie un tweet en expliquant que le compte Twitter officiel de la SEC a été compromis et que la nouvelle est fausse, la SEC n’a pour le moment accepté aucun ETF spot sur Bitcoin.

Douche froide pour tout le monde, le cours retombe presque aussitôt, effaçant instantanément la hausse qu’il avait enregistrée sur les dernières minutes.

Par la suite, on apprend par le biais du compte Safety, en gros le département sécurité de la plateforme X, que le compte de la SEC n’avait pas d’authentification à deux facteurs et qu’une personne a pu avoir accès au compte en exploitant ce manque de sécurité.

Mais bon, pas de panique, d’après Gensler, il n’y a pas de preuve que l’attaquant ait eu accès aux systèmes ou encore aux autres comptes de la commission. Ouf, on est sauvés.

En tout cas, autant vous dire que tout le monde s’en est donné à coeur joie. Que ce soit des vannes sur Gary Gensler, sur la SEC, ou même des accusations de manipulation de marché, les gens n’étaient pas contents. Et à raison, si vous voulez mon avis.

D’ailleurs, ce n’est pas que mon avis, certains avocats et sénateurs ont également appelé la SEC à enquêter sur elle-même justement pour ces accusations de manipulation.

La SEC qui rekt les investisseurs avec de fausses informations et qui doit ensuite s’auto investiguer ? Décidément, 2024 démarre sur les chapeaux de roues.

Les ETF Bitcoin Spot sont enfin approuvés aux USA

Bon, malgré tout ça, le lendemain soit le 10 janvier, la vraie nouvelle tombe enfin. Les ETF spot Bitcoin des mastodontes de la finance traditionnelle ont finalement été approuvés par la SEC. BlackRock, Ark Invest, VanEck, Fidelity, Invesco & Galaxy, Valkyrie, Hashdex, Franklin Templeton, WisdomTree, Bitwise, Grayscale, tous ont vu leurs demandes d’ETF être acceptées par le régulateur américain.

Gary Gensler a finalement capitulé ? Pas si sûr, en réalité, son vote a été déterminant dans la décision finale de l’approbation des ETF avec 3 votes pour, dont celui de Gensler, et 2 votes contre. Plutôt amusant si on considère la croisade que ce dernier semble mener depuis plusieurs années contre l’écosystème.

Avec cette acceptation, on a eu les premiers éléments qui vont caractériser ces produits financiers d’un nouveau genre. On a assisté à une véritable guerre des frais entre les différentes entités avec notamment Ark Invest et Blackrock qui ont décidé de réduire leurs frais au dernier moment, à la surprise générale. Les autres ont rapidement suivi et, la veille de l’approbation, tout le monde s’est lancé dans une course effrénée à celui qui aura les frais les plus bas.

Au moment de l’écriture de cette vidéo, voilà à quoi ça ressemble. On peut voir que les frais tournent globalement autour de plus ou moins 0.20 %. Certains émetteurs ont même un discount pour les premiers mois ou les premiers millions, comme BlackRock qui applique des frais de 0.25 % au global et 0.2 % pour les 12 premiers mois ou les 5 premiers milliards de dollars.

Si on compare ça à la finance traditionnelle, ce n’est pas tant une bonne affaire en réalité. Par exemple, le SPDR S&P500 de VettaFi, qui est le premier ETF moderne et également l’un des plus gros du genre avec près de 500 milliards d’actifs sous gestion, a des frais qui s’élèvent à 0.09 %. Ses concurrents, les S&P 500 de iShares et de Vanguard offrent des frais à 0.03 %.

Après, si on compare avec les ETF sur les matières premières, c’est une autre histoire. Le SPDR Gold Shares, le plus gros ETF basé sur l’or avec plus de 50 milliards d’actifs sous gestion, a des frais atteignant les 0.4 %, c’est plus cher que nos ETF Bitcoin. Et si on regarde du côté des autres produits dérivés pour Bitcoin aux Etats-Unis, comme le BITO, qui est un ETF Futures, on se rend compte que c’est bien plus cher 0.95 % de frais pour ce dernier.

Bref, la guerre des frais n’est probablement pas terminée, car l’idée pour ces entités est à la fois de rester compétitives et également d’absorber la concurrence, reste donc à savoir comment elles vont se débrouiller.

En tout cas, Coinbase a été choisi pour détenir les bitcoins par quasiment tout le monde, sauf Fidelity Wise Origin qui aura Fidelity Digital Asset Services comme custodian. VanEck, quant à eux, ont opté pour Gemini, l’exchange des célèbres frères Winklevoss.

Avec le lancement, la situation a évidemment été monitorée de près. C’est pas tous les jours qu’on a un lancement d’un nouveau produit financier sur une nouvelle classe d’actifs, et donc il fallait bien se rendre compte de comment les choses se sont déroulées.

L'approbation des ETF bitcoin lance t-elle une déferlante de BTC sur le marché crypto ?

Les ETF Bitcoin, un succès ?

Et ça a plutôt été un succès, tant en termes de volumes, de nombre de transactions, ou encore de couverture médiatique. Au moment de l’écriture de cette vidéo, les nouveaux ETF ont enregistré plus d’un milliard d’inflow avec, en tête, le iShares Bitcoin Trust de BlackRock.

En termes de volumes aussi, on est vraiment pas mal, avec un plus de 4 milliards de volumes et plus d’1 millions de transactions au total. Pour vous faire une idée de ce que ça représente, voilà les volumes d’échange et de transactions des ETF Bitcoin par rapport aux gros poissons, le S&P500 et le QQQ, qui est un ETF pour le Nasdaq très utilisé.

Bon, on doit quand même un peu nuancer ces chiffres, dans un sens comme dans l’autre.

D’abord, il faut considérer une chose, c’est que les clients de Vanguard n’ont pas eu accès aux nouveaux ETF Spot pour le bitcoin. Pour rappel ou pour info, Vanguard n’est autre que le deuxième plus gros gestionnaire d’actifs au monde, juste derrière BlackRock avec plus de 7 000 milliards de $ d’actifs sous gestion. Ces derniers semblent être partis en croisade contre les cryptomonnaies.

Juste après l’approbation des ETF, on apprend par le biais d’un communiqué de l’institution que celle–ci ne listera pas ces produits financiers pour ses clients. La raison ? D’après eux, ce genre de produits ne s’alignent pas sur l’accent mis par le gestionnaire d’actifs sur la construction d’un portefeuille d’investissement à long terme et bien équilibré.

Ensuite, une part non négligeable de tout ce volume provient de Grayscale qui, pour faire simple, a transformé son Grayscale Bitcoin Trust, le fameux GBTC, en ETF Spot et qui, par conséquent, enregistre mécaniquement de gros volumes via le mécanisme de rédemption.

En gros, ça fait des années que le GBTC est l’un des moyens les plus utilisés par les institutionnels pour s’exposer au cours du Bitcoin, et ça fait aussi un bon moment que celui-ci dispose d’un discount plus ou moins important.

Le GBTC, le cailloux dans la chaussure des ETF Bitcoin Spot

Pourquoi un discount ? Et bien, pour la faire courte, lorsque vous achetiez du GBTC, vous deviez attendre 6 mois avant de pouvoir revendre vos parts du fonds. En plus, ces parts ne pouvaient être vendues qu’en cash, pas en bitcoins.

Au pic, ce discount était d’environ -40% en fin 2022, c’est-à-dire que si vous vendiez vos GBTC à ce moment-là, vous faisiez une sacrée perte. Pourquoi une perte ? Et bien rappelez-vous fin 2022, avec la chute de FTX, le bear market, tout le monde voulait sortir du GBTC, c’est pour ça que le discount n’a fait qu’augmenter.

Et comme c’était l’un des seuls vecteurs d’exposition pour les institutionnels, et bien ils étaient plus ou moins coincés. Ensuite, depuis l’annonce des ETF, l’incertitude persistait quant à l’approbation de la transformation du GBTC en ETF spot, et c’est pour ça qu’il restait un discount justement, qui représentait le risque de refus de la SEC.

Maintenant qu’il y a les ETF, libre à eux de demander leurs BTC et d’aller se positionner sur les autres produits financiers moins chers et moins contraignants.

A l’heure où j’écris ces lignes, le discount a quasiment disparu, ce n’est pas pour rien, puisque maintenant que le trust est effectivement devenu un ETF, ses mécanismes changent et le marché tend à recoller la valeur du sous-jacent avec la valeur de l’actif réel.

D’ailleurs notez une chose, c’est que tant que le GBTC avait un discount, les investisseurs étaient plutôt enclins à short le marché spot pour se hedger et faire de l’arbitrage entre le prix du BTC et du GBTC.

Mais comme je viens de le dire, avec le changement du Trust en ETF, la net asset value, devrait très vite revenir à l’équilibre, et cette pression vendeuse devrait se transformer en pression acheteuse, parce que les investisseurs seront justement enclins à fermer leurs positions pour clôturer le trade.

On peut aussi observer une baisse sur les stocks liés au bitcoin. Avec le COIN de Coinbase ou le MSTR de Microstrategy qui ont tous les deux reculés d’environ 20% sur les deux derniers jours. Et là on parle d’actions, 20% c’est vraiment pas rien. Ben oui, autant directement investir sur les ETF maintenant qu’ils sont disponibles.

Bref, on ne va pas plus rentrer dans le détail, retenez simplement que la pression vendeuse sur bitcoin des derniers jours est probablement liée au moins en partie à ces re-positionnements et qu’il faudra un petit peu de temps pour que ça se stabilise.

BlackRock. entête des ETF bitcoin

BlackRock en tête

Si on prend en compte uniquement les nouveaux ETF, c’est bel et bien BlackRock et Fidelity qui mènent la danse pour le moment avec 2.5 milliards de dollars de volumes à eux seuls à l’heure de l’écriture de cette vidéo.

Si on veut prendre un point de comparaison, le SPDR Gold Share qui est l’ETF sur l’or par excellence et qui a vu le jour en 2004, a démarré avec un volume quotidien aux alentours de 20 millions. Alors évidemment, ce n’est pas la même époque, ni au niveau financier, ni au niveau de la familiarité avec la technologie des ETF mais bon quand même, ça se pose là.

D’ailleurs, c’est intéressant de noter qu’en l’espace de deux jours, BlackRock a ajouté 11 500 bitcoins à sa réserve. Actuellement, ça représente environ 13 jours consécutifs de prime de minage, par un seul acteur, et en l’espace de seulement 48 heures.

Qu’on s’entende bien, il est peu probable que ce rythme reste le même, mais quand même, on risque rapidement d’être confronté à un gros choc d’offre et de demande, reste à savoir comment ça va se matérialiser sur les cours.

Bon, tout ça c’est génial, mais là on a franchi une nouvelle étape dans la reconnaissance et la démocratisation de l’invention de Satoshi Nakamoto. Maintenant, c’est légitime de se poser la question de la suite, on l’a eu notre ETF spot, et maintenant ?

Déjà, je ne vous apprends rien quand je vous dis qu’on verra l’effet de tout ça sur un temps relativement long. Les plus grosses institutions du monde peuvent désormais s’exposer au cours du bitcoin rapidement et simplement, le tout avec des frais peu élevés.

Après, ça mérite quelques nuances si vous voulez mon avis. Déjà, les gros poissons qui voulaient s’exposer au cours du bitcoin l’ont déjà fait par d’autres vecteurs, à l’image de BlackRock qui possède 8 % de Microstrategy, l’entreprise de Michael Saylor, qui n’est rien d’autre qu’un énorme sac rempli de bitcoins.

Aussi, l’invention de Satoshi Nakamoto se présente littéralement comme du cash électronique qu’il est très facile d’acheter et de conserver en son propre nom. C’est là tout l’intérêt d’ailleurs. Ce que ça veut dire, c’est qu’un ETF sur un produit comme bitcoin fait moins sens qu’un ETF sur l’or, par exemple, qui est difficile à la fois à acheter, à transporter, et à conserver.

Et est ce qu’on pourrait pas s’attendre à voir d’autres produits financiers du genre arriver sur d’autres crypto ? Probablement, et d’ailleurs, Larry Fink, le PDG de BlackRock, n’a pas attendu très longtemps pour déclarer qu’un ETF Ethereum serait une bonne idée.

D’ailleurs, il y a déjà des dossiers en attente sur les bureaux de la SEC pour un produit financier du genre. Le 23 mai est par exemple la première deadline de la demande de VanEck pour un ETF Spot pour Ethereum, et BlackRock est aussi dans la course.

Même chose pour un ETF XRP, la cryptomonnaie de Ripple. Larry Fink himself a déclaré sur la Fox qu’il ne pouvait pas en parler.

On verra ce que tout ça va donner, mais selon Eric Balchunas, spécialiste en ETF, maintenant qu’un ETF spot sur bitcoin a été accepté, ce n’est qu’une question de temps pour que l’on voit arriver d’autres produits financiers du genre sur d’autres cryptomonnaies.

LEs ETF Bitcoin Spot : une nouvelle ère financière

Dans tous les cas, c’est indéniable qu’on entre dans une nouvelle ère, et l’arrivée des titans de la finance traditionnelle risque de rebattre les cartes dans l’écosystème. On verra si les nouveaux géants du secteur à l’image de Coinbase, Binance ou encore Circle par exemple, tiennent bon face aux colosses de l’ancien monde.

Et à long terme, il faut bien comprendre que ce genre de produits financiers va forcément avoir une influence sur le cours du bitcoin. En fait, il faut bien se mettre en tête que le nombre de bitcoin est une chose, on sait qu’il y n’y en aura pas plus que 21 millions, mais la quantité disponible, c’est vraiment une autre affaire.

Je vous en parlais déjà dans la vidéo que je vous avais fait sur les ETF il y a quelques mois, l’illiquidité sur le marché du bitcoin atteint des sommets. En clair, le nombre de bitcoins disponibles à l’achat est de plus en plus bas et là, on a 9 grosses entités qui arrivent et qui vont devoir en acheter pour le compte de leurs clients.

Probablement que des deals OTC seront passés, c’est-à-dire en dehors des places de marchés, pour éviter de trop perturber les cours. Mais ça ne change pas grand chose, sur le long terme, on risque d’assister à un véritable raz-de-marrée de capitaux, et couplé avec la rareté et l’illiquidité de bitcoin, ça risque de créer un cocktail vraiment explosif.

En tout cas, restez attentifs, les choses sont en train de bouger lentement mais sûrement, et on verra bien ce que l’avenir nous réserve !

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6 projets crypto à fort potentiel pour préparer le bull run

https://journalducoin.com/actualites/6-projets-crypto-fort-potentiel-preparer-bull-run/

Vu l’engouement généré par les deux premières parties, j’ai décidé de vous en faire une dernière, histoire de bien commencer cette année 2024. Et pour fêter ça, j’ai décidé qu’on n’allait pas voir cinq mais six projets qui me paraissent très intéressants pour le prochain Bull Market.

Comme d’habitude, les petits disclaimers habituels. Cette vidéo n’est évidemment pas un conseil en investissement, faites vos propres recherches et forgez-vous vos propres opinions. De même, ceci n’est en aucun cas un partenariat rémunéré et je n’ai aucun lien avec les projets présentés.

Linea, le layer 2 sur Ethereum qui a le vent en poupe

Le premier projet que je vais vous présenter s’appelle Linea.

Il s’agit d’un Layer 2 d’Ethereum qui utilise la technologie des preuves à divulgation nulle de connaissance, les ZK-proofs.

Pour rappel, les ZKP permettent de prouver la véracité d’une information ou d’un calcul à quelqu’un sans pour autant lui transmettre l’information en elle-même. C’est un gros point fort pour la scalabilité, puisqu’à la place de faire les calculs sur la chaîne principale, on les déporte sur une chaîne secondaire. Et du coup, sur la chaîne principale, on publie uniquement les preuves de ces calculs, c’est beaucoup plus lite.

Bref, Linea a été développé par ConsenSys, qui n’est autre que l’entreprise derrière le célèbre wallet Metamask que vous connaissez sans doute. Autant, vous dire que c’est plutôt du solide et que le protocole bénéficie d’une intégration royale au premier wallet Web3 du marché.

Linea est conçu pour minimiser les frictions pour les développeurs, permettant une migration facile des projets à partir d’Ethereum sans modifications importantes du code, car comme vous pouvez vous en douter, il est entièrement compatible avec la machine virtuelle Ethereum, et ça c’est un gros point fort.

Le projet a une roadmap bien définie qui se découpe en cinq phases et vise, à terme, la décentralisation totale du protocole, que ce soit dans la gouvernance, dans son code, ou bien encore dans ses outils.

Et plus précisément, ils veulent articuler ça autour de trois principaux éléments, un sequencer qui gère les transactions, un prover qui utilise les ZK-proofs pour valider les transactions, et un bridge relayer pour assurer une communication fiable et transparente entre Linea et Ethereum.

L’été dernier, ils ont lancé leur mainnet et à l’heure où j’écris ces lignes, ils cumulent déjà plus de 50 millions de dollars de TVL, c’est-à-dire de total value locked, donc d’Ethers stackés dans le protocole.

Plusieurs centaines de projets ont déjà intégré Linea comme par exemple Kyberswap, un exchange décentralisé, Omnisea, une plateforme de NFT décentralisée, ou encore Mirror, une plateforme d’édition décentralisée qui permet aux auteurs de monnayer leurs articles via des NFT.

Il n’y a pas vraiment eu d’ICO pour Linea, mais bon comme je l’ai dit, le projet est directement backé par Consensys, un mastodonte de l’écosystème qui bénéficie du soutien, entre autres, de Microsoft, de Coinbase, et même de J.P Morgan. La société est aujourd’hui évaluée à 7 milliards de dollars, ce n’est pas rien.

Pas d’ICO, mais il faut savoir que pendant leur Testnet, vous aviez l’opportunité d’accomplir une série de petites missions dans le but de farmer un airdrop de token, et que Linea a décidé de réitérer l’expérience pour le Mainnet et tout ça a lieu en ce moment même.

Au programme, interaction avec des applications de l’écosystème Linea, création de contrats, et aussi des tâches plus faciles comme suivre la team sur les réseaux sociaux, bridge des tokens avec MetaMask…

On en sait pas trop plus sur le token qui devrait arriver, mais restez attentifs.

En tout cas, ce qu’il faut retenir de ce projet, c’est que l’un des plus gros acteurs de l’écosystème Web3 s’attaque au marché des solutions de couche 2 pour Ethereum avec une solution qui a l’air plutôt prometteuse, et vu leur place dans le secteur, ça risque de faire du bruit.

FUEL, le premier Optimistic Rollup d’Ethereum

Maintenant on va parler de Fuel.

Fuel voit le jour en 2020 à l’initiative de Fuel Labs fondé par Nick Dodson, l’un des premiers développeurs en Solidity sur Ethereum, qui sera embauché chez Consensys et finira par devenir le fondateur et le CEO actuel du projet. D’ailleurs, on l’a déjà reçu sur notre chaîne Youtube.

Le deuxième co-fondateur, c’est John Adler, un chercheur de chez Consensys, considéré comme l’un des pères des Optimistic Rollup et notamment co-fondateur de Celestia dont je vous ai déjà parlé.

Depuis, la team a bien évolué et compte plus de 65 ingénieurs et d’ailleurs, ce n’est pas la seule, puisque le projet aussi n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’il était à ses débuts.

À sa sortie, Fuel est présenté comme le premier Optimistic Rollup d’Ethereum. Alors on parle beaucoup des ZK Rollup mais c’est vrai qu’on n’a pas encore eu le temps de parler de la technologie des optimistic rollup. Je ne vais pas rentrer dans le détail, mais dans les grandes lignes, retenez que c’est une façon d’effectuer des transactions plus rapidement et à moindre coût.

Les transactions sont d’abord traitées de manière optimiste, c’est-à-dire qu’on suppose qu’elles ne sont pas invalides ni malveillantes, le tout sur une chaîne secondaire. Ensuite, elles sont vérifiées sur la chaîne principale en cas de litige.

En clair, les validateurs publient les transactions sur la chaîne principale en supposant que tout soit valide, le tout avec une période de temps où ces transactions peuvent être contestées.

Cela améliore l’efficacité sans compromettre la sécurité, en exploitant la confiance initiale dans le processus.

Les deux plus connus sont Arbitrum et Optimism. D’ailleurs, vous l’avez peut-être vu passer, Arbitrum a très récemment souffert d’une grosse panne à cause d’une activité trop élevée sur le réseau, on pourrait se croire sur Solana…

Bon, mais ça, c’était Fuel au début, comme je vous l’ai dit, le projet a bien évolué. Maintenant, ça se présente plutôt comme une couche d’exécution modulaire offrant des contrats intelligents sur Ethereum qui exploite le modèle UTXO.

J’ai bien dis modulaire, car on peut décomposer la couche d’exécution de Fuel en quatre modules, un peu comme Celestia, si vous vous souvenez.

Les quatre modules sont la disponibilité des données, le consensus, le règlement, et l’exécution. En clair, une blockchain compatible comme Ethereum pourra utiliser ces modules et organiser tout ça comme elle le souhaite.

lhttps://fuel-labs.ghost.io/beyond-monolithic-the-modular-blockchain-paradigm/

Leur spécialité, à Fuel, c’est l’exécution, et ils s’attachent à construire la couche d’exécution la plus rapide du monde. Et pour ça, ils ont mis au point FuelVM, qui est une machine virtuelle un peu particulière qui repose sur le langage Sway.

Cette VM d’un nouveau genre, elle est conçue pour Ethereum, mais en réalité, elle pourrait être greffée à n’importe quelle autre blockchain.

Sway, pour la faire courte, c’est une sorte de mix entre Rust et Solidity, on va pas rentrer dans le détail, mais en gros ça unifie la simplicité de Rust et les possibilités de Solidity, en quelques sortes.

Un autre point intéressant, c’est que les actifs natifs sont gérés nativement par Fuel. Vous voyez les ERC-20 sur Ethereum ? Tous les tokens qui circulent sur la blockchain de Vitalik Buterin. Ces tokens sont gérés dans des smart contracts, et du coup chaque opération impliquant un ERC-20 coûte très cher.

Sur Fuel, tout ça est géré nativement par la machine virtuelle, et donc ça implique beaucoup moins de calculs et de frais de gas.

Enfin, je vous ai parlé de Fuel comme une blockchain utilisant le model UTXO. La plupart des blockchains utilisent un model Account, c’est notamment le cas d’Ethereum. Sans rentrer dans le détail, ce modèle a ses limites et on arrive rapidement à un plafond dans la rapidité de traitement des transactions.

Sur Fuel, l’idée est d’exécuter les contrats intelligents via un model UTXO, ce qui permet en théorie une parallélisation de l’exécution des transactions. En clair, plusieurs transactions impliquant des contrats qui ne se chevauchent pas peuvent être exécutées en parallèle, et donc en même temps. Ce qui, dans l’idée, n’est pas vraiment possible sur un modèle Account.

Il y a beaucoup à dire sur la technologie de Fuel et si vous voulez en savoir plus sur la partie technique, je vous invite à jeter un œil à leur blog qui est très complet.

En septembre 2022, le projet a annoncé une levée de fonds de 80 millions de dollars avec Blockchain Capital et Stratos Technologies en tête de liste.

Pour le moment, aucun token n’est annoncé, mais vous pouvez d’ores et déjà tester le protocole, puisque celui-ci est en testnet, et probablement qu’un airdrop viendra pour les utilisateurs de la première heure. Affaire à suivre !

De nombreux projets prometteurs sont sur Ethereum

Fhenix, nouvelle solution pour la confidentialité sur Ethereum

Pour le prochain projet, laissez-moi vous parler de Fhenix.

C’est un projet un peu particulier, vous allez voir. Il a été fondé l’été dernier par Guy Zyskind et Guy Itzhaki. Le premier est un développeur et entrepreneur qui nous vient tout droit du célèbre MIT. Il est également le fondateur d’un projet que vous connaissez peut-être, Secret Network, qui est l’un des projets phare du secteur des blockchains anonymes.

Le second est un businessman expérimenté dans le secteur de la blockchain qui a notamment travaillé chez Intel.

D’après eux, c’est plutôt simple. Fhenix s’attaque à un énorme problème dans l’écosystème Ethereum, le manque de chiffrement et de confidentialité des données sensibles. Là, on parle bien de confidentialité, il ne s’agit pas d’anonymat.

En clair, il s’agit non pas de cacher l’identité des participants à une transaction, mais plutôt la substance de cette dernière.

Fhenix donne aux utilisateurs la confiance nécessaire pour leur permettre de placer des données sensibles sur des blockchains publiques tout en donnant également aux développeurs les outils nécessaires pour calculer et transformer ces données.

Imaginez que vous ayez un calcul complexe à résoudre et que pour ça, vous ayez besoin de l’aide d’un mathématicien. Vous voulez que le calcul soit résolu, mais vous ne voulez pas que le mathématicien ait accès aux informations du calcul.

Et bien, vous allez vouloir le cacher et le mathématicien disposera des outils nécessaires pour le résoudre sans avoir besoin de le regarder.

Fhenix c’est un peu ça, la possibilité d’effectuer des calculs sur des données chiffrées et confidentielles sans avoir à les déchiffrer au préalable.

Comment c’est possible ? Grâce au chiffrement homomorphe. Vous n’avez rien compris ? C’est normal, laissez-moi vous expliquer rapidement.

Le chiffrement homomorphe est un algorithme de chiffrement cryptographique mis au point par Craig Gentry, un informaticien et ingénieur chez IBM. Cette technologie est prometteuse et s’apparente un peu aux ZK-proofs dont je vous ai plusieurs fois évoqué les caractéristiques.

Et ce type de chiffrement, c’est super utile, car cela permet de traiter des données confidentielles tout en les maintenant secrètes. Par exemple, une entreprise peut effectuer des calculs sur des données chiffrées sans avoir besoin de les déchiffrer, préservant ainsi la confidentialité des informations.

Et Fhenix, s’attache à rendre cette technologie directement accessible aux développeurs d’Ethereum, leur permettant de créer des contrats intelligents chiffrés sans avoir besoin d’une quelconque expertise en la matière. Ils font ça par le biais de la fhEVM, un ensemble d’outils et d’extensions pour la machine virtuelle d’Ethereum.

Et niveau applications, ça se pose là tout de même, ça ouvre la porte à pas mal d’applications concrètes comme par exemple une finance décentralisée et des transactions bien plus confidentielles.

Ensuite, on peut penser aussi à des preuves d’identités et du KYC on-chain ou encore à de la tokenisation d’actifs confidentiels du monde réel comme par exemple des contrats.

Le projet est encore très jeune et a réussi pour le moment à lever 7 millions de dollars dans un tour de table mené par Multicoin Capital et Collider Ventures.

Pour l’instant niveau token, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Cependant, le protocole est actuellement en devnet et comme d’habitude, on peut supposer que les développeurs pourraient récompenser les utilisateurs de la première heure.

En tout cas, c’est le premier projet à apporter ce genre de technologie sur le marché, on verra ce que ça va donner !

Namada, le nouveau chouchou de la DeFi

Pour le projet suivant, on va se pencher sur Namada.

Namada est une blockchain de couche 1 annoncée par la Anoma Foundation, qui est l’organisation à but non-lucratif derrière Anoma, une infrastructure pour blockchain.

L’organisation a été fondée par Adrian Brink, un entrepreneur et développeur de la première heure de la blockchain Cosmos, Awa Sun Yin, développeuse et data analyste chez Chainalysis et Christopher Goes, l’un des développeurs de Zchain, l’explorateur de blockchain phare de Zcash.

Pour l’anecdote, Zcash est une cryptomonnaie anonyme et l’année dernière, on a appris qu’Edward Snowden, le célèbre lanceur d’alerte, avait été impliqué dans sa création. D’ailleurs, le projet dont on va parler a proposé un partenariat avec Zcash justement et notamment un airdrop pour les holders de la cryptomonnaie, ça ne s’invente pas.

Bref, tout ce beau petit monde s’est rencontré dans les coulisses du projet Cosmos et ils ont décidé de lancer leur propre fondation, l’Anoma Foundation.

On ne va pas détailler ici ce que fait la fondation ni ce qu’est Anoma, si ça vous intéresse, on a déjà fait une vidéo très complète qui traite du sujet sur Le Journal Du Coin.

Nous, on va plutôt se pencher sur Namada, une blockchain axée sur la confidentialité qui a très récemment lancé un testnet avec un système d’incitation assez intéressant.

C’est à l’occasion du Korea Blockchain Week de Séoul en septembre dernier qu’on apprend la nouvelle, une blockchain axée privacy qui va utiliser les zero knowledge proofs et être compatible avec Cosmos et Ethereum.

Le protocole permet aux développeurs ou aux utilisateurs d’utiliser ses caractéristiques de confidentialité pour n’importe quel actif existant, à des applications décentralisées et même à des réseaux entiers sans que cela ne nécessite de modifications de leur code de base.

Et comme sur Le Journal Du Coin on fait les choses bien, on a également produit tout une vidéo explicative très complète qui se focalise sur Namada et son fonctionnement technique. Si ça vous intéresse, je vous invite vivement à aller la voir.

Le mainnet de Namada est prévu pour bientôt, mais en attendant, comme je vous l’ai dit, ils ont lancé un réseau de test d’un nouveau genre.

Surnommé Namada Shielded Expedition, ce testnet prend la forme d’une sorte de jeu de rôle massivement multijoueur où les validateurs et les utilisateurs se livrent à une compétition pour gravir les échelons.

Pendant le mois de janvier, tout ce petit monde va devoir accumuler des points pour tenter de remporter une part des 30 millions de tokens NAM mis en jeu, soit 3% de la supply. Pour ça, vous devrez miner des astéroïdes, certains sont proches et faciles d’accès, d’autres sont plus loins et plus rares.

Évidemment, tout ça, c’est du storytelling pour encourager les gens à utiliser le protocole, dans le but de l’éprouver et de le tester à grande échelle avant la sortie du réseau principal. Les participants vont donc pouvoir farmer un airdrop de manière plutôt ludique, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça change !

En tout cas, Anoma a levé un peu moins de 60 millions au total après trois tours de tables dont deux lead par Polychain Capital.

Le projet a l’air plutôt attendu et on sait d’ores et déjà qu’un token est prévu et comment le farmer, alors si vous en avez l’envie et la possibilité, n’hésitez pas à tenter l’expérience!

Namada organise sa ceremonie de confiance

Eclipse, le protégé de Celestia

On attaque l’avant-dernier projet de cette vidéo, Eclipse.

Le projet a vu le jour en 2022 sous l’impulsion de Neel Somani, un crypto-entrepreneur et ingénieur logiciel qui a fréquenté les bancs de la prestigieuse université de Berkeley en Californie.

Eclipse est directement backé par Celestia via son programme Modular Fellows et fait partie de la catégorie des blockchains modulaires.

Pour être concis, la solution d’Eclipse s’articule avec quatre modules. La couche de règlement est le layer 1 d’Ethereum, la couche d’exécution est la machine virtuelle de Solana, le disponibilité des données est assurée par Celestia et la preuve de fraude, c’est Risc Zero qui s’en charge, dont je vous avais déjà parlé.

Et justement, l’utilisation de la machine virtuelle de Solana est un point important et va de paire avec l’utilisation de la technologie IBC de Cosmos, je m’explique.

Eclipse va permettre de créer des rollup facilement et rapidement via la Solana Virtual Machine, ce qui devrait lui conférer une très grande rapidité. Il ne faut pas penser Eclipse

comme un L2 de Solana, le projet va juste utiliser les propriétés de sa machine virtuelle mais c’est tout. La sécurité du protocole ne dépendra pas de la sécurité de Solana, il s’agit de deux choses différentes.

De plus, Eclipse va utiliser l’IBC de Cosmos pour Inter Blockchain Communication protocol. L’utilisation de cette technologie va permettre à Eclipse d’être compatible avec tout l’écosystème Cosmos et toutes les blockchains qui utilisent l’IBC.

L’idée est d’emprunter la sécurité, la fiabilité et la décentralisation d’autres blockchains et de venir se greffer à tout ça pour fournir une couche de règlement que tout ce petit monde pourra utiliser.

Avec sa mise en œuvre de la machine virtuelle Ethereum (EVM), Eclipse enregistre une performance 10 fois supérieure aux solutions concurrentes comme Optimism.

Pour le moment, le projet a levé 15 millions de dollars avec notamment Polychain Capital et Polygon Ventures. Pour le moment la team a été claire, l’introduction d’un token n’est clairement pas la priorité et ne fait pas partie de la roadmap.

Par contre, vu les gros poissons qui ont investi dans le projet, on n’est pas à l’abri que ça change et Eclipse mérite tout de même d’être surveillé de près, si vous voulez mon avis.

Axiom : l’alliage entre crypto et IA

Le dernier projet de cette vidéo n’est autre qu’Axiom.

Créé en 2022 par Yi Sun, un doctorant en mathématique du MIT et Jonathan Wang, un mathématicien diplômé d’Harvard, le projet Axiom travaille à la construction d’un protocole qui pourrait servir à des applications relatives à l’intelligence artificielle.

Pour le moment, le protocole a lancé son mainnet en Alpha et permet de récupérer des données historiques de la blockchain Ethereum ainsi qu’effectuer des calculs intensifs hors chaîne, le tout en exploitant la technologie des ZK-proofs. La version 2 du protocole, elle, est actuellement en testnet.

À terme, d’après son fondateur, cette technologie pourrait permettre de détecter les deepfake. Pour rappel ou pour info, un deepfake c’est une technologie de manipulation d’images ou de vidéos qui utilise l’intelligence artificielle pour créer des contenus falsifiés, souvent en remplaçant le visage d’une personne par celui d’une autre, le tout de manière très réaliste. Ces manipulations peuvent être utilisées à des fins de désinformation par exemple.

Et Axiom pourrait aider à résoudre un autre problème. Lorsque Ethereum est passé en proof-of-stake, lors du Merge, il s’avère qu’il était devenu très compliqué d’accéder aux données pré-Merge.

Ces données sont devenues des données étrangères à la blockchain, et donc il fallait de quoi les importer sur la nouvelle blockchain, Ethereum 2.0. Les oracles répondent à cette problématique, mais globalement, leurs solutions sont chères et lentes.

Et c’est là qu’entre en scène ce que Axiom appelle le « coprocesseur ZK », qui permet, pour simplifier, d’utiliser la technologie ZK pour importer ces données directement sur la chaîne principale, de manière fiable et à moindre coût.

En fait, l’idée du coprocesseur ZK, c’est d’introduire un nouveau modèle de conception pour les applications on-chain qui supprime la contrainte selon laquelle le calcul doit être effectué dans une machine virtuelle. Cela permet aux applications d’accéder à plus de données et d’opérer à une plus grande échelle que ce qui était possible auparavant.

L’équipe d’Axiom utilise l’image du processeur et de la carte graphique pour simplifier les choses. Dans un ordinateur, le cerveau, le composant qui réalise les calculs, c’est le processeur. Mais parfois, pour certaines tâches complexes, celui-ci doit travailler en collaboration avec la carte graphique pour que tout fonctionne bien.

Ben c’est un peu pareil avec le coprocesseur ZK d’Axiom, qui travaille avec les contrats intelligents pour démultiplier leurs capacités.

Et c’est plutôt prometteur, Uniswap v4, l’un des plus gros protocoles de finance décentralisée d’Ethereum, devrait d’ailleurs se pencher en détail sur l’utilisation de cette nouvelle technologie.

Pour le moment, Axiom n’a pas souhaité communiquer sur ses financements et on ne sait pas trop si un token est prévu ou non. Mais bon, comme d’habitude, vous connaissez la chanson, vous pouvez d’ores et déjà tester le protocole, ce qui permettra peut-être à l’avenir de sécuriser un petit airdrop.

En tout cas, il est clair qu’Axiom est prometteur et a les moyens de révolutionner la façon dont sont développées les applications sur la blockchain avec la technologie ZK.

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Pourquoi le bitcoin (BTC) pourrait valoir 1 million de dollars ?

https://journalducoin.com/?p=658456

Bitcoin à 100.000, 1 million, 10 millions même ? Certaines cibles de prix pour la première cryptomonnaie du marché paraissent vraiment folles aujourd’hui, mais imaginez comment les investisseurs de la première heure devaient se sentir lorsqu’on évoquait un bitcoin a 1000 dollars ?

Dans cette vidéo, on va se pencher sur les différentes cibles de prix réalistes pour l’invention de Satoshi Nakamoto. Je dis réalistes, mais c’est surtout pour dire que je ne vais pas sortir des chiffres de mon chapeau, mais plutôt m’appuyer sur la réalité des choses.

Bitcoin, une réserve de valeur….

On va commencer par le plus évident, la place de Bitcoin en tant qu’outil de réserve de valeur. C’est souvent la première fonction de Bitcoin qui arrive à nos oreilles lorsque l’on commence à se renseigner sur cette nouvelle technologie.

Si on veut parler de réserve de valeur, il va falloir parler d’inflation, au moins un petit peu. Vous en entendez assez parler en ce moment, alors on ne va pas s’éterniser, mais en gros, il y a deux façons d’appréhender l’inflation, les deux menant à la même conclusion. Pour la faire courte, l’inflation, c’est soit l’augmentation des prix, soit la baisse de la valeur de votre monnaie.

Et ça, c’est inexorable. On ne va pas détailler tous les mécanismes, ça mériterait une vidéo à part entière, mais ce que vous devez retenir, c’est simplement que, au global, il vaut mieux dépenser son argent aujourd’hui, parce qu’il vaudra moins demain.

On pourrait se dire que c’est une bonne chose, parce que ça encourage la dépense, et donc la consommation, pas vrai ? Ben oui, pourquoi garder des euros ou des dollars si on est certains qu’ils vaudront moins dans le futur ? L’économie, c’est un poil plus compliqué que ça, vous vous en doutez.

Il faut tout de même comprendre une chose, c’est qu’une part de l’inflation est souhaitable du point de vue des états. En effet, en stimulant la consommation de votre pays, vous faites grimper votre PIB et donc, quelque part, la place et le prestige de votre pays dans le monde, en quelque sorte.

Et ça, ça ne date pas d’aujourd’hui. Dans le passé, alors même que la valeur des pièces de monnaie étaient basées sur leur poids en métaux précieux, on ne compte plus les exemples de dévaluation volontaires de la part de dirigeants peu scrupuleux.

On peut citer Néron, ancien empereur romain qui, en l’an 64 lance une grande réforme monétaire. En substance, cette réforme consiste principalement en une dévaluation massive du denier. Auparavant composé à près de 98% d’argent pur, il est dégradé à une teneur beaucoup plus basse en argent.

La quantité d’argent réelle dans chaque pièce diminua considérablement, tandis que le nombre de pièces en circulation augmenta. En d’autres termes, Néron émettait davantage de monnaie de moindre valeur, le tout pour financer ses projets d’empereur passionné par le luxe et la guerre, au détriment des Romains.

Évidemment, on n’est plus sous l’empire Romain, et aujourd’hui, il existe des garde-fous. De plus, la valeur de la monnaie n’est plus une question de teneur en métaux.

Mais voilà, ces mécanismes de dévaluation de la monnaie existent toujours et le constat est le même, votre épargne, si vous la conservez en monnaie fiduciaire, s’érode inexorablement.

… qui vaut de l’or

Alors la solution, c’est quoi ? Eh bien l’une d’elles, c’est l’or. Ce métal précieux est une excellente réserve de valeur depuis des milliers d’années grâce à ses caractéristiques uniques.

Déjà, sa durabilité, l’or résiste très bien à la corrosion, et aussi sa rareté. On ne sait pas quelle quantité exacte d’or il existe sur Terre, mais on sait qu’il n’y en aura à priori jamais plus. Et oui, l’or s’est formé dans des supernovas, des étoiles qui explosent, il y a des milliards d’années.

Et pour l’instant, on n’a jamais réussi à en synthétiser, justement parce que ça nécessite des quantités colossales d’énergie. Bref, l’or, c’est rare, et toutes ces caractéristiques font que ce métal a su conserver sa valeur au cours du temps.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’histoire, et celle-ci est très claire. Les biens et les services qui n’ont pas gagné en productivité, c’est-à-dire qui sont restés à peu près pareils au cours de l’histoire, coûtent aujourd’hui la même chose en or.

Par exemple, une coupe de cheveux sous l’empire romain coûtait à peu près la même quantité d’or qu’actuellement. Étonnant non ?

Et oui, vous avez tous en tête le graphique de l’or qui monte et qui monte, mais en réalité, c’est parce que ce graphique est comparé en dollars, et c’est plutôt dans l’autre sens qu’il faut le prendre. C’est le dollars qui descend inexorablement.

Bon et voilà, on en vient au Bitcoin. Pour beaucoup, le bitcoin, c’est de l’or mais en mieux. Déjà, le bitcoin est plus rare, parce qu’on connaît sa quantité finale, qui ne sera jamais plus haute que 21 millions.

Je vous ai dit que pour l’or c’était pareil, il y en a une quantité finie sur Terre, certes, mais quid de l’or dans l’espace ? Clairement, c’est de la science-fiction pour le moment, mais la NASA planche sur le sujet, et qu’adviendra-t-il du cours de l’or le jour où l’on en trouvera des quantités astronomiques sur un astéroïde et qu’on sera capable de l’exploiter ?

Bref, le bitcoin est aussi bien plus facile à conserver, d’un côté, 12 ou 24 mots sur une feuille de papier, d’un autre côté, un gros cailloux difficile à cacher. Pas pour rien qu’on se faisait faire des dents en or, à l’époque.

Et je ne vous parle même pas de la transportabilité. Pour l’exemple, en 1939 s’est tenu “l’opération “Fish”, une mission pharaonique qui consistait à transférer tout l’or du Royaume-Unis vers le Canada, face au risque sérieux d’invasion des Allemands.

Ce transfert consistait à déplacer près de 1500 tonnes d’or par bâteau dans ce qui s’est avéré être le convoi le plus risqué jamais entrepris. La préparation aura pris plus d’un an et mobilisé des centaines de personnes, sans compter que tout ça a probablement coûté plusieurs millions de livres à la couronne Anglaise.

Avec bitcoin, aucun problème de conservation, ni de déplacement, tout se passe dans le cyberespace. Bitcoin, c’est de l’or avec des ailes, de l’or 2.0.

Aujourd’hui, la marketcap de l’or c’est 12.000 milliards de dollars. Pour comparer, celle du bitcoin est à un peu moins de 1.000 milliards de dollars, 12 fois moins.

Le total market cap de Bitcoin est de douze fois plus petit que celui de l’or.

Si l’invention de Satoshi Nakamoto venait à absorber l’intégralité de la marketcap de l’or, on se retrouverait avec un BTC aux alentours de 600.000 $, c’est pas mal, mais on peut faire mieux.

Et oui, l’or n’est pas le seul moyen que nous avons pour la conservation de la valeur. Il y a aussi l’immobilier, les actions, les obligations, entre autres.

Et pour ces classes d’actifs, les chiffres ont vraiment de quoi donner le vertige. Pour le marché des actions global, on parle de 100.000 milliards. Pour celui de l’immobilier et de la dette, on avoisine les 600.000 milliards si on combine les deux.

Alors évidemment, peu de chance que Bitcoin absorbe l’intégralité de ces marchés dans un futur proche, j’en conviens. Par contre, que ce dernier grappille des parts au fur et à mesure, c’est vraiment pas déconnant.

Et vous l’avez compris avec ces chiffres, rien que l’aspect réserve de valeur de Bitcoin pourrait le catapulter au-delà du million, en dollars, dans les années à venir.

En fait, des gens se sont déjà penchés sérieusement sur la question et ont modélisé à quoi pourrait ressembler une capture réaliste des marchés monétaires par l’invention de Satoshi Nakamoto. Grosso modo, ça oscille entre 200.000 et 900.000 dollars par bitcoin aux alentours de 2030.

Ça ne nous avance pas à grand-chose et ce ne sont que des modèles de projections, mais bon ca nous donne une petite base, et le modèle que je vous ai montré ne prend pas tout en compte.

Bitcoin, un étalon monétaire

Par exemple, au-delà de l’aspect réserve de valeur, Bitcoin pourrait bien devenir un étalon monétaire, c’est-à-dire un instrument de réserve et de référence à l’échelle mondiale, je m’explique.

Comprenez bien que l’or a été la monnaie de réserve mondiale pendant des milliers d’années. Ce que ça veut dire, c’est que pendant pratiquement l’intégralité de l’existence de nos économies, tous les échanges mondiaux se réglaient en or.

Aujourd’hui, c’est le dollars qui règne en maître et qui sert d’étalon mondial. Et ça, c’est vraiment nouveau à l’échelle de l’humanité. En fait, c’est le cas depuis 50 ans à peine.

Vous connaissez peut-être la page “WTF Happened in 1971”, ce site qui balance plein de graphiques qui montrent tout un tas de déséquilibres depuis 1971, justement.

Et bien 1971, c’est précisément l’année où Nixon, ancien président américain, a mis fin à l’étalon or et a fait basculer le monde vers un étalon Dollars, ça ne s’invente pas.

Je ne vais pas développer plus cet aspect, mais c’est la thèse de Saifedean Ammous, un économiste très connu dans l’écosystème qui est, entre autres, l’auteur du livre « L’étalon Bitcoin », que je ne peux que vous recommander si vous voulez en savoir plus.

En tout cas, si on prend en compte la portabilité, la fongibilité et toutes les caractéristiques de Bitcoin, nul doute qu’il a le potentiel de devenir le prochain étalon monétaire mondial.

Et ces caractéristiques font que c’est aussi un sérieux concurrent sur le marché des paiements. Comprenons-nous bien, l’industrie des paiements est l’une, si ce n’est la plus grosse industrie du monde.

Alors vous connaissez sûrement bien VISA ou même SWIFT qui sont des intermédiaires qui se positionnent entre vous et la personne que vous voulez payer, mais il y a aussi les banques évidemment et beaucoup d’autres qu’on ne soupçonne même pas.

Pour approfondir, je vous conseille l’excellente conférence qu’a donnée Michel Khazzaka à Surfin’ Bitcoin en 2022 sur le sujet.

Bref, tous ces intermédiaires prennent des frais et, même s’ils sont invisibles car ce n’est pas marqué clairement “frais de transaction”, ils sont bien là, un peu comme la TVA qui s’applique à chaque achat et qui n’est pas forcément visible.

A l’opposé, Bitcoin, c’est un réseau ouvert, qui applique des frais transparents et qui ne dépendent pas du montant de votre transaction. Grosso modo, vous paierez le même montant de frais si vous envoyez 2$ à votre voisin en bitcoin, que si vous lui envoyez 1 milliard de $.

Bon et je ne parle même pas du temps de transaction, on a l’impression que Bitcoin c’est lent, mais en réalité, dans le système traditionnel, la finalité d’une transaction prend plusieurs jours, voire semaines si on commence à envoyer de l’argent dans d’autres pays.

Et évidemment on pense à l’incensurabilité de Bitcoin. Vous connaissez Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, connu pour avoir dénoncé les pratiques d’espionnage des États-Unis ou encore pour les scandales liés à la prison de Guantanamo.

Et bien en 2010, Visa et MasterCard ont totalement bloqué les paiements vers la plateforme pour lui couper tout financement. En réponse, Wikileaks accepte le bitcoin comme moyen de paiement et récolte plusieurs millions de dollars de dons par ce biais.

Là je vous parle des paiements de Mr tout le monde, mais imaginez ce que ça pourrait donner dans un monde où les banques se mettent à régler les transactions interbancaires avec l’invention de Satoshi Nakamoto.

Là, c’est difficile d’évaluer l’impact que ç’aurait sur le prix, mais bon, de l’utilité découle la valeur, au moins en partie.

pièce jeton bitcoin sur fond carte du monde

Le mining de Bitcoin, une solution environnementale ?

Le dernier point que je veux aborder, c’est celui du marché de l’énergie.

Ce n’est pas rare que Bitcoin soit dépeint comme un gaspillage d’énergie et une monstruosité écologique. Évidemment, c’est plus compliqué que ça.

En fait, il se pourrait bien que le minage de bitcoins soit une véritable aubaine pour l’environnement et pourquoi pas la pièce manquante d’une véritable transition énergétique.

Le marché de l’énergie est un poil complexe et je ne vais pas développer tout ça maintenant, mais plutôt à l’occasion d’une prochaine vidéo qui traitera spécifiquement de ce sujet.

Par contre, ce qu’il est aisé de comprendre, c’est que sur Terre, le problème n’est absolument pas la quantité d’énergie disponible. De l’énergie, on en a à la pelle, que ce soit du renouvelable ou non.

Le problème, c’est la disponibilité dans le temps et dans l’espace de cette énergie, et la capacité qu’on a à la rendre disponible en fonction de nos besoins.

Cette notion s’appelle la pilotabilité et dans les grandes lignes, la grosse différence entre le renouvelable et le non renouvelable, outre les émissions de gaz à effet de serre, c’est justement cette pilotabilité.

Les énergies renouvelables, c’est assez peu pilotable, difficile de produire de l’électricité avec une éolienne quand il n’y a pas de vent, par exemple, même chose avec l’énergie solaire.

Au contraire, les centrales à charbon ou à gaz, par exemple, on les démarre et on les arrête à loisir, en fonction de nos besoins, mais bon, ça pollue et ça coûte cher.

Et donc avec les sources d’énergie difficilement pilotable, comme le renouvelable, on a souvent du mal a matcher la consommation avec la production, ce qui fait qu’on se retrouve avec des carences, ou bien des surplus.

Ce serait génial de pouvoir monnayer ces surplus non ? Imaginez, vous avez une centrale solaire reliée à un lotissement. Son pic de production est vers 14h, quand tout le monde est au travail et donc quand personne ne consomme d’électricité.

Et là vous vous dites, bon bah, cette électricité est perdue, mince. Jusqu’ici on avait des subterfuges, entre autres ce qu’on appelle des bancs de charge. En clair, c’est un gros bloc qui va se charger de consommer l’électricité produite en surplus… pour rien.

Mais vous savez ce qui consomme de l’électricité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an ? Dans le mille, les mineurs de bitcoins.

Pour la première fois dans l’histoire de nos civilisations modernes, on a une industrie, le minage de bitcoins, qui sert de client de dernier recours à une électricité qui serait de toute façon perdue et qui se paie le luxe de monnayer cette énergie, en bitcoins.

Comme je l’ai dit, on reviendra plus en détail sur le lien entre Bitcoin et le marché de l’énergie, car il y a vraiment beaucoup à dire, mais retenez que les mineurs pourraient bien devenir un point central de toutes les politiques énergétiques.

Bref, il est très difficile de faire des targets de prix pour la première cryptomonnaie du marché. Il faut bien se dire que Bitcoin est un objet totalement nouveau et complètement exotique à la croisée de bon nombre de champs disciplinaires.

On est en face d’un instrument qui dispose d’une rareté absolue et qui se monnaye contre une devise qui dispose d’une supply théoriquement infinie, les monnaie FIAT. Peut-être qu’au fond la réponse est simple, face au dollars, Bitcoin a tout simplement un prix qui tend vers l’infini, après tout les Simpsons l’ont prédit.

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Crypto : La folle histoire de ce hacker devenu milliardaire

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Vous vous souvenez, il y a quelques semaines je vous ai raconté l’histoire de Ross Ulbricht, le patron de Silk Road, la célèbre plateforme de vente de drogue du Dark web fermée en 2013. Beaucoup d’histoires assez incroyables entourent ce mystérieux site et j’ai eu envie de vous raconter l’une d’elles.

Plus précisément, celle d’un hackeur milliardaire qui, après avoir commis une petite erreur, a permis à la justice américaine de réaliser l’une des plus grosses saisies financières de son histoire. Asseyez-vous confortablement et sortez le pop-corn, aujourd’hui, on va parler de James Zhong.

James Zhong, le ver dans la pomme de Silk Road

Tout commence en décembre 2012, Silk Road est à son apogée et enregistre un nombre indécent de transactions quotidiennes en bitcoin. À ce moment-là, un petit malin du nom de James Zhong, qu’on va appeler Jimmy à partir de maintenant, déniche une vulnérabilité sur le site.

Et, cette faille, il la découvre vraiment par hasard, puisqu’il déclare lui-même ceci :

« J’ai accidentellement double-cliqué sur le bouton de retrait et j’ai été choqué de découvrir que cela me permettait de retirer le double du montant de bitcoins que j’avais déposé »

Ni une ni deux, il s’engouffre dans la brèche et réussit à drainer plus de 50 000 bitcoins en quelques jours, équivalent à l’époque à approximativement 550 000 dollars. Peu de temps après, Silk Road est fermé par le FBI et Jimmy se retrouve avec son petit trésor qu’il va farouchement garder.

Pendant pratiquement une décennie, il va déplacer les bitcoins d’adresses en adresses, de portefeuilles en portefeuilles, utiliser des mixers, le tout pour brouiller les pistes un maximum. Il faut bien se dire qu’à ce moment-là, les techniques d’analyse on-chain sont vraiment très peu développées, et globalement, il est assez tranquille.

La vie paisible du hacker de Silk Road

Pour parler un peu du personnage, Jimmy est une personne de plutôt introvertie et qui a toujours eu des difficultés pour se faire des amis. Victime de harcèlement, il va nourrir une véritable passion pour l’informatique dans laquelle il va plus ou moins se réfugier.

Il vit plutôt simplement, dans un petit bungalow assez modeste à Athens en Georgie avec son fidèle compagnon Chad. Cependant, il possède également une maison au bord d’un lac pas très loin ainsi qu’une Lamborghini et une Tesla.

Chad le chien de James Zhong

En fait, jusqu’ici, Jimmy était relativement tranquille, même s’il faisait parfois des folies, ça passait encore. C’est à partir de 2017, 5 ans après le vol de Silk Road donc, qu’il s’est lancé dans une sorte de frénésie dépensière pour élargir son cercle social.
En 2018, par exemple, il invite tous ses amis à Los Angeles pour aller voir un match de son équipe de foot préférée, les Georgia Bulldogs. Non seulement, il loue un jet privé pour l’occasion, mais il donne aussi plusieurs dizaines de milliers de dollars à ses invités pour des virées shopping.

Bref, globalement, il faisait les choses en grand. À cette période, il a dépensé environ 16 millions de dollars juste pour mener sa fast-life à l’américaine, et tout ça, malgré le fait qu’il ne déclare aucun revenu. À l’époque, sa justification est simple, il a investi très tôt dans le bitcoin et a réussi à faire fortune. Et ce n’est pas totalement un mensonge, puisqu’en 2009, il se trouve qu’il a effectivement miné un peu de bitcoins et qu’une fois à l’université, il en a vendu pour empocher près de 700.000 dollars.

Et il n’a pas fait que miner, on a découvert après coup qu’il avait également contribué au code de l’invention de Satoshi Nakamoto, c’était un petit développeur de la première heure, certes pas le plus important ni le plus prolifique, mais tout de même.

Zhong attire l’attention sur lui

Puis arrive la nuit du 3 mars 2019, le 911, le numéro d’appel d’urgence aux États-Unis, reçoit un appel plutôt singulier. Au bout du fil, un jeune homme de 28 ans, paniqué, à qui on aurait volé près de 400 000 dollars en cryptomonnaies directement à son domicile.

Il explique maladroitement qu’on s’est introduit chez lui pour lui voler une immense somme d’argent, qu’il s’agit de bitcoin, de monnaie virtuelle, que c’est une catastrophe, qu’il est investisseur de la première heure… À ce moment-là, les opérateurs sont un peu perdus, mais prennent tout de même son appel en compte. Pourtant, l’enquête ne mènera nulle part et Jimmy finira par faire appel à une détective privée, Robin Martinelli.

Pour elle, c’est sûr, il s’agit de quelqu’un de l’entourage proche de Jimmy, on voit d’ailleurs la personne sur les caméras de surveillance, celle-ci semble très bien connaître les lieux. D’ailleurs, chaque fois que Martinelli mentionne la théorie de l’entourage proche, Jimmy se braque et ne veut pas en entendre parler. Il ne veut pas voir la vérité en face, pour lui ce n’est juste pas possible qu’on lui ait fait un coup pareil.

Mais voilà, six mois s’écoulent après son appel au 911 concernant le vol de ses bitcoins, et l’enquête est au point mort. Cependant, Jimmy commet une erreur. À ce moment-là, les techniques d’analyses on-chain ont un peu évolué et des firmes spécialisées dans le domaine comme Chainalysis ont vu le jour et se sont développées. Et ce sont justement eux qui vont se rendre compte d’une chose, des bitcoins reliés au fameux hack de 50.000 bitcoins de Silk Road ont bougé.

Jusqu’ici, rien de nouveau, vous me direz, mais ils ont bougé vers un endroit particulier, vers une plateforme d’échange. C’est comme ça que Chainalysis repère une transaction étrange fin 2020 qui relie les bitcoins du hackeur de Silk Road à un compte sur une plateforme d’échange centralisé. C’est Jimmy qui vient de transférer des bitcoins de l’un de ses wallets avec des fonds volés vers une plateforme avec des fonds légitimes.

À ce moment-là, les plateformes suivent déjà les obligations en matière de KYC, en d’autres termes, il transfère les bitcoins volés à Silk Road directement vers un compte à son nom, son vrai nom.
Vous pensez qu’il ne sait pas ce qu’il fait ? Erreur, Jimmy est très au courant du fonctionnement de Bitcoin, de l’existence des mixers qui permettent de brouiller la provenance des fonds, et de comment les plateformes centralisées fonctionnent.

Mais, voilà, on fait tous des erreurs, et celle-ci mettra Jimmy dans le collimateur des fédéraux. Ni une ni deux, les autorités financières américaines sont mises au parfum et, même si cela ne prouve rien concernant la culpabilité de Jimmy, c’est une piste et ils se doivent de tout faire pour la suivre. Et oui, depuis dix ans l’affaire du vol des bitcoins de Silk Road est un cold case qui n’avance pas, alors ils n’allaient pas laisser passer un élément comme celui-ci.

Le FBI sur la piste de Zhong

Grosso modo, ils tapent à la porte de l’exchange et demandent l’adresse IP reliée à la transaction suspecte. Après demande de confirmation auprès du fournisseur d’accès internet de Jimmy, c’est confirmé, il s’agit bien de la même adresse IP que celui-ci utilise depuis 2016. Et, puis très vite, une petite équipe d’enquêteurs se forme pour voir de quoi il en retourne vraiment.

Dedans, on y retrouve Jody Thompson, un lieutenant de la police financière locale, Trevor McAleenan, agent spécial de l’IRS, le fisc américain et Shaun MaGruder, PDG de BlockTrace, une société spécialisée en cyberespionnage. Les trois enquêteurs se mettent en tête d’approcher Jimmy avec pour motif l’enquête concernant l’effraction et le vol de ses bitcoins à son domicile. En réalité, c’est bel et bien sur Jimmy qu’ils enquêtent, et sur les milliers de bitcoins volés à Silk Road en 2012.

Fin 2019, ils vont finalement frapper à la porte de Jimmy et sont invités à rentrer chaleureusement. Et, là, ils ne tarissent pas d’éloges sur sa maison, sur son chien, sur ses équipements… Le tout en restant très attentifs à tout ce qui se trouve autour d’eux, l’idée est de ne pas éveiller les soupçons de Jimmy.

Ils examinent discrètement, mais scrupuleusement, les placards, les boiseries, le sol, bref, tout ce qui pourrait servir de cachettes. Et ils en profitent aussi pour le questionner sur ses systèmes de sécurité. Entre autres, un système de vidéo-surveillance ultra-sophistiqué, un lance-flamme, et un fusil d’assaut AR-15. Bon, ce sont les États-Unis, mais quand même.

Et là, Jimmy fait une seconde erreur. Pendant que les enquêteurs lui posent des questions sur Bitcoin, il ouvre son ordinateur et leur montre l’un de ses wallet avec environ 70 millions de dollars en bitcoin. Ben oui, il est persuadé que les agents sont là pour l’aider à résoudre son affaire, alors autant leur montrer pour qu’ils comprennent, non ?

En sortant de chez Jimmy, il n’y a plus trop de doute, ils ont leur homme. Cette visite leur aura permis d’obtenir un mandat de perquisition pour fouiller de fond en comble la maison et le 9 novembre 2021, ils reviennent avec toute une équipe de policiers pour s’atteler à la tâche. Là, ils sortent l’artillerie lourde, toute une batterie d’agents expérimentés accompagnés de chiens renifleurs entraînés à la détection de l’électronique se rendent chez Jimmy et recherchent la moindre preuve qui pourrait l’incriminer.

Et c’est le jackpot, coffres-forts remplis de métaux précieux, ordinateur caché dans une boîte de pop-corn contenant des millions de dollars en bitcoins, montagnes de cash, et finalement un wallet contenant des bitcoins volés à Silk Road en 2012. À l’issue de cette affaire, Jimmy plaide coupable pour fraude électronique et écope d’une peine de seulement un an de prison qu’il a commencé à purger le 14 juillet dernier à la prison de Montgomery en Alabama.

La sentence normale pour ce genre de chefs d’accusation est d’ordinaire de quelques mois à deux ans maximum s’il n’y a aucune circonstance aggravante. Dans le cas de Jimmy, le fait qu’il n’ait fait de mal à personne, sa coopération avec les autorités et sa sympathie naturelle ont sûrement joué en sa faveur dans la prononciation de sa peine.

Évidemment, il n’a pas le droit de garder son petit trésor en bitcoin et les fédéraux lui confisquent, le tout en appelant les victimes du vol à venir réclamer les fonds. Vous vous en doutez, il n’y a pas foule. Et, ce n’est pas étonnant vu que la plupart des victimes en question sont d’anciens utilisateurs de Silk Road dont je ne vais pas rappeler la réputation.

Pour Michael Bachner, l’avocat de Jimmy, ce dernier n’a clairement pas fait de tort au gouvernement américain. Au contraire même, en volant et en hodlant les bitcoins de Silk Road, il rend en réalité un petit service aux autorités américaines, étant donné que ces derniers ont déjà vendu une bonne partie des actifs liés à Silk Road depuis belle lurette.

Il explique qu’à la place de se retrouver avec l’équivalent de 14 millions de dollars en 2014, le gouvernement US se retrouve maintenant avec un pactole de 3 milliards, un peu culotté dit comme ça, mais pourquoi pas. D’ailleurs, sachez que les bitcoins de Jimmy commencent tout juste à être liquidés depuis le début de l’année. Ils en ont, par exemple, vendu un peu plus de 9.000 le 14 mars pour un total d’environ 215 millions de dollars, rien que ça.

Côté médias, il n’en fallait pas plus pour que certains titrent que l’anonymat de Bitcoin avait été cassé par les autorités américaines. Bon, en réalité, vous le savez sûrement, mais Bitcoin n’a jamais été anonyme, on dit plutôt qu’il est pseudonyme.

Epilogue

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que Bitcoin aide à déjouer des affaires criminelles. Que ce soit la chute d’un site pédopornographique, le démantèlement d’un réseau de financement du terrorisme, ou bien l’arrestation du couple qui avait volé plus de 3 milliards de dollars à Bitfinex en 2016, tous ces cas ont été résolus grâce aux caractéristiques de Bitcoin.

Pour Matthew Price, un agent de l’IRS chargé d’enquêter sur Binance notamment, lorsqu’un criminel vol des bitcoins, c’est comme s’il braquait une banque dans la neige, ça laisse des traces, beaucoup de traces.

Bitcoin est un réseau transparent où chaque empreinte reste à jamais gravée dans la blockchain et inutile de vous dire que cela n’est pas vraiment dans l’intérêt des gens qui voudraient l’utiliser à des fins criminels.

Et au fur et à mesure, que ce soit au gré de la compréhension de la technologie, ou bien de la sophistication des techniques d’analyse on-chain, le constat est plutôt sans appel. Les transactions illégales sur Bitcoin ne font que diminuer d’année en année. Alors non, évidemment, les autorités américaines n’ont pas réussi à casser l’invention de Satoshi Nakamoto, par contre il est certain que la police commence à être formée, des unités spécialisées en analyse on-chain commencent à être montées et il devient de plus en plus difficile de faire des choses illégales avec Bitcoin.

Et on peut se dire que ce n’est pas plus mal, peut-être qu’un jour Bitcoin cessera d’avoir cette image de réseau monétaire réservé aux terroristes et aux criminels et sera enfin reconnu par la majorité de la population pour ce qu’il est réellement, à savoir une réserve de valeur inaltérable, décentralisée, sans permissions et garantissant la souveraineté monétaire sans compromis. Du côté de Jimmy, il va donc purger sa peine d’un an et, pour info, on ne sait toujours pas qui s’est introduit chez lui pour lui voler des bitcoins, et peut-être qu’on ne le saura jamais. De même pas d’inquiétude, son chien Chad est actuellement gardé chez un ami de Jimmy et attend patiemment le retour de son maître.

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5 nouveaux projets crypto très attendus pour le prochain Bullrun

https://journalducoin.com/actualites/5-nouveaux-projets-crypto-tres-attendus-pour-le-prochain-bullrun/

Il y a trois semaines, j’ai sorti une vidéo sur cinq projets qui, d’après moi, étaient très attendus pour le prochain bullmarket. Vu vos retours, le format a l’air de vous plaire, et donc comme promis je vais remettre le couvert avec une seconde vidéo où l’on va se pencher sur cinq projets très prometteurs en se concentrant principalement sur le fondamental.

Si ce format vous plaît, on pourra décortiquer d’autres projets à l’occasion d’une prochaine vidéo. N’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. Vous connaissez la chanson, on commence par les petits disclaimers habituels. Cette vidéo n’est évidemment pas un conseil en investissement, faites vos propres recherches et forgez-vous vos propres opinions. De même, ceci n’est en aucun cas un partenariat rémunéré et je n’ai aucun lien avec les projets présentés.

Aztec Network

Sans plus attendre, commençons par le premier projet, Aztec Network. Ce projet est un peu particulier et s’inscrit dans la veine des blockchains qui visent à améliorer la vie privée et la confidentialité. Le protocole a été fondé en 2017 par Zac Williamson, docteur en physique des particules et ancien physicien au CERN, le célèbre Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire, et Joe Andrews, un entrepreneur et un développeur expérimenté diplômé de l’Imperial College of London.

Aztec Network est une blockchain qui fonctionne avec Ethereum et qui a pour objectif principal d’ajouter une couche de confidentialité sur la blockchain de Vitalik Butterin. Ils se présentent eux-mêmes comme « une blockchain chiffrée de nouvelle génération sécurisée par Ethereum ». Il faut savoir que le protocole est live depuis l’année dernière et est déjà implanté sur plusieurs gros projets bien connus de la DeFi comme Aave ou Lido par exemple.

Alors là, on peut se demander pourquoi aurait-on besoin de transactions plus confidentielles sur Ethereum ? Et bien, vous ne le savez peut-être pas, mais au contraire de Bitcoin, les transactions sur la deuxième blockchain du marché sont vraiment, mais alors vraiment tout sauf confidentielles, je vous explique. Bitcoin fonctionne sur le model UTXO, donc lorsque vous effectuez une transaction, vous envoyez des tokens avec votre adresse Bitcoin vers l’adresse Bitcoin du destinataire.

Sur Bitcoin, vous disposez d’une quasi-infinité d’adresses avec lesquelles vous pouvez envoyer vos fonds, tandis que votre destinataire dispose d’une quasi-infinité d’adresses pour les recevoir. Ensuite, votre logiciel qui vous sert de wallet se charge de faire la somme du solde de toutes vos adresses pour vous donner votre solde total.

Sur Ethereum, c’est différent, puisque la blockchain fonctionne sur un modèle dit “account”. En clair, vous avez une seule adresse publique par compte, un peu comme l’IBAN de votre banque, si on veut. Dans l’idée, ça veut dire que si un jour vous allez payer votre pain en Ether, et bien le boulanger sera au courant à la fois du solde de votre compte, mais également de vos transactions passées et futures. On est d’accord, c’est pas tellement souhaitable. Vous avez toujours la possibilité de créer plein de wallets, mais bon ce n’est pas le plus pratique.

Aztec Network vient s’attaquer à ce problème en proposant une solution basée sur les ZK-proofs. Vous vous souvenez ? Ces preuves à divulgation nulle de connaissance dont on parlait dans la vidéo précédente. En gros, elles vous permettent de prouver la véracité d’une information ou d’un calcul à quelqu’un sans pour autant lui transmettre l’information en elle-même. Et sur Aztec, ça permettra en quelque sorte de chiffrer des transactions. Bon un point crucial à comprendre avec ce projet, c’est que pour pouvoir atteindre leurs objectifs de confidentialité, ils ont dû renoncer à devenir compatibles avec la fameuse machine virtuelle d’Ethereum.

À la place, ils travaillent sur le développement de leur propre écosystème d’applications et planchent sur leur propre langage de programmation qui s’appelle Noir. Dans l’idée, c’est un langage basé sur Rust, open source et compatible avec la technologie ZKP. Et Rust, c’est plutôt solide, c’est le langage utilisé sur des blockchains comme Solana par exemple et qui est connu pour ses performances, et sa sécurité. Bref, le projet avance bien et il se démarque par son envie de créer tout un environnement qui se réclame des valeurs de la vie privée, de la sécurité, et de l’open-source.

Au total, ils ont levé environ 120 millions de dollars avec notamment une série B qui a eu lieu en décembre 2022 où ils ont réussi à mobiliser 100 Millions de dollars avec A16z en tête de liste. Pour rappel, c’est la filiale crypto et tech du célèbre fonds Andreessen Horowitz. Pour le moment, pas de token en vue, mais comme d’habitude, on n’est pas à l’abri d’un éventuel airdrop.

Et oui, Aztec est backé par Paradigm, et bon nombre des projets soutenus par la firme ont eu des airdrop comme dYdX ou bien Optimism, pour ne citer qu’eux.

ZKSYNC, le layer 2 star d’Ethereum

Maintenant, on va parler d’un projet dont vous avez surement déjà entendu parler tellement il est populaire et prometteur, zkSync. Il s’agit d’un Layer 2 qui a pour but d’apporter la scalabilité sur Ethereum sans pour autant faire des concessions sur la sécurité ou sur la décentralisation, plutôt classique pour un Layer 2.

zkSync a été développé par Matter Lab, une société fondée en 2018 par Alex Gluchowski, un diplômé en informatique de l’Université Technique de Berlin fort de pratiquement vingt ans d’expérience en développement de logiciels. C’est un protocole qui, comme plusieurs autres de ses concurrents, utilise la technologie des preuves à divulgation nulle de connaissance. Vous commencez à être familier avec ces termes, le moins que l’on puisse dire c’est que ces nouvelles technologies sont un bon présage pour l’avenir d’Ethereum et deviendront probablement incontournables.

Le protocole zkSync sort tout d’abord avec une première version en 2020 et ensuite avec un mainnet public de sa version 2, zkSync Era, en mars de cette année. La nouveauté sur la version 2 ? Entre autre, la compatibilité avec l’Ethereum Virtual Machine, le support de tous les langages EVM et notamment de Solidity et Vyper, les deux langages les plus utilisés sur Ethereum, ainsi qu’une scalabilité décuplée tout en bénéficiant de la sécurité du Layer 1 d’Ethereum.

Et autant vous dire que la promesse est grande, on parle de potentiellement 20 000 transactions par secondes avec très peu de frais et sans compromis sur la sécurité. On ne va pas rentrer dans les détails techniques car c’est vraiment très abrupt.
En tout cas, zkSync bénéficie déjà de pas mal d’intégration et d’un écosystème plutôt varié. On peut par exemple citer des systèmes d’achats de cryptomonnaies directement sur zkSync grâce à des partenariats avec Banxa ou Moonpay, ou encore des intégrations sur des exchanges comme ByBit ou Crypto.com par exemple.

De nombreuses applications décentralisées bien connues ont aussi intégré zkSync Era comme c’est le cas pour Uniswap, DyDx ou encore Curve, par exemple. Avec 500 millions de dollars de tokens bloqués sur le protocole, il se pose à la quatrième
place des Layers 2 d’Ethereum en termes de TVL, Valeur Totale Verrouillée en Français. Aujourd’hui, le projet a réussi à lever 458 millions de dollars à l’occasion de 5 tours de table dont un lead par Andreessen Horowitz, et un autre par Blockchain Capital, rien que ça. On ne sait pas encore quand arrivera le token de zkSync ni s’il arrivera un jour, mais il est probable qu’un airdrop soit en préparation pour les utilisateurs du protocole.

Au niveau de l’utilité du token c’est pareil, rien d’officiel mais si l’on se base sur les déclarations des fondateurs, les frais de transaction doivent être payés avec les tokens du L1, c’est-à-dire avec de l’ETH, donc à priori, on serait plutôt sur un token de gouvernance, qui servira à la décentralisation du protocole. On verra ce que ça donne pour ce L2 d’Ethereum qui s’annonce en tout cas très prometteur par ses caractéristiques. Un concurrent sérieux aux autres projets que l’on a présentés et
qui se situent dans la même veine.

Ethereum

Risc0

Là vous allez voir, on va parler d’un projet un peu moins connu mais aussi très intéressant, Risc Zero. Fondé par Brian Retford, Frank Laub et Jeremy Bruestle, tous ayant de solides compétences et de nombreuses expériences en conception de logiciels, Risc Zero se décrit comme une startup qui crée l’infrastructure et les outils nécessaires aux développeurs du monde entier pour créer des logiciels qui exploitent la technologie ZK Proof.

C’est plutôt un protocole d’infrastructure donc, un peu à l’image de LayerZero, que je vous avais présenté dans la précédente vidéo. Ils sont open-source et leur objectif principal, c’est de rendre la technologie Zk plus accessible que ce soit aux développeurs ou aux entreprises en leur permettant de déployer rapidement des applications qui utilisent ces technologies.

En 2022, ils lancent leur propre ZK-EVM qui permet, entre autres, à chaque développeur de construire des ZK proofs qui peuvent être exécutées simplement et efficacement. Le tout pouvant être exécuté avec du langage informatique traditionnel, ou bien réservé aux blockchains. L’idée, c’est de permettre aux développeurs de construire des applications utilisant la technologie ZK avec des outils qu’ils connaissent et en levant les barrières de la complexité des différents langages informatiques. Leur produit phare, c’est Bonsai, qui est une sorte de machine tout-en-un pour générer des ZK-proofs. Cela simplifie grandement l’utilisation de cette technologie pour améliorer la confidentialité et l’interopérabilité des chaînes, protocoles et applications.

Avec Bonsai, intégrer la preuve à connaissance zéro dans des environnements comme Ethereum et les blockchains de niveau 1 devient facile, ça nécessite vraiment peu d’efforts de développement. La zkVM de Bonsai, est basée sur RISC-V, qui, pour la faire courte, est un jeu d’instruction normalement utilisé dans l’électronique pure et dure. L’équipe de Risc Zero utilise ces instructions directement dans leur ZK-EVM et concrètement, ça permet d’écrire du code dans des langages informatiques connus comme en Solidity, ou bien des langages plus traditionnels comme C++ par exemple. Leur bibliothèque est vraiment vaste et ça permet une grande flexibilité.

En somme, ce que Risc Zero développe, c’est une sorte de roll-up universel et open-source, plutôt prometteur, pas vrai ? Pour le moment, le projet a pu lever un peu plus de 50 millions de dollars au total avec quelques beaux noms comme Blockchain Capital, ou bien Galaxy Digital, entre autres. On n’a pas encore d’information concernant un éventuel token, mais comme pour les autres projets, il faut rester à l’affût, peut-être qu’on aura des nouvelles plutôt rapidement.

Bera Chain

Passons maintenant à un protocole là encore très peu connu, mais qui, cette fois, n’a pas grand-chose à voir avec les ZK proofs, Berachain. Pour commencer, on ne sait pas trop d’où sortent les créateurs de Berachain. J’ai réussi à dénicher au moins trois co-fondateurs, SmokeyTheBera, Homme Bera et DevBear. On ne sait pas grand chose sur eux, si ce n’est que même en public, ils ont l’air de vouloir garder leur identité secrète.

Tout ce qu’on sait, c’est qu’ils sont tous trois basés à Toronto, et que le choix du pseudonymat est motivé par la volonté de construire sans être inquiété par des questions légales ou bien de sécurité personnelle. Le projet a débuté fin 2021 et à l’origine, ça a commencé avec une collection de NFT qui donnera naissance au projet Berachain. Ce nom vient d’ailleurs de “bear”, qui veut dire « ours », et qu’ils ont orthographié “bera” en référence au fameux “hodl” qu’on connaît bien
dans l’écosystème.

Il s’agit d’une blockchain basée sur Cosmos compatible avec l’Ethereum Virtual Machine et qui repose sur Tendermint, le consensus natif de Cosmos. En plus d’utiliser l’un des cadres de construction de blockchain les plus performant du
marché, tout en profitant de la fiabilité de Tendermint, le protocole intègre également un système de résistance contre les attaques Sybil plutôt novateur, le proof-of-liquidity. Pour rappel ou pour info, et sans rentrer dans les détails, une attaque Sybil se produit quand quelqu’un arrive à créer de multiples identités fictives pour tromper un système décentralisé.

C’est problématique dans le cas d’une blockchain par exemple, puisqu’en créant plusieurs identités, un attaquant peut influencer le système de manière injuste. Bref, les développeurs de Berachain ont proposé de contrer ce risque avec leur système de preuve de liquidité. Pour la faire courte, les utilisateurs peuvent miser divers actifs sur un validateur, recevant en retour des récompenses tokenisées. Le tout favorise l’interopérabilité grâce à l’adoption de Cosmos et permettant de participer au staking sans obligation de staker les tokens natifs de Berachain.

En clair, peu importe ce que vous stakez, vous devez juste prouver au protocole que vous avez des liquidités. D’ailleurs concernant les tokens natifs, ils misent sur un système avec trois tokens. D’abord,
le BERA, qui fonctionnera comme un token de gas, pour payer les frais de transaction donc, un peu comme l’ETH sur Ethereum.

Ensuite, le BGT, qui fonctionne comme un token de gouvernance avec des caractéristiques un peu particulières et qui permettra de participer aux décisions relatives à la blockchain. Et enfin le HONEY, un stablecoin collatéralisé par le consensus de Berachain et qui fonctionnera un peu comme le token de liquidité du protocole. Si on devait faire un parallèle, imaginez que vous avez de l’ETH et que tout cet ETH est staké pour sécuriser la blockchain Ethereum. Maintenant, imaginez que vous pouvez quand même utiliser cet ETH pour interagir avec des protocoles de DeFi comme Aave par exemple.

C’est ce que permet Berachain. Pour le moment, on en sait pas beaucoup plus sur le projet, si ce n’est qu’ils ont levé 42 millions de dollars en avril dernier à l’occasion d’une serie A avec Polychain Capital en tête d’affiche. La valorisation du projet s’élève à 420,69 millions de dollars et, je pense qu’entre ça et le nom du projet, vous aurez compris que le projet s’inscrit pleinement dans l’ethos de l’univers crypto.

D’après l’un des cofondateurs, Berachain, qui est pour le moment en devnet, devrait être lancé d’ici la fin d’année, et ses tokens natifs devraient arriver en même temps. En tout cas, le projet a l’air plutôt sérieux et leur produit a vraiment de quoi plaire par son fonctionnement et ce qu’il permet, affaire à suivre !

Kakarot un projet à surveiller pour le bull run

Kakarot

Pour le dernier projet prometteur de cette vidéo, on va parler de Kakarot, qui est, roulements de tambours, un projet français ! Kakarot est né durant la conférence StarkNet Community d’octobre 2022 et est à l’initiative de trois entrepreneurs, Elias Tazartes, Clement Walter et Danilo Kim. Ils disposent tous d’expériences en développement logiciels, et sont diplômés de grandes écoles comme Science Po Paris par exemple. D’ailleurs, Abdelhamid Bakhta de chez StarkWare, que vous connaissez sans doute si vous regardez la chaîne, est lui aussi impliqué dans le projet qu’il ne manque pas de suivre et de conseiller.

Et ce n’est pas pour rien, Kakarot va permettre, en quelque sorte, de rendre Starknet plus compatible avec Ethereum. Je m’explique rapidement. Les contrats sur Starknet sont aujourd’hui écrits en Cairo, un langage de programmation spécifique et plus adapté, pour pleins de raisons, à la technologie des zero knowledge proofs qu’utilise Starknet. Or, vous le savez peut-être, le Cairo, ce n’est pas du tout la norme dans les langages de programmation sur Ethereum, c’est même tout le contraire en fait.

La norme, c’est plutôt le Solidity, un autre langage de programmation. A cause de ça, entre autres, Starknet est incompatible avec la machine virtuelle Ethereum, ce qui veut dire que les projets qui veulent intégrer leur technologie seraient dans l’obligation d’embaucher deux équipes de développeurs, une qui code, par exemple, en Solidity, et l’autre qui adapte et maintien le code en Cairo. On ne va pas plus rentrer dans le détail, mais il faut retenir une chose de Kakarot, c’est que
c’est une implémentation de la machine virtuelle d’Ethereum, mais en langage Cairo. Et ça, c’est une super nouvelle pour les projets comme Starknet qui utilisent ce langage.

En tout cas, le projet a l’air de plaire puisqu’ils ont annoncé une pre-seed en juin dernier avec ni plus ni moins que le soutien de Starkware, évidemment, mais aussi Nicolas Bacca, cofondateur de Ledger et du metaverse The Sandbox, et, tenez-vous bien, Vitalik Butterin himself. Et vu les visions de ce dernier, ce n’est pas surprenant. Et oui, pour lui, plus il y a de zkEVM, mieux c’est. Il encourage la diversité d’approche et d’architectures, donc un projet qui promet de rendre cette diversité plus facile, ça ne pouvait que lui plaire. Pour l’instant, il n’y a eu qu’une pre-seed et une seed et on ne sait pas trop combien ils ont levé, mais on sait qu’à l’issue de la pre-seed, ils avaient un total de 48 investisseurs et une valorisation d’environ 15 millions de dollars.

En tout cas, le projet s’annonce plutôt prometteur et mérite d’être suivi de près, si vous voulez mon avis.

Nous voilà donc arrivés à la fin de la présentation de 5 projets attendus pour le prochain bull run. La première partie de cette vidéo, disponible ici, aborde quant à elle les 5 cryptomonnaies les plus attendues pour 2024.  J’ai encore de nombreux projets en tête donc si vous voulez une suite à cette vidéo, faites-le-moi savoir en commentaire sur notre chaîne YouTube.

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Binance : comment CZ est-il devenu l’homme à abattre ?

https://journalducoin.com/exchanges/binance-comment-cz-devenu-homme-abattre/

Ça ne vous aura sans doute pas échappé, la semaine dernière, il y a eu un nouveau tremblement de terre dans l’écosystème crypto. Changpeng Zhao, qu’on va appeler CZ tout au long de cette vidéo, a démissionné de son poste de CEO de Binance. En effet, c’est une sanction historique qui a été infligée à la plateforme d’échange par les autorités américaines, 4.3 milliards de dollars d’amende.

Mais pas si vite, on va profiter de cette vidéo pour parler de CZ, l’ex PDG de Binance qui aura réussi à changer à jamais la face de l’écosystème crypto. Et, on fera aussi un petit tour d’horizon de ce qu’il s’est passé et les conséquences que ça pourrait avoir. C’est parti !

1977 à 2013 : l’apprentissage du jeune CZ

Changpeng Zhao est né en 1977 dans la province du Jiangsu, en Chine. Né de parents enseignants, vous devez savoir qu’il ne faisait pas très bon de travailler dans le milieu de la culture ou de l’enseignement en Chine pendant ces années-là.

Dès qu’il en a eu la possibilité, le père de CZ a saisi l’opportunité de s’expatrier au Canada. Quelques années plus tard, le reste de la famille finit par le rejoindre après les événements de la place Tian’anmen en 1989 et CZ s’installe donc à Vancouver au Canada.

Les années passent et il finit par fréquenter l’université McGill de Montreal où il se spécialise en informatique et en programmation, tout en aidant financièrement sa famille avec des petits boulots, tantôt comme employé de station service, tantôt chez McDonald’s.

À la fin de ses études, il effectue un stage au Tokyo Stock Exchange où il est chargé de développer un logiciel pour faciliter leurs opérations. Il continue dans sa lancée comme développeur chez Bloomberg Tradebook pour finalement retourner en Chine en 2005 et fonder sa propre entreprise : Fusion Systems. C’est un fournisseur de solutions de trading à haute fréquence et il faut l’avouer, ça marche plutôt bien.

En 2013, à l’occasion d’une partie de poker avec Bobby Lee, il découvre Bitcoin. Pour la petite histoire, Bobby Lee à ce moment-là, c’est le PDG de l’un des premiers exchanges de bitcoins, BTC China. Il parle à CZ de Bitcoin et de son potentiel pour l’avenir et ce dernier commence à creuser le sujet. La même année, il assiste à la conférence Inside Bitcoin à Las Vegas qui rassemble notamment Vitalik Buterin qu’on ne présente plus, et bon nombre d’autres chefs d’entreprises liés de près ou de loin à l’écosystème crypto.

Et là c’est le déclic, en fin d’année, CZ vend son appartement à Shangai et achète du bitcoin avec l’intégralité de l’argent qu’il récupère. Il en achète environ 1500 à un cours de 600$ par bitcoin, mais le cours dégringole très vite à 200$ et paf… Bear market.

La naissance de Binance

Et oui, comme quoi, même les plus grosses figures de l’écosystème peuvent perdre à leurs débuts. D’ailleurs, il déclare en 2021 qu’il possède toujours une grande partie de ces bitcoins. Mais pas de soucis, il a de la ressource et sait se débrouiller. Très vite, il trouve un travail dans l’industrie du Bitcoin, chez Blockchain.info, un service de wallet et d’explorateur de blockchain qui existe toujours sous le nom de blockchain.com. Il travaille chez eux en tant que responsable de développement.

Après quelques mois passés dans la structure, il décide de changer d’air et rejoint la plateforme d’échange OKCoin en tant que directeur technique où il restera également un peu moins d’un an avant de refonder une entreprise liée au trading, BijieTech. À ce stade, vous l’avez compris, CZ est en train de s’ancrer petit à petit et de se faire un nom dans l’écosystème crypto et aussi dans le monde de l’entrepreneuriat.

Et, arrive 2017, la folie des ICO, un bitcoin qui bat des records, des volumes qui crèvent le plafond, bref, un bullmarket d’anthologie. À ce moment-là, CZ est toujours proche de l’écosystème crypto et il constate plusieurs choses. Les exchanges c’est bien, mais c’est lent, ça crash à cause de trop grosses affluences, et globalement l’expérience utilisateur est vraiment déplorable. Et, aucun effort n’est fait dans l’industrie, chacun se copie les uns les autres sans réelle amélioration sur ces points cruciaux.

Et là, il passe à l’action. Lui, son idée, c’est de créer un exchange tout-en-un. Une plateforme où, une fois que vous êtes dessus, vous n’avez pas besoin d’en sortir. En juillet, Binance est lancé à Hong Kong. D’ailleurs, pourquoi avoir choisi le nom Binance ? C’est un mélange entre Binary, un clin d’œil au code binaire, le langage des ordinateurs, et finance.

Au début, c’est plutôt simple, Binance fonctionne comme un broker traditionnel, ils mettent en relation des acheteurs et des vendeurs, et prennent des frais sur chaque transaction. En juillet 2017, il profite du climat réglementaire plutôt souple et de la vague de capitaux apportée par le bullrun pour lancer son ICO, celle du BNB. Les investisseurs pouvaient alors acheter 2700 BNB au prix d’1 ETH. À son terme, il récolte près de 15 millions de dollars et ni une ni deux, il lance Binance.

Et là, fort de son expérience passée, que ce soit dans les logiciels de trading ou bien dans les sociétés crypto qu’il a pu intégrer, et avec un timing qui était vraiment bon, autant vous dire que tous les ingrédients étaient réunis pour que la mayonnaise prenne, et pas qu’un peu.

logo de binance dans un cadran de montre
Logo de Binance

Binance et la muraille de Chine

En septembre 2017, alors que Binance n’a que quelques mois et déjà 4 ICO à leur actif sur leur plateforme, la nouvelle tombe. Les ICO sont considérées comme des fraudes en Chine et les investisseurs doivent être remboursés. À ce moment-là, la plateforme opérait à Hong-Kong, mais c’est du pareil au même, puisque bon nombre des clients de Binance provenaient de Chine intérieure.

Quelques mois à peine passent et Binance se hisse déjà dans le top des exchanges. L’ascension est rapide, un peu trop même et ça leur causera de gros soucis au niveau réglementaire par la suite. L’un des premiers gros challenge que CZ doit surmonter avec Binance est l’interdiction des ICO par le gouvernement Chinois.

Pour Binance, c’est un coup de massue, parce qu’il faut bien se dire que les startups derrière les 4 ICO en question n’avaient pas du tout la trésorerie pour rembourser les investisseurs. En effet, il manquait près de 6 millions de dollars pour dédommager tout le monde.. Face à ça, CZ se positionne en sauveur de l’écosystème et va prendre une décision qui sera évidemment saluée par tout le monde, combler les trous avec les fonds de la société.

Dans le même temps, Binance déménage et s’installe au Japon, la régulation en Chine est tout simplement trop compliquée à gérer. Et d’ailleurs, ils ne vont pas y rester longtemps, puisqu’ils vont s’installer ensuite à Malte, à Singapour, et à d’autres endroits aux 4 coins du monde.

Mais chaque fois, la régulation va les rattraper et leur mettre des bâtons dans les roues. En 2019, CZ annonce la nouvelle, Binance va opérer sans quartier général.

L’ascension de Binance

Et ce ne sont pas les seules embûches que la plateforme va rencontrer au cours de son histoire. Dans cette même année 2019, c’est plus de 40 millions de dollars en bitcoin qui sont dérobés suite à un piratage. CZ réagira rapidement et l’exchange couvrira les pertes en toute transparence.

Évidemment, ces soucis n’arrêteront pas Binance qui va multiplier les opérations pour attirer toujours plus de clients. Frais de trading ultra-compétitifs, launchpad, carte bancaire, avantages en tout genre… rien ne semble pouvoir arrêter la plateforme numéro un de l’écosystème.

Et quand je dis numéro un, c’est vraiment un euphémisme, Binance traite, à l’époque, plus de volume de transaction que ses 5 plus gros concurrents réunis, c’est littéralement le mastodonte du secteur. Bref, depuis le début, Binance va se construire autour des visions novatrices de CZ, que ce soit au niveau de son management très horizontal, ou bien au niveau de ses convictions concernant les crypto et la blockchain.

Pour lui, tout ce qu’il construit participe indubitablement à l’avenir technologique de la finance et des paiements. Il met aussi un énorme point d’honneur à la démocratisation, que ce soit par l’éducation, ou bien par la simplification de tout ce qui touche de près ou de loin aux cryptos.

On l’a dit, Binance est une sorte d’outil tout-en-un où vous pouvez tout faire, c’est un écosystème à part entière et la Binance Smart Chain en est un très bon exemple. À partir de 2020, il commence à travailler sur son propre projet de Blockchain, avec le BNB en guise de token principal.

binance
Binance devient un écosystème. à part entière avec la Binance Smart Chain

L’arrivée du BNB, la crypto de la discorde

Là, c’est encore un coup de génie au niveau du timing, puisque ce lancement profitera largement des frais devenus extrêmement élevés sur Ethereum, qui se retrouve complètement congestionné en période de forte activité. Ça aura le mérite d’apporter le monde de la finance décentralisée directement à la porte des petits portefeuilles, qui ne peuvent pas profiter convenablement de la DeFi sur Ethereum.

Bon, il ne faut pas se leurrer non plus, bien que CZ paraisse toujours comme un homme simple qui se ramène en short et en tongs aux évènements importants, le département marketing de Binance ne lésine pas sur le bling-bling. En 2017, ils ont même organisé un giveaway où ils faisaient gagner une Lamborghini, rien que ça. En tout cas, le marketing semble avoir marché.

En 2023, Binance c’était plus de 90 millions d’utilisateurs à travers le monde avec, pour 2021, plus de 20 milliards de dollars de revenus pour près d’un milliard de bénéfices net. Et pour CZ, ça marche plutôt bien, il est passé de simple développeur à multimilliardaire en seulement quelques années, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a eu le nez fin au niveau des timings, il a fait les bonnes choses au bon moment. Dites-vous bien qu’aujourd’hui, malgré le bear market, CZ reste classé 67ᵉ du Bloomberg Billionnaires Index, et encore, ce classement ne se base que sur ce que l’on connaît publiquement de sa fortune.

Mais voilà, on dirait bien que rien n’est éternel. Vous l’avez sans doute vu passer, CZ se voit dans l’obligation de démissionner de son poste de CEO chez Binance.

Et ça, suite à une enquête du Departement Of Justice U.S qui date en réalité de 2018. On l’a dit en début de vidéo, Binance se retrouve à devoir verser une amende de 4.3 Milliards de dollars et va également devoir quitter les État-Unis.

En prime, Binance devra, pendant cinq ans minimum, se soumettre à une surveillance et une transparence totale de ses activités, et traquer rétroactivement les transactions illicites qui auraient eu lieu sur leur plateforme, en plus de totalement coopérer avec les autorités américaines.

Comprenez bien une chose, c’est qu’ici, on parle d’un renoncement de Binance à la pleine possession de l’entreprise, chaque opération, chaque transaction, tout sera scruté de A à Z par les autorités américaines pendant ces cinq années.

Les raisons ? Entre autres, conspiration, conduite d’une entreprise de transfert d’argent sans autorisation, non-respect des exigences contre le blanchiment d’argent, facilitations de transactions illicites… Bref, une liste bien fleurie.

CZ en tenue décontractée à un événement crypto

Mais ce n’est pas tout, CZ va plaider coupable et va devoir lui-même payer une amende de 50 millions de dollars, dire adieu à son rôle au sein de l’exchange et renoncer à toute place chez Binance pendant minimum 3 ans.

Celui-ci a plaidé coupable pour non-respect des lois anti-blanchiment d’argent et accepte les sanctions qui ont été prises à son encontre. Pour l’anecdote, trois jours plus tôt, CZ disait ceci à propos du départ de Sam Altman, le fondateur d’OpenAI, notamment derrière ChatGPT.

« Savoir quand abandonner le contrôle d’une entreprise que vous avez fondée est l’une des décisions les plus délicates ».

Le roi est mort, vive le roi : Richard Teng, le nouveau patron de Binance

Ceci étant dit, c’est Richard Teng qui prendra la place de CZ. Vous vous demandez sans doute qui c’est ? C’est un Singapourien qui a travaillé notamment pour le gendarme monétaire de Singapour, ainsi qu’en tant que Chef de la réglementation pour la bourse de la cité-Etat.

Bref, c’est pas n’importe qui et avec lui, on risque de voir rapidement Binance rentrer dans le rang. Coïncidence ou pas, celui-ci est également membre du Word Economic Forum de Klaus Schwab, souvent pointé du doigt dans l’écosystème pour diverses raisons d’influence, de transparence, et de corruption.

En tout cas, il ne fait aucun doute que si Binance et CZ ont accepté ces sanctions, ce n’est pas pour rien. En effet, ça leur évite une procédure judiciaire encore plus longue et potentiellement avec une issue moins favorable.

À ce stade, pour eux, l’idée, c’est d’éviter la catastrophe et de sauver les meubles, et puisque la machine judiciaire américaine est en route, autant tenter de l’arrêter.

Maintenant pour CZ, c’est une autre paire de manche. Pour les accusations auxquelles il fait face, il risque jusqu’à 10 ans de prison. Par contre, il semble qu’il ait signé un accord incluant une renonciation à son droit de faire appel, à condition que sa peine ne dépasse pas 18 mois de prison. En clair, probablement que s’il passe par la case prison, ça ne devrait pas être pour trop longtemps.

Pour les conséquences que cela devrait avoir sur l’écosystème, il est encore trop tôt pour le dire. D’une part, il y a du pour et du contre. À court terme, il est possible que cette situation entraîne de nombreux soucis, puisque déjà tout, ça semble très difficile à monitorer, et ensuite, ça veut probablement vouloir dire un développement plus lent, une concurrence moins prononcée avec des acteurs plus frileux, ce qui est bien normal.

À long terme toutefois, on pourrait avoir un développement plus conventionnel de l’écosystème, qui pourra effacer petit à petit cette image de far-west qu’il a auprès des régulateurs et du grand public, pourquoi pas.

D’autre part, ça pourrait constituer un véritable coup de pied dans la fourmilière du game des exchanges et, il se peut que les dommages collatéraux soient nombreux et même que certains ne soient pas encore envisagés.

Et enfin, il faut bien se dire une chose, c’est que les autorités américaines n’en sont pas à leur coup d’essai sur ce genre de pratiques. Bon nombre d’entreprises se sont déjà vu infliger une surveillance rapprochée de la part du gouvernement américain, comme la société française Airbus par exemple.

Le mot de la fin

En clair, ça fait un moment que les États-Unis s’accordent un pouvoir extra-territorial important envers de grosses firmes étrangères, pour diverses raisons économiques et politiques, et Binance n’est que dans la continuité de tout ça.

Si vous voulez en savoir plus, je ne peux que vous recommander l’excellent thread d’Antoine aka Esprit Cryptique, membre éminent du Journal du Coin, qui dresse un excellent tableau de l’affaire et de ses potentielles conséquences.

Dans tous les cas, seul le futur nous dira comment tout cela va évoluer, mais il est indéniable qu’on est en train d’assister à de nombreux changements et, même s’il n’est plus trop permis d’en douter à l’heure actuelle, nous sommes bel et bien entré dans l’ère de la régulation, et il va falloir faire avec.

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Le bull run de bitcoin (BTC) a t-il déjà commencé ?

https://journalducoin.com/?p=650313

Dans cette nouvelle vidéo sur notre chaîne YouTube, on va se poser la question qui fâche, celle qui est sur toutes les lèvres. Est-on oui ou non, aux prémices d’un marché haussier ? Le bitcoin a déjà fait x2 par rapport à son point bas, l’ETH x 2,3 et certains altcoins ont également littéralement explosé à la hausse. Sommes-nous dans un bull trap, en français un piège haussier ou le bull market va-t-il se poursuivre ?

Bon nombre d’entre vous m’ont déjà posé la question et aujourd’hui, on va se pencher sur les différents éléments à surveiller pour savoir si oui ou non on peut envisager un marché haussier durable dans un futur plus ou moins proche. On va exposer tous ces éléments en partant de la base pour ensuite prendre de la hauteur et contempler, au global, ce que l’on peut tirer de tout ça. On va surtout parler de fondamental, je laisse l’analyse technique aux personnes dont c’est le métier et qui le font bien mieux que moi.

Petit disclaimer habituel, ceci n’est évidemment pas un conseil en investissement, faites vos propres recherches pour vous forger vos propres convictions.

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Les cycles de Bitcoin

On va commencer par le plus évident, les cycles. L’idée, c’est que le marché est régi par des cycles, qui, sur Bitcoin sont de 4 ans, du moins jusqu’à présent. Classiquement, ça commence par une phrase d’accumulation, avec de l’incertitude, une faible volatilité et des volumes à plat.

On embraye sur une phase de marché haussier où le prix monte, monte, et monte jusqu’à atteindre un climax. Ensuite, on a une phase de distribution, c’est une période où les acheteurs et les vendeurs sont plus ou moins à l’équilibre, on a de gros volumes exécutés, mais des prix qui ne varient que très peu.

Et enfin, une phase de marché baissier, où c’est la panique à bord, avec des conditions de marché déplorables et de gros volumes à la vente… Et ainsi de suite. Là, si on en croit ce schéma, on serait à peu près… là. Ce modèle de cycle se répète depuis la naissance du Bitcoin et est rythmé, entre autres, par un autre élément particulier, le halving.

Prévu pour avril 2024, celui-ci arrive très exactement tous les 210.000 blocs de la blockchain Bitcoin. Bon nombre de personnalités de l’écosystème se sont récemment montrées très enthousiastes vis-à -vis de cet événement tant attendu.

Le halving de Bitcoin

Pour rappel, le halving, c’est la division par deux de la prime des mineurs de Bitcoin. Pour expliquer rapidement, lorsque vous minez du Bitcoin, vous gagnez une prime de minage à chaque bloc que vous validez. Aujourd’hui, la prime s’élève à 6.25 bitcoins par blocs, ce qui veut dire que toutes les 10 minutes environ, un mineur remporte 6.25 bitcoins pour récompenser son travail.

Le halving day, c’est le jour où cette prime est divisée par deux. Au prochain halving donc, les mineurs ne remporteront plus 6.25 bitcoins par blocs, mais 3.125 bitcoins.

Tableau des hlavings de bitcoin

Vous le voyez sur le tableau, on sait très précisément quand chaque halving aura lieu, au bloc près. Comme je vous l’ai dit, en termes de temporalité, on sait que le prochain arrivera à peu près en avril 2024. Cette certitude est un élément central de la politique monétaire de Bitcoin.

Dans le fond, chaque halving a effectivement été synonyme de forte hausse du marché et on est en droit de s’attendre à ce que ce schéma se répète. Et oui, une prime de minage plus faible, mécaniquement, c’est moins de créations journalières de nouveaux bitcoin, donc moins de pression à la vente par les mineurs qui doivent payer leurs frais de fonctionnement, mais en plus le bitcoin devient mécaniquement plus rare.

Ajoutons à cela l’effet médiatique du halving, puisque son approche est souvent l’occasion pour les médias, notamment traditionnels, de remettre le sujet sur le devant de la scène et en quelque sorte, de rappeler au monde entier que Bitcoin existe toujours. Bon, moins de pression vendeuse, hausse de l’intérêt, raréfaction… On doit bien avoir tous
les ingrédients d’un bull market là, non ?

Et bien… pas sûr. Je m’explique. Il faut prendre en compte deux choses, déjà, le halving day et les cycles sont des éléments connus. Ce que je veux dire par là, c’est que ça n’a rien d’imprévisible, au contraire. Et on sait une chose, c’est que le marché fonctionne par anticipation.

Dans ce cas-là, comme le halving et les cycles sont hautement anticipés, le marché devrait déjà les avoir pricés à plusieurs reprises et donc le prix du bitcoin devrait être… presque stable. Mais ce n’est pas ce que l’on observe évidemment, et il y a une raison bien particulière à cet état de fait. Ces deux éléments ne suffisent pas à expliquer les mouvements à la hausse du cours du bitcoin durant toutes ses années d’existence. Il est probable que le halving influe sur le prix d’une manière ou d’une autre, mais pour moi, ce n’est pas le seul élément que vous devriez surveiller pour le prochain bullrun.

Alors est ce bientôt le retour du bull run crypto ?

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Que nous dit l’analyse technique de Bitcoin ?

Bon, on peut aussi évoquer un élément d’analyse technique, tout de même. Par exemple, le MVRV Z-score. On ne va pas détailler son fonctionnement, mais en gros, quand la courbe orange est dans la zone verte, c’est plutôt une zone de bottom. Quand elle est dans la zone rouge, c’est plutôt un top de marché.

En tout cas historiquement, ça a toujours marché et aujourd’hui, on sort tout juste de la zone verte. Et vous allez le voir, ça corrobore pas mal avec d’autres facteurs qui nous disent que peut-être, on est au commencement de quelque chose d’intéressant. Mais bon, prenons un peu de hauteur maintenant.

L’autre chose à inclure dans notre analyse, vous l’aurez peut-être deviné, c’est la macro, c’est-à-dire l’économie globale. Et depuis que Bitcoin existe, le moins que l’on puisse dire c’est que l’on était dans un environnement plutôt accommodant.

Bitcoin a vu le jour en 2008, juste après la crise des subprimes qui avait précipité le monde dans une énorme crise financière. Depuis, on compose avec des taux d’intérêts au raz des pâquerettes, et même parfois des taux négatifs.

Autant vous dire que c’est le genre de climat qui était hautement favorable à l’investissement dans des actifs risqués comme Bitcoin justement. Penchons-nous plus en détail sur ces fameux taux d’intérêt dont on entend parler comme le némésis absolu des marchés financiers.

Dans l’absolu, ce n’est pas tout à fait faux, mais prenons quand même le temps de comprendre deux ou trois petites choses. Ca ne vous aura sûrement pas échappé, depuis le début d’année 2022, les États-Unis ont commencé une politique de hausse des taux, notamment en réponse à l’inflation qui commençait à pointer sévèrement le bout de son nez.

La FED est-elle à l'origine du repli de l'inflation en début 2023 ?

La politique de la FED sert-elle Bitcoin

Bon, l’idée de cette vidéo, c’est pas de faire un cours d’économie, mais c’est tout de même intéressant de se demander pourquoi une hausse des taux ferait baisser l’inflation.

En fait, c’est le taux directeur des banques centrales qui augmente fortement. Celui de la FED, la banque centrale des États-Unis par exemple, s’établit à un peu moins de 6% au
moment où j’écris cette vidéo. il faut voir que ce n’est pas rien, la dernière fois que les taux sont montés si fort, c’était juste avant la crise des subprimes de 2008.

Et cette fois-ci, la remontée est encore plus rapide que la dernière fois. Ce taux directeur sert de base et de référence pour les taux pratiqués par les banques commerciales, c’est-à-dire les banques qui nous prêtent de l’argent à vous et à moi. Et donc pourquoi augmenter les taux ferait baisser l’inflation ? En gros, l’idée c’est que le crédit devient plus cher, ça encourage les acteurs économiques à retarder leurs dépenses car emprunter devient plus coûteux à un instant T.

Donc ça devrait engendrer une baisse de la demande au global, entraînant moins de pression sur les prix en faisant baisser la quantité de monnaie émise. Ca, c’est la théorie, parce que dans la réalité, que ce soit l’inflation ou l’efficacité des politiques monétaires, toutes deux sont conditionnées par énormément de facteurs. A ce stade vous l’aurez compris, cet environnement financier n’est absolument pas bénéfique aux actifs dit “risk-on”, c’est-à-dire les actifs risqués, dont font encore partie Bitcoin et les cryptos.

Et aujourd’hui, le fameux pivot de la FED, c’est-à-dire le moment où cette politique monétaire frileuse redeviendra plus accommodante, est attendu de pied ferme. Tout le monde attend le beau temps après la tempête, en somme. Mais le truc c’est que, ben ce n’est pas si simple. En fait, si la FED décidait de pivoter maintenant et commençait à diminuer drastiquement les taux d’intérêts, ça serait probablement catastrophique pour l’économie.

Pour la faire courte, le dollar pourrait perdre de sa valeur très rapidement, ce qui aurait pour effet de mettre une grosse pression à la hausse sur… le pétrole. Et oui, dans un monde où le dollar est roi, le prix du pétrole est très largement exprimé, en dollars. Et autant vous dire qu’une hausse du pétrole, c’est un facteur d’inflation extrêmement
important, si ce n’est l’un des principaux.

Plutôt moyen pour le “soft landing” promis par Powell, le patron de la FED, depuis le début de toutes ces manœuvres monétaires. Et avec les élections américaines qui approchent, c’est peu probable que la FED prenne ce genre de décision dans un futur proche. Et oui, en période d’élection, une inflation galopante et une situation économique
catastrophique, ce n’est jamais bon. Donc ils doivent calmer le jeu au moins jusque-là, et la jouer serré.

D’ailleurs, ces fameuses élections américaines sont très attendues dans l’écosystème, puisque plusieurs candidats sérieux ont manifesté un enthousiasme assez marqué envers
Bitcoin et les crypto. Mais pas d’inquiétude, on aura l’occasion de parler plus en détail de ces élections dans une prochaine vidéo. Ceci étant dit, la conséquence principale de tout ça, c’est que la quantité de monnaie en circulation se retrouve contractée et donc forcément, on touche un point crucial pour le marché des crypto, la liquidité.

Et là, y’a des choses intéressantes qui commencent à se passer. En juin, face au risque de défaut sur leur dette, le trésor américain a finalement sauvé les meubles et a autorisé de nouveaux emprunts. En clair, on balance la poussière sous le tapis, et on passe le tapis au napalm. Mais peu importe, parce que depuis cette annonce, près de 300 milliards de dollars ont été injectés dans l’économie.

Et ça, c’est plutôt accommodant pour les marchés financiers, et c’est peut-être l’une des raisons qui expliquent les récentes hausses du Bitcoin. Maintenant au global, il faut bien comprendre une chose, comme on l’a dit l’environnement n’est absolument pas propice aux actifs risk-on. En ce moment, les investisseurs sont très largement dans des stratégies de conservation plutôt que de spéculation.

En réalité, pour s’en rendre compte, pas besoin d’aller chercher bien loin. Il suffit de regarder le rendement des obligations américaines, je m’explique. Lorsque vous êtes une entité avec beaucoup d’argent, vous devez placer cet argent, le faire travailler. Pour ça vous avez plusieurs stratégies, et vous le savez sans doute, le rendement est toujours proportionnel au risque.

Bitcoin, un actif risqué ?

Par exemple, acheter de l’or est très très safe, par contre le rendement ne sera vraiment pas incroyable. Au contraire, acheter du bitcoin vous promet un rendement potentiellement énorme, mais est considéré comme risqué. Le débat n’est pas de savoir si c’est risqué ou pas, mais de comment le marché le perçoit.

Et aujourd’hui, le bitcoin est toujours considéré comme un actif à risque, sinon il ne s’échangerait pas à 37.000$, croyez moi. Maintenant voyons un actif que vous connaissez peut-être et qui est considéré comme relativement safe, les obligations d’état. Pour la faire courte, une obligation, c’est un petit bout de papier où il est écrit que l’État vous
doit une telle somme d’argent à une telle échéance. Vous donnez votre argent à l’État, et celui-ci promet de vous le rendre à un moment précis, moyennant un taux de rémunération
fixe.

Et bien ce taux, en ce moment, il crève les plafonds. Et c’est peu dire, les obligations à 6 mois d’échéance sont rémunérées à 5.4% au moment où j’écris cette vidéo. En comparaison, les obligations à 30 ans sont rémunérées à 4.5%. Oui oui, le marché considère qu’il est plus safe, et donc moins rémunérateur, de conserver du dollars pendant
trente ans, que pendant six mois.

Vous vous dites qu’on marche sur la tête ? En réalité, ce phénomène s’appelle l’inversion de la courbe des taux et, on va pas rentrer dans le détail ici, mais retenez que c’est pas un très bon signe de santé économique et financière.

En clair, aujourd’hui, si vous êtes une grosse fortune américaine, vous avez le choix entre aller faire joujou sur des protocoles de DeFi pour aller gratter quelques pourcentages avec un haut niveau de risque, ou encore acheter des crypto volatiles et risquées, ou bien vous pouvez mettre votre argent au chaud à la FED et le récupérer dans 6 mois avec un premium de 5%. Le choix est vite fait si vous voulez mon avis.

Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est qu’il commence à se passer quelque chose. Doucement mais sûrement, l’orage est en train de passer et la grosse monnaie commence à se tourner de nouveau vers les actifs risqués. Et vous savez quoi ? Très récemment, on a même l’open interest des contrats futurs CME, donc en gros les institutionnels américains, qui a dépassé l’open interest sur Binance.

De plus, on l’a vu, des liquidités commencent petit à petit à revenir vers les marchés financiers, le robinet commence à être de nouveau ouvert. Cependant, pas de précipitation à avoir, le contexte global est toujours relativement tendu et, il faut l’admettre, très peu propice à une injection massive de liquidité. Les élections américaines qui approchent, la potentielle approbation d’un ETF spot sur Bitcoin qui est toujours en suspens, les taux qui sont toujours au plus haut… Tout ça fait qu’il n’est pas forcément aisé de savoir à coup sûr si on est un bull market, par contre, de manière purement objective, on est peut-être à l’aube de quelque chose, au début du printemps en quelque sorte.

De votre côté, restez attentif aux opportunités, et également à ce qu’il se passe autour de vous. Entre économie, géopolitique, crises et événements inattendus en tout genre, le sentiment et le comportement des marchés est comme une girouette qui indique la direction du vent. Notre but à nous tous, c’est de naviguer à vue et d’orienter notre voile le mieux possible.

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Saga Tether et Bitfinex : la sombre histoire de l’USDT

https://journalducoin.com/actualites/saga-tether-bitfinex-sombre-histoire-usdt/

L’USDT est l’une des cryptomonnaies les plus controversées, au cœur de nombreux
scandales
, elle enregistre quotidiennement un volume de plusieurs dizaines de milliards de
dollars.

L’entreprise derrière le premier stablecoin du marché, vous la connaissez, ou du moins,
vous avez déjà entendu son nom. Il s’agit évidemment de Tether et dans cette vidéo, je vais
vous raconter l’histoire palpitante qui entoure cet acteur de l’écosystème.

Ce qui a commencé comme une petite startup deviendra en quelques années seulement un
véritable empire capable de faire des vagues jusque dans la finance traditionnelle. Aujourd’hui, on va se pencher sur l’un des piliers de l’écosystème crypto, un mastodonte du secteur dont l’ombre plane en permanence au-dessus de nos têtes. C’est parti !

De RealCoin à Tether : de l’altcoin au stablecoin

En octobre dernier, Paolo Ardoino, directeur technique chez Tether et Bitfinex, annonçait la
nouvelle. Dorénavant, il assurera la fonction de directeur général au sein de Tether..
Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais il s’agit véritablement de la voix de Tether,
notamment sur Twitter.

Et d’ailleurs, celui-ci s’est très récemment exprimé auprès de Bloomberg sur leurs futurs
engagements
concernant la transparence des réserves du stablecoin. Vous ne le savez peut-être pas, mais Tether et la transparence, ça n’a pas toujours été une histoire d’amour, du coup cette annonce n’est pas passée inaperçue.

Tout commence en 2012 sur une idée de J.R Willett, un développeur américain reconnu
dans l’écosystème. Pour la petite histoire, c’est le créateur des ICO, et à ce moment-là, il
imagine quelque chose qui va révolutionner l’industrie : construire de nouvelles cryptomonnaies au-dessus de Bitcoin.

Cette idée, il va la concrétiser en créant MasterCoin, qui deviendra Omni Layer. En gros,
c’est une seconde couche de Bitcoin qui permet entre autres de créer et d’échanger des
tokens personnalisés, ainsi que de construire des contrats intelligents.

Et justement, c’est en utilisant cette nouvelle technologie qu’en 2014, Brock Pierce, Reeve
Collins, et Craig Sellars, trois entrepreneurs américains, vont concevoir un outil qui va tout
changer, le stablecoin.

Ensemble, ils fondent la startup RealCoin et, le 6 octobre 2014, la magie opère. Les
premiers jetons RealCoin sont émis sur la blockchain Bitcoin grâce au protocole Omni Layer.
Un mois plus tard, l’entreprise se renomme finalement Tether, pour s’éloigner un peu de l’image des altcoins et affirmer son identité.

Logo de Thether

Qu’est-ce qu’un stablecoin ?

À ce moment-là, il y a trois stablecoin disponibles sur le Yen, l’Euro, et évidemment le Dollar.
L’entreprise Tether Limited est basée à Hong-Kong et est censée détenir un dollar américain
dans ses réserves pour chaque USDT émis.

Avant de continuer, penchons-nous un petit peu sur les stablecoins. Déjà, il faut bien se dire
une chose, c’est qu’à ce moment-là, l’écosystème a cruellement besoin de ce genre d’outils.
Ça paraît trivial aujourd’hui si vous êtes dans les cryptos depuis peu, mais dites-vous
qu’avant, lorsque vous mettiez de l’argent sur Bitcoin, il n’existait aucun outil pour se couvrir
de sa volatilité.

L’idée ici, c’est d’avoir une cryptomonnaie indexée à une monnaie fiduciaire. Pour l’USDT, il
s’agit donc d’un token qui suit la valeur du dollar américain. Basiquement, vous pouvez
échanger vos cryptos contre de l’USDT lorsque vous souhaitez vous retirer du marché, et ça
sans avoir à cash out.

En clair, vous restez en crypto, mais vous avez un token équivalent au dollar. Car oui, c’est ça l’utilité fondamentale des stablecoins, se mettre à l’abri de la tempête. Bon, vous vous en doutez, tout n’est pas rose et rien n’est sans risque.

Les utilisateurs de l’UST, le stablecoin décentralisé de Terraform Labs, en ont, par exemple,
fait les frais, même si ce n’était pas tout à fait le même genre de risques que sur l’USDT.
Mais passons.

Le stablecoin est un outil indispensable dans notre écosystème, et lorsque l’USDT est
arrivé, il répondait à un réel besoin, il y avait vraiment une demande conséquente pour ce
type de produit.

Bref, le temps passe et Tether entame sa conquête du monde des cryptos et encore
aujourd’hui, leur USDT s’impose comme le plus gros stablecoin du genre. Rendez-vous
compte, le bazar pèse 85 milliards de dollars à l’heure actuelle, c’est colossal.

Mais vous vous en doutez, un tel mastodonte ne peut pas être exempt de tout reproche, et
autant, vous dire que ces dernières années, quand Tether vacillait, c’est tout l’écosystème
qui tremblait.

Maintenant, il est temps de vous parler de Bitfinex. C’est un gros exchange Hong-Kongais crée en 2013.

Bitfnex, l'exchange hongkongais qi a perdu des milliers de BTC
Logo de Bitfinex

Bitfinex, la plateforme aux milliers de bitcoins envolés

Le 22 mai 2015, Bitfinex est hacké. Au total, 1500 bitcoins manquent à l’appel. Bon, vous me direz, ça arrive surtout à cette époque. Environ un an plus tard, la plateforme subit de nouveau un hack de 119 000 Bitcoins cette fois.

Là, ça commence à faire beaucoup, surtout qu’on ne parle plus du tout des mêmes montants. Et ça, ça met un gros coup de projecteur sur l’exchange et ses pratiques. Ah, et accessoirement ça a fait chuter le cours du Bitcoin de plus de 20 % en une seule journée. Depuis, les voleurs ont été retrouvé et ont plaidé coupable pour le vol des fonds de la plateforme, et l’histoire derrière tout ça est vraiment croustillante.

Encore aujourd’hui, c’est l’un des plus gros hack qui a eu lieu dans notre écosystème. Mais revenons à Bitfinex. Ils ont géré le hack à leur manière et, sans rentrer dans le détail, il y a eu le gel d’une partie des fonds des utilisateurs et une distribution d’un token en compensation, le BFX.

C’était un token de dette, en clair une promesse de l’entreprise de rembourser les pertes sur le long terme en rachetant le token en question avec une partie de leurs bénéfices. Il était d’ailleurs possible de trader le token sur la plateforme.

Les jetons d’une valeur nominale de 1 dollar s’échangeaient entre 0,49 $ et 0,65 $ pendant la majeure partie de l’année 2016. La décote reflétant le risque perçu par le marché que la plateforme ne serait jamais en mesure de récupérer la perte. Le prix est même monté jusqu’à 0,89 $ en mars 2017.

Qu’on s’entende bien, c’est mieux que rien, mais bon, quand vous vous connectez et qu’une
partie de vos précieux bitcoins ont été remplacés par un token obscur, c’est plutôt moyen.

Bon, ils finiront tout de même par couvrir les pertes et, au final, les utilisateurs lésés qui
avaient gardé leurs tokens BFX seront bien remboursés moins d’un an après le piratage. En parallèle, quelques semaines plus tôt, la CFTC, l’organe chargé de la régulation des matières premières aux Etats-Unis, leur avait infligé une amende de 75.000 $ pour non-respect de la législation.

À ce moment-là, c’est un peu la débâcle chez Bitfinex, les banques qui acceptent de
travailler pour la plateforme d’échange deviennent de plus en plus rares et ça devient
compliqué à cacher. En plus, à la même période, Bitfinex est au cœur de l’écosystème, c’est la plateforme qui enregistre le plus gros volume d’échange quotidien, donc tout ça n’est vraiment pas anodin.

Dans le même temps, on voit que Tether imprime des USDT en masse, et le doute
commence doucement à infuser. Des rumeurs commencent à circuler, Tether n’aurait pas
assez de dollars en collatéral dans ses réserves.

Bitfinex et Tether : les liaisons dangereuses

Et oui, souvenez-vous, l’USDT est censé être un stablecoin centralisé, c’est-à-dire que pour
un USDT en circulation, ils doivent impérativement avoir un dollar en réserve. Et là, la CFTC revient à la charge et commence à taper du poing sur la table, arguant que Tether n’a jamais organisé d’audit professionnel dans les règles de l’art.

En gros, les réserves de Tether sont totalement opaques et il y a de sérieux doutes sur le fait
qu’ils disposent du collatéral suffisant. Tether a bien effectué un audit comptable, mais, juste avant ça, ils ont reçu plus de 380 millions de dollars de la part de Bitfinex. Comme c’est bizarre. D’ailleurs, ça leur aura valu une amende plutôt salée de plus de 40 millions de dollars.

Bon, on l’a dit tout à l’heure, Bitfinex a beaucoup de mal à trouver des banques qui acceptent de travailler avec eux. En 2019, ils conviennent d’un accord avec Crypto Capital, une banque crypto-friendly qui accepte de leur fournir ses services.

Bitfinex va leur transférer près d’un milliard de dollars. Il faut bien comprendre qu’à cette
époque Crypto Capital est l’une des banques les plus importantes de l’écosystème crypto.
L’histoire est longue et mériterait une vidéo dédiée, mais ce que vous devez retenir c’est que
ça a mal tourné et qu’ils ont fini par partir avec la caisse.

C’est une perte sèche de 850 millions de dollars pour Bitfinex, et on va le voir, Tether va
jouer un sacré rôle dans cette affaire. Mais, pas que Tether d’ailleurs, puisque Bitfinex va organiser une ICO pour son token d’exchange au même moment, le LEO Token. Les fonds levés seront utilisés pour couvrir les pertes et combler le trou béant laissé par Crypto Capital.

Vous l’aurez compris, il y a de réelles inquiétudes sur l’état des réserves de Tether, et petit à
petit, les gens vont essayer de comprendre de quoi il en retourne. D’abord on ne peut pas passer à côté de Bitfinex’ed qui est un crypto-enquêteur qui a fait un énorme travail de recherche en tentant de montrer et de prouver les liens qui existent entre Bitfinex et Tether.

Il évoque à la fois des fraudes, des manipulations de marché, et même le déclenchement de
certains gros mouvements sur le prix du bitcoin à cause des magouilles des deux entités. Si
vous ne le connaissez pas et que ça vous intéresse, je vous encourage vivement à aller voir
son travail.

Et puis ce n’est pas le seul à avoir ce genre de soupçons. En 2019, une plainte est déposée
à l’encontre de Bitfinex, Tether et compagnie les accusant des mêmes griefs.
Et puis des articles sont publiés, des études aussi, qui montrent une étrange corrélation
entre la hausse du prix du Bitcoin et l’impression d’USDT.

Bitfinex et Tether : une relation trouble et opaque.

L’affaire des Paradise Papers

Bon, à ce stade, vous aurez peut-être compris qu’il existe des liens étroits et obscurs entre
Bitfinex et Tether, mais une affaire en particulier viendra éclairer tout ça, les Paradise
Papers
.

Vous savez, les millions de documents rendus publics en 2017 par le consortium international des journalistes d’investigation. Ces papiers divulguent des informations sur les avoirs offshore de personnalités politiques, célébrités et entreprises, et révèlent des pratiques d’optimisation et d’évasion fiscale à grande échelle.

Dans cette myriade de scandales financiers, on apprend qu’une partie de la tête de Bitfinex
est la même que celle de… Tether. En tout cas, deux cadres dirigeants de Bitfinex, Giancarlo Devasini et Philip Potter, sont bel et bien liés de très près à Tether.

D’après les documents, ils seraient à l’origine de l’implémentation de Tether Holdings Limited aux Îles Vierges Britanniques en 2014. D’ailleurs, c’est Appleby eux-mêmes qui auraient aidé à faciliter les opérations. Pour rappel, c’est le cabinet d’avocat d’où les Paradise Papers ont fuité. Et ça ne s’arrête pas là.

On finit également par apprendre que le CEO de Tether, Jean-Louis Van Der Velde, est aussi… le CEO de Bitfinex. Là, le doute n’est plus vraiment permis, il existe bel et bien une relation qui lie Bitfinex et
Tether d’une manière ou d’une autre. Tous les soupçons se confirment, jetant un réel froid sur l’ensemble de l’écosystème.

Si on récapitule, voilà ce qu’on reproche à Tether à ce moment-là. Fraude, blanchiment d’argent, manipulation du prix du Bitcoin et réserves insuffisantes… Vous vous souvenez des 850M$ volés par Crypto Capital à Bitfinex ? Et bien la justice New-Yorkaise les accuse d’avoir avant leur ICO couvert les pertes avec les réserves de l’USDT.

Tether va se voir infliger une autre amende de 18,5 millions de dollars et l’obligation de fournir un état trimestriel de ses réserves. Devinez quoi, cet audit des réserves de Tether finit par arriver en 2021. On l’attendait depuis… 2014, rien que ça.

Tether ne détient que 3 % de cash

La nouvelle tombe, Tether ne détient que 3% de cash. Et oui, sur les 40 milliards de dollars
qui sont censés composer les réserves de Tether, seulement 160 millions sont du dollars au
sens où vous et moi l’entendons c’est-à-dire de l’argent sur un compte en banque. .
Après tout ça, pourquoi Tether est encore debout ? Et bien parce qu’en vrai, c’est plutôt
normal pour une entreprise de ce genre. Je m’explique.

En réalité, Tether possède 75 % de cash et équivalents, et c’est ce « équivalents » qui est
important. Là-dedans, on retrouve des bons du trésor américain, et d’autres papiers
financiers qui sont considérés comme du cash, car plutôt faciles à liquider. C’est-à-dire qu’ils
peuvent y avoir accès facilement, donc c’est assimilé à du cash.

Le reste de la trésorerie est constitué de métaux précieux, d’emprunts, et même de crypto.
Par exemple, on sait que le premier octobre, ils avaient environ 60.000 bitcoins dans leur
réserve, soit un peu plus de 2 milliards de dollars en BTC à l’heure où j’écris ces lignes.
Comme je le disais, ce sont des pratiques courantes pour ce genre de structures, ne pensez
surtout pas que votre banque possède des millions de vrais euros pour garantir les fonds de
leurs clients.

Après théoriquement, votre banque est garantie par l’état via la garantie des dépôts, ce n’est
pas le cas de Tether et si l’un ou l’autre vient à tomber, pas sûr que Tether soit sauvé, lui.
Mais là encore les choses changent, les stablecoins, et particulièrement Tether, créent une
véritable demande pour les obligations d’état américaines.

Ils sont les 16ᵉ plus gros détenteurs de ce type de produits, et laissez-moi vous dire qu’il
n’est pas souhaitable pour le gouvernement américain de voir s’effondrer l’un des plus gros
acheteurs de ses obligations.

C’est peut-être une forme d’assurance de la part de Tether qui petit à petit va devenir Too
big to fail, comme les grosses banques américaines. Et puis bon, avec la récente hausse des taux, autant vous dire que cette stratégie a été plutôt lucrative.

Récemment, ils ont déclaré un profit trimestriel de 850 millions de dollars qui catapulte leur
réserve excédentaire à plus de 3.3 milliards de dollars. Aujourd’hui, Tether semble se porter comme un charme et il faut l’admettre, malgré tout le tumulte qui les entourent, ils sont encore debout.
Des efforts ont l’air d’être fait de leur côté au niveau de la transparence pour pouvoir
regagner la confiance massive du public, notamment avec la nomination de Paolo Ardoino
aux commandes de l’entreprise.

Et, ils ont plutôt intérêt, avec l’arrivée de l’USDC et d’autres stablecoin du genre, la
la compétition est plutôt rude, même si Tether conserve encore aujourd’hui très largement son
leadership. En tout cas, malgré tous ces soucis, on dirait bien que les investisseurs ont plus ou moins décidé d’éluder tout ça. Le stablecoin reste aujourd’hui un outil fondamental de l’écosystème qui permet de se préserver de la volatilité, mais aussi, il faut le dire, de s’affranchir des contraintes et des délais liés aux banques.

C’est une nouvelle façon d’utiliser le dollar américain. D’ailleurs dans les pays non
bancarisés, l’USDT est souvent bien plus utilisé que le bitcoin. Je dois dire que je suis assez
admiratif de Tether, ils ont toujours réussi à se sortir des problèmes et ils restent très rock
dans leur approche de l’écosystème. J’attends tout de même beaucoup plus de
transparence de leur part et l’on espère tous qu’ils n’auront pas de gros soucis avec les
régulateurs.

Pour fêter l’arrivée de son MEX, SwissBorg lance une grande opération avec 100 000$ de cadeaux à distribuer. Une quête à accomplir pour obtenir l’un des 1600 prix en partenariat avec Stepn, Asset Dash ou encore Degens Factory, dont de précieux NFT aux pouvoirs exceptionnels. Téléchargez l’appli SwissBorg et créez votre compte pour suivre les étapes qui y seront indiquées et participez à la Méga Raffle !!

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Les ETF Bitcoin SPOT vont-ils faire exploser le prix des cryptomonnaies ?

https://journalducoin.com/bitcoin/les-etf-bitcoin-spot-vont-ils-faire-exploser-le-prix-des-cryptomonnaies/

Récemment, une archive Gary Gensler, actuel patron la SEC, est réapparue sur Twitter. Vous le savez peut-être, celui-ci n’est pas étranger au monde des cryptomonnaies. Avant d’être président de l’autorité des marchés financiers américains, il enseignait les fondamentaux de la blockchain au MIT et était également proche de Changpeng Zhao, l’actuel PDG de Binance, qu’il aurait rencontré à plusieurs reprises. On l’entend exprimer son incompréhension sur le fait qu’il n’existe toujours pas d’ETF spot sur Bitcoin. Plutôt curieux, pas vrai ? En tout cas, pour J.P Morgan, l’une des plus grosses banques d’investissement américaine, les choses sont plutôt claires. Un ETF Spot Bitcoin n’est qu’une question de temps, et on pourrait même le voir arriver avant Noël.

Et il faut bien vous dire que cet ETF, ça fait vraiment un moment que tout le monde parait l’attendre. Ben oui, à chaque Bullrun de Bitcoin, cette narrative est sur la table. Mais bon, cette fois, il y a des raisons de penser que c’est la bonne.

Accrochez vos ceintures parce qu’aujourd’hui, on va prendre une bonne dose d’opium et voir ce qu’on est en droit d’attendre de l’approbation d’un ETF Spot sur Bitcoin.

Bitcoin aux USA : la convoitise des institutionnels

D’abord, posons les bases. Vous le savez peut-être, aux États-Unis, il n’existe pas cinquante façons de s’exposer au cours du Bitcoin lorsque vous êtes un institutionnel, c’est-à-dire une entité régulée par la loi. Ah ben oui, si vous pensez que les gros poissons passent par des exchanges détrompez-vous. Bien sûr, rien n’empêche, en théorie, les gros fonds de frapper à la porte de Coinbase en leur tendant une grosse valise de billets.

Je dis bien en théorie, parce que en pratique, ce ne sont pas le genre d’entités qui investissent quelques milliers de dollars dans Bitcoin. Dans la réalité, ils ont des millions, voire des milliards à acheter pour le compte de leurs clients, et parfois pour eux-mêmes. Et ça, ben ça pose un problème, puisque concrètement, cela veut dire qu’ils ne peuvent pas utiliser la voie du marché.

En effet, il n’y a tout simplement pas une liquidité suffisante, ca provoquerait certes une sacrée bougie verte, mais aussi un slippage des enfers.

Vous vous rendez bien compte que pour ces acteurs, passer par les mêmes voies que le
retail, c’est-à-dire vous et moi, ce n’est juste pas envisageable, alors ils doivent emprunter
d’autres chemins, par exemple, utiliser ce qu’on appelle des produits financiers.

Et pour Bitcoin, grosso modo y’en a deux. Les ETF, et les Trust. On va commencer par le plus simple, le trust.

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Entre ETF et Trust, Bitcoin balance

Un Trust, c’est quoi ?

C’est le nom qu’on donne à une structure juridique qui a la mission de détenir des actifs pour le compte de ses clients. Ensuite, elle est découpée en parts et celles-ci sont distribuées aux clients. Vous avez sûrement déjà entendu parler de Grayscale et son GBTC, ben c’est un trust.

C’est assez classique comme structure, ce qu’il faut retenir c’est que pour ce genre de produits financiers, en général, les frais de gestion sont plutôt élevés et qu’en achetant ça, vous n’achetez pas vraiment du Bitcoin, mais on va y revenir.

Les ETF Futures

Bon passons aux ETF maintenant. Déjà, il en existe deux types.

D’abord, l’ETF avec exposition indirecte, que l’on appelle aussi synthétique, c’est un produit financier qui va utiliser des produits dérivés pour répliquer les performances d’un actif précis.

Ce que ça veut dire, c’est que lorsque vous investissez dans ce genre d’ETF, vous achetez un produit financier qui est basé sur des contrats. Ça peut être des contrats futurs, ou bien des options, par exemple, mais retenez bien qu’il n’y a pas réellement le sous-jacent derrière.

Par exemple, si vous achetez un ETF Futures pour le pétrole, et bien l’entreprise qui émet l’ETF ne possède pas physiquement des centaines de barils de pétrole.

Plusieurs de ces ETF existent déjà pour Bitcoin, et même pour Ether, notamment aux États-Unis.

Mais bon, vous l’avez compris, à ce stade, le principal risque de ces produits, c’est le risque de contrepartie. En clair, vous faites confiance à l’entreprise et vous savez pertinemment qu’elle n’a aucun Bitcoin physique. Si l’entreprise fait faillite, ou bien s’il y a un problème, vous n’aurez que vos yeux pour pleurer.

Qu'est ce qu'un ETF Bitcoin ?

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Les ETF Spot

Du coup, ce qui nous intéresse ici, c’est plutôt les ETF spot. Et un ETF spot, contrairement à l’ETF synthétique, il a une exposition directe. Il possède réellement l’actif sous-jacent. Dit autrement, si un ETF spot pour Bitcoin pèse disons 10 milliards de dollars, alors en théorie, l’entreprise derrière l’ETF devra posséder 10 milliards de dollars de Bitcoin.

D’ailleurs, il est intéressant de noter qu’il existe déjà des ETF Spot sur Bitcoin, notamment au Canada.

Là, si vous avez suivi, vous aurez l’impression qu’un trust et un ETF, finalement, c’est un peu pareil, non ? Eh ben… Pas tout à fait.

La différence principale, c’est que sur les ETF, il existe ce que l’on appelle un mécanisme de création et de rachat. On ne va pas rentrer dans les détails, car c’est un peu abrupte, mais en gros, ça permet à un ETF d’être plus précis dans le tracking de la performance du sous-jacent.

Si le cours du Bitcoin est à 20 000 $, alors le cours de l’ETF sera également dans ces eaux-là. Pour le trust ben… ça dépend.

Rappelez-vous du GBTC de Grayscale, par exemple, celui-ci s’échange avec un discount de 17 % environ. En gros, acheter du Bitcoin chez Grayscale, c’est payer 17 % moins cher que le prix du marché. Ce discount a même atteint presque 50 % en fin d’année 2022. Oui oui, 50 %. En clair, quand le Bitcoin était tombé aux alentours des 16.000 $, vous aviez virtuellement la possibilité d’en avoir pour 8.000 $ chez Grayscale.

Pourquoi virtuellement ? Ben, rappelez-vous, c’est un trust, donc si vous achetez du GBTC, vous ne possédez pas vraiment des Bitcoin. À la place, vous avez un petit bout de papier où il est marqué que vous êtes propriétaire de parts de Grayscale qui, eux, possèdent des Bitcoins. Ce n’est pas tout à fait pareil.

Bref, si on récapitule, les trust ça coûte cher, ça suit pas très bien les performances de l’actif sous-jacent, et en plus ca a un risque de contrepartie.

Les ETF Futures, ça suit un peu mieux le cours du sous-jacent, mais pareil, le risque de contrepartie est bel et bien présent, puisque l’émetteur de l’ETF ne possède pas directement l’actif.

Le Graal serait donc un ETF spot ? Pas sûr

Il reste encore beaucoup de zones d’ombre sur la forme que prendra ce type de produit financier s’il finit par arriver sur Bitcoin. Bon, tout le monde s’accorde un peu à dire que c’est plus une question de « quand » que de « si » à ce stade.

Sachez quand même que le taux d’approbation des ETF de BlackRock par la SEC est quand même de 575 pour…un. Oui oui, sur l’intégralité des demandes de BlackRock concernant ce genre de produits financiers, ils ont été retoqués qu’une seule fois.

Mais du coup, concernant ces fameuses zones d’ombre, dites vous qu’en théorie, le sous-jacent doit être acheté par l’émetteur de l’ETF, certes, mais ces gros fonds vont probablement avoir recours à des intermédiaires. Par exemple pour l’ETF proposé par BlackRock, l’intermédiaire ne serait autre que… Coinbase.

D’ailleurs, petite subtilité, le fameux ETF Spot de BlackRock est en fait un trust. Oui oui, au sens juridique du terme, il s’agit bien d’un trust, mais qui devrait avoir des mécanismes similaires à un ETF, et donc qui s’échangera comme tel.

L’ETF Spot Bitcoin, un risque systémique pour l’écosystème ?

Il y a aussi des craintes qui se sont soulevées vis-à -vis de l’arrivée de ce produit financier, particulièrement sur une mainmise de Bitcoin par les institutionnels et une manipulation accrue de son prix.

Certains soulignent aussi qu’un ETF spot Bitcoin pourrait représenter un risque systémique pour le protocole, notamment en diluant ses valeurs de souveraineté et de décentralisation.

Et oui, si vous achetez le Bitcoin de BlackRock, vous n’aurez pas vraiment vos coins en votre possession, au chaud dans votre portefeuille personnel.

A la place, vous faites confiance à Blackrock pour faire le job et ne pas vous vendre une sorte de BlackRock Bitcoin qui ne vaudrait pas grand-chose.

Pour la petite anecdote, dans la demande de BlackRock pour son ETF, ils stipulent qu’en cas de hard fork de Bitcoin, c’est-à-dire de séparation de la chaîne, ceux-ci se réservent le droit de choisir quelle blockchain sera la vraie blockchain, le vrai Bitcoin. Bizarre, non ?

Bon, cela dit, on parle de BlackRock, mais en réalité, il y a plusieurs dossiers en attente sur les bureaux de la SEC, au moins 8, avec chacune des deadlines particulières. D’ailleurs, ils traînent un peu des pieds et ne font que repousser les dates.

Les prochaines deadlines ont lieu, pour la majorité, en début 2024 et, comme vous le voyez sur le tableau, on n’en est pas du tout à la première échéance.

Allez, vous êtes prêts pour une petite dose d’espoir ? On va parler prix.

Bitcoin

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L’ETF Spot Bitcoin aux USA propulsera-t-il le cours du BTC ?

Il est vrai que l’approbation d’un ETF spot pourrait littéralement faire exploser le cours du Bitcoin à la hausse, et ce, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, ca provoquerait irrémédiablement une vague spéculative. On l’a bien vu quand la reine des cryptomonnaies à pump de presque 10 % à la seule annonce du listing de l’ETF de BlackRock au Depository Trust & Clearing Corporation.

D’ailleurs, pour Eric Balchuna, analyste spécialisé dans les ETF de Bloomberg, ce listing montre que l’ETF de Blackrock est bel et bien sur le feu.

Ensuite, il faut bien se dire que l’illiquidité du marché du Bitcoin est à un all-time-high, et que ça ne va pas aller en s’arrangeant. Déjà à cause du halving, mais aussi parce que les exchanges s’assèchent lentement mais sûrement.

Bref, il y a de moins en moins de Bitcoin disponibles, et ce n’est pas tant une question de prix ici, mais une question de quantité. Il faut bien comprendre que même les plus grosses entreprises du monde ne pourraient jamais acquérir autant de Bitcoin que l’on fait Microstrategy, le prix a beau être plus bas, la quantité de Bitcoin disponible est vraiment plus basse.

Par contre, si un ETF spot Bitcoin est approuvé, ça va bel et bien engendrer une vague de demande pour acheter du Bitcoin. Et, à ce moment-là, si la quantité est restreinte, alors le juge de paix devient le prix.

C’est pour ça que ce type de produit financier est très attendu sur Bitcoin. L’illiquidité du marché couplée aux caractéristiques de la reine des cryptos et, le halving qui approche, ça risque de provoquer un choc d’offre et de demande plutôt intéressant à observer.

Et puis on peut en rajouter une couche, dites-vous que le premier produit financier de ce genre lancé sur l’or date de 2004.

Cours de l'or

En à peine 5 ans, le cours de l’or a enregistré une hausse de près de 500%. Bon, sur fond de crise économique, mais tout de même.

Quoi qu’il en soit l’approbation d’un ETF spot Bitcoin rendrait les choses beaucoup plus simples pour les gros fonds, en plus de donner une énorme légitimité à l’invention de Satoshi Nakamoto.

En tout cas, l’approbation d’un premier ETF spot Bitcoin semble imminente et cela risque d’ouvrir véritablement les vannes aux institutionnels pour venir se positionner sur ce marché.

Reste à savoir comment tout ça va se matérialiser et quelles seront les conséquences pour le protocole.

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Ripple (XRP) vs SEC : le procès qui va changer la face de l’écosystème crypto

https://journalducoin.com/?p=643354

« Une grande victoire pour Ripple mais surtout pour l’ensemble du secteur crypto. »

Voilà ce que disait Brad Garlinghouse, CEO de Ripple dans une interview sur CNBC le 14 juillet dernier. On est d’accord, ça fait un peu Neil Armstrong posant le pied sur la Lune, mais ce n’est pas totalement pour rien, le 13 juillet, Ripple a eu gain de cause devant les juges américains. Le jugement est sans appel, Ripple n’a pas enfreint la loi sur les securities en vendant son token XRP.

C’était déjà une petite victoire pour Ripple et vous en avez sûrement entendu parler jeudi dernier, il y a eu du nouveau. La SEC, le régulateur des marchés financiers américain qu’on ne présente plus, abandonne ses poursuites contre les dirigeants de Ripple. Alors, est-ce vraiment une capitulation de la part de Gary Gensler et son équipe ? Pas sûr.

En réalité, l’histoire ne touche pas totalement à sa fin. Restez avec nous, dans cette vidéo, on va parler de l’un des procès les plus importants du secteur, dont l’issue pourrait bien changer à jamais le visage de l’écosystème crypto.

Il était une fois, Ripple et son XRP

Laissez-moi revenir un peu sur Ripple Labs, la société au cœur de cette affaire.

En 2011, un certain Jed McCaleb trouve que le réseau Bitcoin est trop gourmand en énergie et décide de concevoir son propre système de monnaie numérique. Il s’associe avec un autre entrepreneur, Chris Larsen. En 2013, la société annonce une levée de fonds auprès plusieurs gros investisseurs institutionnels, comme le célèbre capital-risque Andreesen Horowitz et devient finalement la société que l’on connait aujourd’hui sous le nom de Ripple Labs.

Pour la petite histoire, McCaleb, le père de Ripple donc, est aussi le fondateur d’un exchange tristement célèbre que vous connaissez probablement. Cependant, il le revendra avant de se lancer dans Ripple, son nom, Mt Gox. Mais c’est une autre histoire et on vous parlera sûrement de cette saga à l’occasion d’une prochaine vidéo.

Le réseau Ripple a un fonctionnement bien particulier, qui ne ressemble pas vraiment à Bitcoin ou Ethereum. Pas de proof-of-work, ni de proof-of-stake, même pas vraiment de blockchain à vrai dire. Tout repose sur un algorithme exécuté par des nœuds choisis par le réseau qui, ensemble, forment la Unique Node List, composée d’un peu plus d’une centaine de nœuds.

Le système mis au point par Ripple repose sur sa propre cryptomonnaie native, le XRP. Pour faire simple, lors d’un transfert d’euro à dollars, par exemple, le protocole échange vos euros contre des XRP, puis vos XRP contre des dollars, le tout en très peu de temps et à moindres frais.

Voilà sommairement comment fonctionne la technologie de Ripple. Le but de l’entreprise est de proposer une nouvelle infrastructure aux banques et institutionnels pour accélérer leurs transferts financiers. Pour simplifier, là où Bitcoin se pose en concurrent du système bancaire actuel, Ripple essaye de l’améliorer. Aujourd’hui, Ripple a noué plus de 100 partenariats à travers le monde, ce n’est pas rien.

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Ripple et la centralisation, une liaison dangereuse

Mais, il y a quand même quelques problèmes. Outre toute l’affaire avec la SEC, certains estiment que la centralisation des nœuds est un énorme problème sachant qu’une grande majorité d’entre eux sont entre les mains de la société mère. Vitalik Butterin, le fondateur d’Ethereum lui-même, s’est d’ailleurs exprimé plusieurs fois à ce sujet.

En plus de ça, l’émission et la vente du XRP sont en majorité contrôlées par la société. Sur 100 milliards de jetons, seuls 52 % sont en circulation, alors que l’autre partie est encore entre leurs mains, pour des raisons qui n’ont jamais été divulguées publiquement.

Bref, fin 2020, la SEC, le gendarme des marchés financiers américains, dépose une plainte à l’encontre de Ripple Labs, la société derrière le jeton XRP. Évidemment, ils poursuivent aussi Chris Larsen et Brad Garglinghouse, les principaux directeurs de l’entreprise.

En gros, ils affirment que la vente des tokens XRP constitue une offre illégale de securities sur le territoire américain au sens du test de Howey.

Si vous ne connaissez pas ce test, sachez qu’il s’agit d’un ensemble de critères utilisés aux États-Unis pour déterminer si un investissement constitue une offre d’actifs soumis à la réglementation des titres financiers. Si votre investissement répond favorablement aux critères fixés par ce test, il est classé comme une securities, et tombe de facto sous le joug de la SEC.

Pour autant, Ripple n’a rien lâché, surtout à cause du manque de preuves avancées par la commission. Mais un élément en particulier viendra tout chambouler, les courriers de William Hinman, le prédécesseur de Gary Gensler à la présidence de la SEC.

Rendez-vous compte, il aura fallu 18 mois pour obtenir ces documents. La SEC avait même déposé une demande auprès de la commission pour les sceller, demande qui sera évidemment rejetée en mai.

Dans ces papiers, on apprend qu’Hinman avait essayé de répondre à la question épineuse de la classification des crypto. Alors, securities ou pas ?

Le patron de la SEC, Gary Gensler, demande un budget supplémentaire au Sénat pour continuer son combat contre les sociétés cryptos
Gary Gensler, le patron de la SEC

Les cryptos sont-elles des securities ? L’éternel dilemme de la SEC

Pour lui, les ICO, par exemple, entrent bel et bien dans ce cadre. Pour rappel, les ICO ce sont les ventes de tokens, ça représente une espérance de gain pour l’investisseur donc, logiquement, on peut faire rentrer ça dans les securities.

Mais il y a quelques problèmes, par exemple, lorsque l’entreprise derrière les cryptoactifs n’est pas ou plus centralisée, comme une DAO par exemple. Et, c’est là qu’on atteint les limites du test de Howey. Pas surprenant, ce truc date d’avant l’apparition d’internet.

Côté Ripple, tout l’enjeu est de convaincre les juges que la majorité des investisseurs n’ont pas acquis des XRP pour du profit, mais pour la participation au réseau ou d’autres motifs disons… plus vertueux.

Pour défendre ça, l’entreprise aurait fait signer des déclarations sous serment à certains investisseurs, disant qu’ils n’ont jamais recherché de profit avec leur achat de tokens XRP mais plutôt l’utilité et la participation au réseau. Ça paraît un poil léger comme preuve.

Revenons à Hinman et les fameux documents. Ils étaient très attendus pour le cas Ripple, mais finalement, dedans, il n’y a aucune mention du XRP, nulle part. Par contre, Ethereum et Bitcoin sont bel et bien mentionnés.

Bon pour Bitcoin, rien de nouveau. L’invention de Satoshi Nakamoto est bien considérée comme une commodity, c’est-à-dire une marchandise. Et pour Gary Gensler, le patron actuel de la SEC, ça fait sens, même s’il ne veut pas le dire, il semble plutôt d’accord avec ça.

Par contre pour Ethereum, c’est plus compliqué. Déjà, Gensler fait clairement l’autruche vis-à-vis de la classification de la seconde cryptomonnaie du marché.

Ensuite, Ethereum possède une fondation, des fondateurs et des développeurs bien connus et identifiés, pas comme Bitcoin. En gros, la police peut frapper à la porte de Vitalik et cela aura des conséquences sur Ethereum. Par contre, bon courage pour frapper à la porte de Satoshi.

Peu importe, pour Hinman, Ethereum n’est pas une security. Oui oui, vous avez bien entendu, l’ancien patron de la SEC considérait Ethereum comme une matière première, comme Bitcoin.

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Ethereum, le caillou dans la chaussure de Gary Gensler

Mais, ça, c’était avant et le passage en proof-of-stake pourrait remettre cela en cause. Ben oui, rappelez-vous, le Merge d’Ethereum a eu lieu sous l’ère Gensler et, pour ce dernier, les cryptos en proof-of-stake constituent à priori des securities.

Autant vous dire que du côté de Ripple, ça l’a mauvaise et à raison puisqu’Hinman aurait contacté Ethereum pour comprendre comment fonctionne la fondation et le protocole, dans le but de confirmer qu’il ne constitue effectivement pas une security. Il n’en fallait pas plus pour que certains y voient une forme de lobbyisme d’Ethereum pour s’attirer les grâces de la SEC, chose dont n’a pas bénéficié Ripple.

Mail d’Hinman

Cela dit, le 13 juillet dernier, il y a eu du nouveau dans toute cette affaire. D’après Analisa Torres, la juge en charge du cas Ripple, les ventes de XRP sur les plateformes d’échanges ne sont pas des contrats d’investissement, pas besoin, donc pour toutes ces entités d’enregistrer le XRP comme security.

D’ailleurs, bon nombre d’exchanges comme Coinbase et Kraken n’ont pas tardé à re-lister le token XRP sur leurs plateformes respectives juste après la nouvelle.Il faut bien comprendre que cette décision marque un tournant majeur dans l’une des affaires judiciaires les plus célèbres de l’écosystème crypto, un à zéro pour Ripple.

Les institutionnels, le bémol dans la classification du XRP

Bon, tout ça, c’est très bien, mais il y a un hic. Dans le jugement, les ventes institutionnelles semblent bel et bien considérées comme une émission illégale de securities sur le territoire américain. Et ça, ça peut être un problème.

Il faut bien vous dire qu’une grande partie de la supply de XRP est aux mains de la société, et certains spéculent sur le fait que Ripple soit engagé auprès de certaines institutions pour leur vendre des tokens à une certaine date et à un certain prix.

Et c’est là que le bas blesse. En principe, pour conclure ce genre de ventes, vous devez être en conformité auprès des autorités américaines. En gros, vous devez remplir de la paperasse. Vous vous en doutez, Ripple ne l’a pas fait, soit parce qu’ils ne savaient pas qu’ils vendaient des securities, soit parce qu’ils ont suivi le vieil adage américain, agir avant et réguler après.

Si vous voulez mon avis, tout ça n’a pas grand chose à voir avec de l’ignorance, mais passons.

Jusqu’en février 2021, la SEC autorisait régulièrement les mauvais élèves à rentrer dans le rang auprès de l’administration, et plus particulièrement à remplir ces fameux formulaires pour se mettre en conformité. Mais depuis cette date, soit juste avant l’arrivée de Gensler, ces pratiques ont été interdites. Tiens donc.

En clair, Ripple ne pourra peut-être pas honorer ses potentielles ventes privées destinées à ses investisseurs institutionnels. Ceux-ci devront passer par la voie du marché, celle des retails en somme. Plutôt que de passer par l’entrée des artistes, ils devront faire la queue comme tout le monde.

Et là, la question qui se pose, c’est si cet état de fait ne va pas entraîner un désintérêt généralisé de la part des gros poissons pour ce token en particulier. Peut-être qu’on est en train d’assister à la fermeture des voies royales normalement réservées aux gros fonds.

Alors, XRP est-il une security ?

Un point qui n’est pas un détail concernant cette affaire, c’est que la décision rendue n’est ni plus ni moins qu’un jugement sommaire. Un jugement sommaire, c’est une décision judiciaire rapide basée sur des éléments de preuve insuffisants pour un procès complet. En d’autres termes, c’est une perte de temps et de ressources pour le tribunal, le XRP n’est donc pas considéré comme une security dans la plupart des cas, point.

John Reed Stark, un ancien cadre de la SEC tempère tout ça dans un post LinkedIn où il explique qu’il ne faut pas se réjouir trop rapidement. Pour lui, le verdict est assez tendancieux. En quelque sorte, on dirait qu’il décrit un statut de “quasi security”. XRP serait une security lorsqu’il est vendu à des investisseurs institutionnels, mais pas lorsqu’il l’est sur un exchange à des particuliers ? C’est un peu bizarre.

Pour lui, cette décision est contre-intuitive, incompatible avec la jurisprudence de la SEC et sans précédent dans ce contexte. Et aussi, ça suppose une sorte de hiérarchie de connaissance et de savoir-faire chez les investisseurs qu’il paraît très compliqué de vraiment bien légiférer.

D’ailleurs, pour la juge en charge du dossier, les tokens vendus sur les exchanges ne sont pas considérés comme des securities parce que les investisseurs ne savent rien de l’émetteur du token en question.

Pour Stark, c’est plutôt curieux comme affirmation. Le fait qu’un investisseur soit ignorant n’a jamais servi de défense viable à une violation de la loi sur les securities.

Bref, pour certains experts, dont Stark, la décision allait très vite être mise en appel par la SEC et donc, il ne fallait pas crier victoire trop vite. Mais, devinez quoi, la juge Analisa Torres a tout simplement refusé. La SEC ne pourra pas faire appel avant le début officiel du procès en avril 2024. Leur attitude non constructive dans cette affaire a même été plusieurs fois pointée du doigt. Deux à zéro pour Ripple.

Et là, vous l’avez peut-être vu, le 19 octobre, la SEC a finalement abandonné ses poursuites contre Larsen et Garlinghouse. Trois à zéro pour Ripple. Alors, jeu set et match ? Pas tout à fait.

La SEC n’a pas encore perdu sa guerre

Déjà, il faut bien comprendre que la SEC n’abandonne pas l’intégralité des charges contre la société, mais uniquement celles qui concernent ses dirigeants à titre individuel.

On ne sait pas trop pourquoi ils ont décidé de faire ça, mais il y a probablement des motivations derrière. Déjà, ça pourrait leur permettre de se concentrer sur le gros du procès, c’est-à-dire la désignation du XRP comme une security.

Ensuite, Katherine Kirkpatrick, la directrice juridique de CBOE Digital, souligne le fait que cela pourrait leur permettre de faire appel plus tôt dans la chronologie du procès qui va se tenir l’année prochaine.

Cette affaire n’est donc pas terminée, et il y a fort à parier que peu importe son dénouement, cela aura un fort impact sur le visage de l’écosystème. On devrait en savoir plus en avril 2024, même si pour l’heure, une solution peut encore être trouvée avant la décision de la commission.

Récemment, la sénatrice américaine Cynthia Lummis, a rappelé le besoin urgent de réglementation du secteur des cryptos en évoquant son fameux Lummis-Guillibrand Responsible Financial Innovation Act, une sorte de cadre réglementaire qu’elle a construit avec la sénatrice Kirsten Gillibrand. Le but, c’est d’apporter plus de clarté dans la réglementation des cryptos en adaptant le test de Howey à cette nouvelle classe d’actifs, en quelque sorte.

Et ce n’est pas la seule à s’être exprimée sur le sujet, côté politique américaine, ça bouge pas mal en ce moment, surtout avec les élections qui approchent. Mais on garde ça pour une prochaine vidéo.

Ce qui est certain, c’est que l’aboutissement de cette affaire pourrait créer un précédent qui influencera la réglementation des cryptomonnaies aux États-Unis, et qui va chambouler la manière dont les gens achètent et vendent ces actifs d’un nouveau genre. Reste à observer comment tout cela va se goupiller.

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L’article Ripple (XRP) vs SEC : le procès qui va changer la face de l’écosystème crypto est apparu en premier sur Journal du Coin.

La chute du baron de la drogue du darknet Ross Ulbricht – Silk Road

https://journalducoin.com/?p=641584

« Un an pour chaque doigt des deux mains. Aujourd’hui s’achève une décennie entière en prison. Je crains parfois de passer le reste de ma vie derrière des murs de béton et des portes verrouillées. Mais je n’ai personne d’autre à blâmer. Ce sont mes mauvais choix qui m’ont conduit ici. »

Ross Ulbricht – Source

Dans la dernière vidéo, que je vous invite à regarder si ce n’est pas encore fait, je vous parlais de la naissance et de l’ascension de Silk Road, l’empire de Ross William Ulbricht. Je vous ai raconté comment Ross avait su mener cette plateforme de vente illégale de drogue au sommet, faisant transiter une quantité indécente de Bitcoin, et mettant en relation des milliers de vendeurs et de clients, le tout teinté de valeurs et d’un idéal purement libertarien qui émane directement de son créateur.

En 2013, le FBI va finalement remonter la trace de Ross Ulbricht et faire tomber Silk Road. Installez-vous bien confortablement et laissez-moi vous raconter les dessous de l’une des affaires les plus incroyables d’internet.

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Silk Road dans le collimateur du FBI

Remontons un peu le temps. Nous voilà fin 2011, Silk Road existe depuis plusieurs mois déjà et commence à faire parler de lui. Vous vous en doutez, les fédéraux vont commencer à avoir vent de ce business en ligne d’un nouveau genre qui semble très bien tourner.

À vrai dire, les autorités commencent à intercepter bon nombre de courriers contenant de petites quantités de drogues, ce qui n’est pas forcément une chose habituelle à cette époque. C’est le cas de Jared Der-Yeghiayan, un agent de la HSI, la Homeland Security Investigations, qui opère à l’aéroport de Chicago et qui finira par rejoindre la division anti cybercriminalité du FBI à New York.

Il faut savoir qu’à ce moment-là, une unité spéciale est également montée à Baltimore, la Marco Polo Task force, qui avait pour objectif de faire fermer le site et d’arrêter son créateur. Dedans, on y retrouve Carl Force et Shaun Bridges, respectivement agent de la DEA et des services secrets. Les deux groupes vont d’ailleurs se rencontrer pour coordonner leurs recherches et commencer la traque de Dread Pirate Roberts, a.k.a Ross Ulbricht.

Mais l’enquête était au point mort, il va falloir que les agents se mouillent et infiltrent les rangs de Silk Road. Avançons un peu dans le temps.

Ross Ulbricht se met à couvert

On se retrouve à la fin de l’année 2012, Ross prend le pli avec Silk Road et le site est en pleine courbe ascensionnelle. C’est à ce moment-là que les premières arrestations liées à Silk Road ont lieu.

Ross commence à comprendre une chose : Silk Road est dans le collimateur des autorités et il lui faut quelqu’un pour l’aider à administrer le site. Pour ça, il engage une personne de confiance qui le rejoint fin 2012 pour l’aider dans l’administration du site.

C’est le moment de vous parler de chronicpain, administrateur de Silk Road et collaborateur de Ross qui deviendra finalement une cible de ce dernier. Curtis Clark Green, alias chronicpain, est l’un des utilisateurs de la première heure de la plateforme.

Pour les milliers d’utilisateurs anonymes du site, c’est surtout le nom derrière celui qui répondait aux plaintes des acheteurs et des vendeurs, gérait les pages d’informations rédigées par les utilisateurs et qui était lui-même un vendeur. Début 2012, il était classé 72ᵉ sur les 276 vendeurs du site et avait un feedback 100% positif sur un total de plus d’une centaine de transactions.

Le vrai Curtis Green, lui, est un père de famille de 47 ans, sans emploi, joueur de poker et vivant dans l’Utah. Il n’était pas nouveau dans la revente illégale de produits stupéfiants, son truc, lui c’étaient les médicaments.

Dans le même temps, Carl Force, vous vous rappelez, l’un des agents de la Marco Polo Task Force, discutait avec Ross depuis plusieurs mois sous le pseudonyme de Nob, en se faisant passer pour un important trafiquant de drogue. Ross finit par chercher des acheteurs pour ce gros client potentiel et demanda à Curtis de servir d’intermédiaire à la fois dans les échanges, mais aussi dans la transaction.

Le 17 décembre, un deal est finalement passé entre un vendeur, googleyed1, et nob, l’agent sous couverture. Les termes de l’échange sont simples : 27 000$ en Bitcoin pour 1kg de cocaïne, le tout livré chez Curtis qui servira d’intermédiaire.

Ross Ulbricht

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Premier coup de filet pour le FBI

Début 2013, les fédéraux débarquent déguisés en postiers chez Curtis Green pour lui livrer la marchandise. Ce dernier sera arrêté et interrogé pour finalement obtenir les accès de ses comptes et confirmer la transaction, pour que personne ne se doute de rien.

Curtis sera libéré sous caution le lendemain, mais l’histoire est loin d’être terminée. Quelques jours plus tard, des Bitcoin sont siphonnés de plusieurs comptes clients sur Silk Road, et envoyés sur une adresse Bitcoin détenue par Curtis. Et ce n’est pas Curtis qui est derrière tout ça, mais Shaun Bridges, un agent des services secrets qui profitera de la situation pour voler plus de 18 000 bitcoins. Il sera d’ailleurs jugé et condamné à deux ans de prison.

En tout cas, Inigo, l’un des collaborateurs de Ross, le prévient très vite que Curtis semble avoir volé des fonds, en plus de s’être fait arrêter quelques jours plus tôt pour possession de drogue.

Ross était furieux et plusieurs conversations montrent clairement qu’il envisage de le faire assassiner. Évidemment à cause du vol des fonds, mais aussi, car il craint que celui-ci ne révèle de précieuses informations sur lui et sur le site.

Quand Silk Road fait sa loi

Le 27 janvier, il écrit à Nob, et lui demande explicitement de s’occuper de l’exécution de Curtis. Deux jours plus tard, celui-ci accepte et lui propose la somme de 80.000 dollars.

Le 4 février, Ross envoie la moitié de l’argent à Carl Force, alias Nob. À ce moment-là, Carl et Shaun se trouvent dans un hôtel à Salt Lake City avec Curtis. S’ensuivra une mise en scène fictive de torture de ce dernier pendant plus d’une semaine qui débouchera sur la mort, elle aussi fictive, de Curtis Green.

Début mars, Ross envoie le reste de l’argent à Carl et est persuadé que Curtis a bel et bien été supprimé. L’histoire avec Carl Force pourrait s’arrêter là, mais non. Comme Shaun, son collègue, celui-ci était corrompu et il sera condamné à six ans de prison après avoir échangé avec Ross des informations sur l’enquête contre plusieurs dizaines de milliers de dollars en Bitcoin.

Malheureusement, ce n’est pas le seul assassinat que Ross va être accusé d’avoir commandité. Quelques semaines plus tard, un certain FriendlyChemist entre en contact avec Ross et tente de le faire chanter en menaçant de dévoiler des informations extrêmement compromettantes sur l’un des vendeurs les plus actif de Silk Road, Lucydrop.

Il explique faire partie des Hells Angels, un gang de motards connu pour tremper dans la criminalité et la violence. Dans le même temps, un autre membre de ce gang entre en contact avec Ross, Redandwhite et explique que FriendlyChemist lui doit de l’argent et propose de s’occuper de son cas.

Celui-ci va lui expliquer qu’il connaît bien FriendlyChemist et, le 31 mars, il conclura avec Ross de son assassinat pour 1670 Bitcoin, soit 150 000$ à l’époque. Quelques jours plus tard, problème réglé, Redandwhite s’est bien occupé de FriendlyChemist et en informe Ross. Dans le même temps, il lui explique que celui-ci était en contact étroit avec Tony76, un utilisateur qui avait déjà sévi en tant qu’arnaqueur sur Silk Road en 2012.

Redandwhite va réussir à convaincre Ross de faire assassiner Tony76, et trois autres personnes qui lui seraient liées de très près, pour récupérer les fonds et les informations qui avaient été dérobés en 2012.

Le jeu de dupes : Ross Ulbricht démasqué

Vous commencez à le sentir venir, tous ces pseudonymes sont en réalité une seule et même personne, James Ellingson, qui réussira à dérober plus d’un million de dollars à Ross, le tout en Bitcoin évidemment. Bon, ce dernier finira par être arrêté en 2018 au Canada.

En tout cas, si vous voulez mon avis, ça ne ressemble pas vraiment aux idéaux et à la philosophie de Ross et il reste encore de nombreuses zones d’ombres sur cette affaire, mais si vous voulez en savoir plus, je ne peux que vous recommander l’excellent article de Ludovic Lars sur le sujet.

Nous voilà en 2013, un agent du fisc américain, Gary Alford, va réussir à trouver l’identité de Ross Ulbricht, et vous allez voir, il ne fallait pas aller chercher bien loin.

Dans la vidéo de la semaine dernière, je vous parlais de comment Ross Ulbricht utilisait les forums, notamment BitcoinTalk, pour demander de l’aide pour son site et en parler, le tout sous le pseudonyme d’Altoid.

Il se trouve que dans un message laissé sur BitcoinTalk a propos du recrutement d’un développeur, Ross a laissé traîner son adresse mail rossulbricht@gmail.com. Pas très malin, vous me direz. Au départ, ce n’est qu’une piste comme une autre, et les supérieurs de Gary ne vont pas forcément la prendre au sérieux.

Quelques mois s’écoulent et la douane intercepte un courrier bien suspect. Une batterie de faux papiers commandés par Ross lui-même et livrés à son adresse postale. Les agents se rendent à l’adresse en question et tombent sur une colocation. Ils trouvent Ross et se mettent à l’interroger à propos des papiers.

D’ailleurs, croyez-le ou non, les colocataires du créateur de Silk Road n’avaient absolument aucune idée de son rôle dans cette affaire.

Évidemment, Ross va nier en bloc. Il faut savoir que lorsque vous recevez un colis suspect, vous pouvez simplement dire que vous n’avez rien commandé, puisque quelqu’un aurait pu vous l’envoyer de manière non sollicitée.

Les agents restent perplexes, ben oui, faut quand même se dire qu’ils ont tout un tas de faux papiers avec la photo de Ross qui se tient littéralement devant eux. Ils demandent alors à ce dernier s’il connait un endroit où on pourrait se procurer ce genre de choses. Et voilà la réponse de Ross:

« J’ai entendu parler d’un site web appelé Silk Road où l’on peut acheter et vendre n’importe quoi, y compris de fausses cartes d’identité. »

L’opération Onion Peleer : l’offensive réussie contre Silk Road

Revenons un peu du côté de Jared Der-Yeghiayan, vous vous souvenez, l’agent de la HSI (Homeland Security Investigations). Depuis 2012, il participe à l’opération Onion Peeler, littéralement éplucheur d’oignons, menée par une branche spécialisée en cybercriminalité du FBI. Cette opération avait un but simple, localiser les serveurs de Silk Road.

Pour info, et pour simplifier, un site internet possède une adresse IP qui est un peu comme un numéro de téléphone. Si la police obtient cette adresse IP, elle peut demander à un juge d’obliger les fournisseurs d’accès internet de coopérer avec eux pour la localiser plus ou moins précisément. Sauf que voilà, souvenez-vous, Silk Road utilise Tor. Et ce que Tor fait, c’est protéger cette adresse IP justement.

Après plusieurs mois d’investigation, les enquêteurs ont finalement été chanceux. Ils sont tombés sur une faille dans le code de Silk Road et ont pu exploiter une vulnérabilité pour afficher la véritable IP du site. Bingo, direction l’Islande. Ils n’ont pas détruit le serveur, le but n’était pas d’attirer l’attention de Ross, mais ils en ont profité pour glaner de précieuses informations, comme les personnes qui utilisent la console d’administration du site, entre autres…

« Nous avons obtenu qu’un administrateur de Silk Road… coopère avec nous. » confiait Jared à CBS News à propos de l’affaire. Cet administrateur portait le pseudonyme de Cirrus et n’était autre qu’une femme vivant au Texas qui, devant la peine encourue, a choisi de coopérer avec les forces de l’ordre. Ainsi, au mois de juillet 2013, Silk Road était infiltré, Cirrus était désormais le nouveau pseudonyme de… Jared Der-Yeghiayan.

Au fur et à mesure, il gagnait la confiance d’autres membres du staff, personne dans les rangs de Silk Road ne se doutait de rien. Il gardera cette fausse identité tout le long de la traque de Ross, qui va bientôt prendre fin.

Fin juillet, les serveurs de Silk Road sont finalement localisés et saisis en Islande par les autorités locales. Les informations sont très vite partagées avec les États-Unis dont une information cruciale : l’adresse IP présumée de Dread Pirate Roberts, soit la localisation approximative de Ross Ulbricht. Cette localisation pointe vers un café de San Francisco.

Silk Road tombe

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La fin de Silk Road

Et c’est là que tout va basculer. Gary rend visite à Jared et à l’équipe du FBI de New York. Pendant qu’il jetait un œil aux éléments d’enquête, Gary vit que leurs recherches pointaient vers un endroit particulier : San Francisco. Il s’empressa de leur dire qu’il avait quelqu’un dans le viseur, qui justement vivait à San Francisco : c’était Ross.

Et il allait trouver de nouveaux éléments. La visite de la police chez Ross, sa mention de Silk Road, le fait qu’il habite pas loin du café en question… Ça commence à faire beaucoup et Ross est mis sous surveillance par les fédéraux. L’étau se resserre de plus en plus autour du fondateur de Silk Road.

Le plan devient clair. Arrêter Ross Ulbricht, avec son ordinateur ouvert et déverrouillé, avant qu’il ne puisse effacer quoi que ce soit.

Le 1er octobre 2013, l’opération est lancée. Jared se trouve sur le terrain et attend Ross dans le café où il a l’habitude de se rendre. Ross arrive mais fait demi-tour, trop de monde. Il finit par s’installer au rayon science fiction de la Glen Park Library.

Quelques minutes se passent, les agents observent Ross sans que celui-ci ne se doute de rien, attendant patiemment que ce dernier se connecte au compte administrateur de Silk Road.

Bingo, il se connecte et pendant que deux agents simulent une bagarre pour distraire son attention, deux autres s’approchent rapidement de lui pour lui prendre son ordinateur ouvert et le maîtriser.

Ce jours-là, Ross Ulbricht, a.k.a Dread Pirate Roberts, administrateur de Silk Road, est arrêté par le FBI. Le lendemain, le site sera fermé.

Les forces de l’ordre US bouclent Silk Road en octobre 2013 – Source : bitcoin.fr

Epilogue

C’est un coup de tonnerre à la fois dans le monde traditionnel, mais également dans l’univers crypto et le procès de Ross ne commencera qu’environ un an et demi après son arrestation. En attendant, il est maintenu en détention.

Le 4 février 2015, Ross William Ulbricht est déclaré coupable pour les chefs d’accusation suivants :

  •  Aide et encouragement à la distribution de stupéfiants par le biais d’Internet ;
  • Entreprise criminelle ;
  • Blanchiment d’argent ;
  • Trafic de faux papiers d’identité ;
  •  Piratage informatique.

    Notez qu’aucun chef d’accusation n’est retenu contre lui concernant les tentatives d’assassinat, ces chefs d’accusation seront jugés par un autre tribunal, à Baltimore. Cependant, ces charges seront tout de même définitivement abandonnées en 2018, mais il est clair que ces accusations ont eu un poids dans la sentence de Ross et dans l’image qu’il possède encore aujourd’hui auprès du public.

    D’ailleurs, concernant cette fameuse sentence, Ross sera condamné de deux peines de prisons à perpétuité sans possibilité de libération et, au cas où ça ne suffirait pas, de 40 ans supplémentaires. En gros, il va finir sa vie en prison. Depuis, Ross purge sa peine dans la prison de Tucson, en Arizona et, après une tentative d’appel qui a échoué en 2017, sa seule porte de sortie serait la grâce présidentielle. Autant vous dire que pour beaucoup, la peine prononcée est démesurée, étant donné qu’elle ne concerne que des chefs d’accusation jugés comme non violents.

    Encore aujourd’hui, beaucoup de personnes se mobilisent pour permettre sa libération, un site internet a d’ailleurs vu le jour spécialement pour cette cause. En parallèle, Ross continue de s’exprimer par le biais de sa famille qui ne souhaite qu’une chose, le voir de nouveau libre.

    Vous vous en doutez, la chute de Silk Road n’a pas mis fin au commerce illégal sur le web, les « dark markets » ont fleuri et continuent de brasser des millions de dollars. Ceci dit, je tiens quand même à rappeler qu’aujourd’hui Bitcoin est utilisé partout dans le monde. Son activité illicite est devenue extrêmement minoritaire comme le montrent les dernières études de Chainalysis qui parlent de 0,24 % de transactions considérées illégales. Et, ce n’est pas surprenant compte tenu de la transparence et des propriétés particulières de Bitcoin. En tout cas, cette première aventure, malgré son côté sulfureux, aura au moins permis de faire connaître Bitcoin et d’en démontrer l’extrême robustesse.

    Les cryptos et la technologie blockchain sont des secteurs encore jeunes et volatiles. Tout investissement comporte un risque. En investisseur averti, vous avez fait vos propres recherches, et décidé de franchir le pas ? Les prix actuels sont l’occasion d’ajouter quelques satoshis dans votre wallet ! Pour ce faire, inscrivez-vous sur Swissborg  Euro > Crypto au meilleur prix en 1 clic (lien commercial).

    L’article La chute du baron de la drogue du darknet Ross Ulbricht – Silk Road est apparu en premier sur Journal du Coin.

    Silk Road : Bitcoin et champignons, l’émergence de l’Amazon de la drogue de Ross Ulbricht

    https://journalducoin.com/bitcoin/silk-road-bitcoin-champignons-emergence-amazon-drogue-ross-ulbricht/

    « L’État peut essayer d’interdire nos outils, mais si nous ne les utilisons jamais par crainte qu’ils soient interdits, nous avons déjà perdu, non ? »

    Ross Ulbricht – Source : Forbes

    Si vous êtes friand des cryptomonnaies, cette phrase devrait avoir un certain écho en vous. Elle a été prononcée par quelqu’un que vous connaissez probablement ou, au moins, dont vous connaissez la création, Silk Road.

    Aujourd’hui, nous allons parler d’un petit génie de l’informatique aux antipodes des stéréotypes. Profond libertarien qui adorait le surf et la fête, et qui a transformé une culture de champignons hallucinogènes en la plus grosse plateforme de vente de drogue de l’histoire d’internet.

    Vous l’aurez peut-être reconnu, il s’agit bien de Ross William Ulbricht, alias The Dread Pirate Roberts, créateur de Silk Road. Lancée en 2011, la plateforme a été l’un des plus gros empire du Bitcoin et sa fermeture en 2013 par le FBI entraînera également l’arrestation et la chute de son créateur.

    Qu’on le veuille ou non, Silk Road est l’un des premiers cas d’usage à grande échelle de Bitcoin et l’affaire aura énormément contribué à sa médiatisation, à l’époque.

    Ross Ulbricht, itinéraire d’un enfant pas comme les autres

    Du Boy-Scout…

    Le début de ce mois d’octobre a marqué un évènement majeur pour Ross, il vient de passer une décennie entière derrière les barreaux, dix ans de sa vie.

    « Un an pour chaque doigt des deux mains. Aujourd’hui, s’achève une décennie entière en prison. Je crains parfois de passer le reste de ma vie derrière des murs de béton et des portes verrouillées. Mais, je n’ai personne d’autre à blâmer. Ce sont mes mauvais choix qui m’ont conduit ici. Tout ce que je peux faire maintenant, c’est prier pour la miséricorde. »

    Ross Ulbricht – Source : X

    Mais, retournons un peu dans le passé. Ross Ulbricht naît le 27 mars 1984 et passe son enfance à Austin, au Texas. Il passe ses étés au Costa Rica, dans la cabane en bambou alimentée à l’énergie solaire de ses parents, à courir pieds nus sur la plage avec les singes et à surfer.

    Il était aussi Boy-Scout, comme son père, et avait obtenu le grade Eagle. C’est simple, c’est le plus haut rang chez les Boy-Scouts, et ça symbolise des compétences de leadership exceptionnelles. Pour l’atteindre, un scout doit réaliser un projet de service communautaire et accomplir diverses autres exigences. C’est une distinction très prestigieuse aux États-Unis.

    Badges des Boy-Scouts
    Les badges des Boy-Scouts

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    … Au petit génie

    Il avait aussi un côté « nerd » fan de comics, remportant à plusieurs reprises des concours de mathématiques, et peignant des figurines Warhammer sur son temps libre, il n’a pas fallu attendre longtemps avant qu’il ne s’intéresse aussi à l’informatique.

    Au lycée, c’était une personne de très populaire, très sociable et qui appréciait faire la fête. Pour autant, il restait un garçon brillant et était souvent décrit par ses proches comme un petit génie.

    Et pour cause, il a obtenu un score de 1460 sur 1600 au SAT, qui est un peu l’équivalent du baccalauréat aux États-Unis. Avec de tels résultats, il a pu décrocher une bourse et intégrer l’University of Texas à Dallas où il va étudier la physique.

    À ce moment-là, Ross se fait un nom en publiant des articles scientifiques sur les technologies de l’énergie solaire. Ses amis le décrivent comme la parfaite balance entre un physicien et un hippie. Bref, il aimait faire la fête, mais savait concilier cela avec les études.

    En 2006, il obtient l’équivalent d’une licence en physique et poursuit ses études à l’université de Pennsylvanie vers un Master en science et ingénierie des matériaux. Il obtiendra son diplôme haut la main en 2009, mais fut très vite lassé de l’idée de devenir un scientifique. Ce n’était pas pour lui, ce qu’il voulait, c’était entreprendre.

    La découverte du libertarisme

    Et, il n’y a pas que ça. Pendant sa scolarité, il a découvert, entre autres, les travaux de Ludwig Von Mises et les fondements de l’école autrichienne. Si ces noms vous rappellent quelque chose, c’est normal. Bon nombre de Bitcoiners cristallisent les idéaux de ce courant de pensée. On ne va pas rentrer dans le détail ici puisque ce n’est pas le sujet, mais retenez que Von Mises était un économiste notoire.

    Quant à l’école autrichienne d’économie, c’est une école de pensée caractérisée par son
    individualisme méthodologique et son fort accent sur les marchés libres, la propriété privée
    et la liberté individuelle. Elle souligne volontiers l’importance de la concurrence, de la théorie du cycle économique et de la décentralisation du pouvoir économique et politique.

    Bref, au fil de ses lectures, Ross devient un profond libertarien et cultivera cette philosophie,
    qui ne va plus jamais le quitter. Vous commencez à le voir venir, la graine de Silk Road est plantée.

    À Dallas, Ross fait la connaissance de Julia Vie, et les deux tombent rapidement amoureux l’un de l’autre. Après son diplôme et sa désillusion sur son avenir comme scientifique, ils vont décider de rentrer à Austin tous les deux.

    L’éducation sentimentale

    Ross va essayer de monter différents business, il va se tester au métier de trader, tenter divers petits boulots et même monter une entreprise de jeux vidéos… Malheureusement pour lui, rien ne prendra.

    En 2010, son voisin de palier et ami, Donny Palmertree, lui propose de se joindre à lui pour travailler sur Good Wagon Books, un business dont le but était de récupérer des livres d’occasion et de les revendre sur des plateformes en ligne comme Amazon.

    Ross a mis sur pied le site de Good Wagon, a appris à gérer des stocks. Il a aussi développé un script permettant de définir le prix de revente des livres en fonction de leurs notes sur Amazon. Il continuera un temps à travailler sur Good Wagon, et même en parallèle de Silk Road.

    La charge de travail deviendra vite insoutenable et il ne se consacrera plus qu’à l’un des deux,
    vous avez deviné lequel. En parallèle, il écrit dans son journal qu’il déteste travailler pour quelqu’un d’autre et que l’idée d’échanger son temps contre de l’argent sans investir dans lui-même le révulse.

    Ross Ulbricht et Julia VieSource

    Et, dans le même temps, sa relation avec Julia évoluait et cette dernière est l’une des seules personnes à avoir eu vent de l’idée de Silk Road par Ross lui-même. Elle dira que celui-ci était venu la trouver, en lui parlant de la route de la soie, à quel point ça constituait un immense réseau, que c’est ce qu’il voulait créer.

    Malheureusement, l’idylle ne dura pas, le fait que ce dernier passe l’intégralité de son temps
    devant son ordinateur ne convenait plus à Julia et ils finirent par se séparer. Cela a beaucoup affecté Ross et il avouera qu’à cette période ses émotions étaient sens dessus dessous et qu’il avait beaucoup travaillé sur lui-même pour que tout cela aille mieux.

    Il n’a d’ailleurs jamais perdu contact avec Julia. L’idée de Silk Road mûrissait depuis longtemps, son rêve était de créer un site web où tout le monde pourrait acheter n’importe quoi de manière anonyme, avec aucun moyen de remonter jusqu’à eux.

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    Silk Road, l’Amazon du Dark Web est né

    Des champignons hallucinogènes à Silk Road

    Avec tout son bagage en informatique, la technique, il l’avait. Les ingrédients seraient simples, Tor et Bitcoin, entre autres. Pour rappel, Tor est un réseau décentralisé conçu pour protéger la confidentialité et l’anonymat des utilisateurs en acheminant leur trafic Internet via un réseau de serveurs relais.

    Il lui fallait maintenant le business-model. Et, il a finalement eu l’idée, l’étincelle, qui allait
    déclencher la flamme. Pour que les gens s’intéressent au site, il décide de faire pousser et
    de vendre des champignons hallucinogènes.

    Oui oui, vous avez bien entendu, Silk Road, le plus gros site de vente sur le dark web démarre par une histoire de champignons. Il fera pousser plusieurs kilos de champignons hallucinogènes de haute qualité à l’abri des regards et mettra le site en ligne en février 2011.

    Il annoncera tout ça sur le célèbre forum Bitcointalk, le même site qui a servi de canal de communication à Satoshi Nakamoto dans les premiers balbutiements de l’histoire du Bitcoin.

    The dread pirate Roberts sur le pont

    Très vite, Ross a ses premières commandes et vendra plusieurs kilos de ses champignons en quelques mois et finira même par écouler tout son stock. Dans le même temps, d’autres vendeurs commençaient d’arriver.

    Celui qui se faisait appeler The dread pirate Roberts inspiré du nom d’un personnage d’une comédie romantique américaine des années 80, faisait naître l’Amazon de la drogue. Tout ça vit le jour d’un savant mélange d’idéal libertarien et de frustration entre le monde que voulait Ross et celui dans lequel il vivait.

    Dans le même temps, un utilisateur ayant pour pseudo « Altoid » parcourait les forums pour
    parler de ce nouveau site où l’on pouvait acheter de la drogue par internet. Il publie aussi sur
    Bitcointalk plusieurs messages, demandant de l’aide pour bien configurer son nœud Bitcoin,
    ou encore pour recruter un développeur.

    « Bonjour, je suis désolé s’il existe un autre fil de discussion pour ce type de message, mais je n’en ai pas trouvé. Je recherche le meilleur et le plus brillant informaticien de la communauté bitcoin pour être le développeur principal d’une startup bitcoin financée par le capital-risque. Le candidat idéal aurait au moins plusieurs années d’expérience dans le développement d’applications web, ayant construit des applications à partir de la base. Une solide compréhension de l’architecture logicielle et de l’exploitation est indispensable. L’expérience dans un environnement de start-up est un plus, ou simplement le fait d’être très travailleur, motivé et créatif.

    La rémunération peut prendre la forme d’une participation au capital ou d’un salaire, ou quelque chose entre les deux.

    Si vous êtes intéressé(e), veuillez envoyer vos réponses aux questions suivantes à rossulbricht at gmail dot com

    1) Quelles sont vos qualifications pour ce poste ?
    2) Qu’est-ce qui vous intéresse dans le bitcoin ?

    À partir de là, nous pourrons discuter de questions telles que la rémunération et les références, et je pourrai également répondre à vos questions. Merci d’avance à toutes les personnes intéressées. Si quelqu’un connaît un autre bon endroit pour recruter, je suis tout ouïe. »

    The dread pirate Roberts alias Ross Ulbricht

    Vous l’aurez peut-être deviné, ce pseudonyme est évidemment celui de Ross Ulbricht, c’est
    Gary Alford, un agent du fisc américain, qui réussira à remonter sa trace et qui va contribuer à son arrestation, mais pas si vite, on garde ça pour un prochain article.

    Il se permettait même de demander des conseils aux gens sur les moyens d’améliorer son site. Un système de réputation des vendeurs est mis en place pour éviter les arnaques, un peu comme sur Ebay par exemple.

    Certains vendeurs de drogue envoient même des échantillons à de potentiels évaluateurs, le tout par la poste, avec une fausse adresse de retour et camouflés dans divers objets com des boites de DVD, des baumes à lèvres…

    Silk Road grossissait et prenait de l’importance. Dans les premiers mois de l’existence du
    site, Ross gérait les fonds de chaque commande à la main. Les transactions étaient envoyées sur son client Bitcoin local et il effectuait chaque ajustement par lui-même. Entre ça, les réponses aux messages, la programmation du site, autant vous dire que ses journées étaient bien chargées.

    Un hackeur a même trouvé des failles importantes dans le code de Silk Road et en a discuté
    avec Ross, qualifiant ça de pur amateurisme. Et Ross le savait. C’est pour ça qu’il a continué à travailler jour et nuit sur le code du site dans le but de proposer une mise à jour dans les mois à venir, mise à jour qui devrait lui permettre de ne plus avoir à gérer lui-même les transactions.

    Silk Road, la petite entreprise qui ne connaît pas la crise

    Le jour fatidique de la mise à jour arriva, Ross prenait son courage à deux mains et lançait l’update. Il finit par y arriver et ça avait l’air de fonctionner, il venait de se décharger de la corvée de gestion des transactions.

    Je dis bien ça semblait, car en fait tout le code était vérolé, il perdait des centaines de dollars chaque heure qui passait. En reprenant le code de zéro, il réussit finalement à arrêter l’hémorragie, problème résolu, le processeur de transaction fonctionnait bien et faisait finalement le travail à sa place.

    En 2012, Silk Road prospérait, le nombre d’acheteurs, de vendeurs, et d’objets listés ne faisait qu’augmenter. On trouvait littéralement tout sur Silk Road. Enfin, tout, pas exactement. Il fallait que les produits listés sur le site soient en adéquation avec la philosophie libertarienne de Ross, c’est-à-dire qu’ils n’aient pas été obtenus en faisant du mal à autrui.

    Silk Road est surtout connu pour la drogue, la majorité des ventes concernaient de petites quantités de cannabis, même si on trouvait plein d’autres choses comme des livres ou de l’art
    par exemple.

    Il faut bien comprendre une chose, c’est que l’idée des marchés noirs en ligne ne date pas de Silk Road. À la sortie du site, ça existe déjà. Mais Ross vient chambouler tout ça et innover, et il parviendra à ses fins grâce à Tor et Bitcoin qui sont vraiment au cœur du fonctionnement de la plateforme.

    D’ailleurs, en 2010, plusieurs personnes parlaient déjà du potentiel de Bitcoin dans la réalisation d’une marketplace dédiée à la drogue. Ross ne s’est pas contenté de la théorie, il est passé à la pratique.

    En 2013, Silk Road est au sommet. Par le biais des ventes, le site a fait transiter plus de 9
    millions de Bitcoins. Vous avez bien entendu, neuf millions. Et bien entendu, le site prenait
    une commission, 10 % du prix d’une transaction. Au total, la plateforme aura collecté plus de
    600.000 Bitcoins uniquement en frais, rendez-vous compte, c’était un vrai mastodonte.

    Le mot de la fin… mais ce n’est que le début

    À l’époque, le prix du Bitcoin était d’environ 100 $, ça représente donc un volume de transaction de plus d’un milliard de dollars sur trois ans pour un total de 80 millions de dollars de frais collectés. Au cours actuel, ces frais représentent environ 15 milliards de dollars, c’est colossal.

    En tout, le site aura mis en relation près de 150.000 acheteurs et 4 000 vendeurs à travers le
    monde, avec plus de 13.000 produits listés. Évidemment, ces chiffres et les activités illégales du site finiront par attirer les regards des autorités, et notamment du FBI. Vous vous en doutez, ça ne pouvait pas bien finir. Il fallait aussi découvrir qui était derrière le pseudo de Dread pirate Roberts, il fallait faire s’écrouler ce nouvel empire de la drogue, il fallait fermer Silk Road. En tout cas, l’ascension et la chute du site est l’un des récits les plus spectaculaires de l’histoire d’Internet et 10 ans après, Ross Ulbricht demeure toujours derrière les barreaux, probablement pour le restant de sa vie. Mais ça, nous vous en parlons dans un prochain article.

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    L’article Silk Road : Bitcoin et champignons, l’émergence de l’Amazon de la drogue de Ross Ulbricht est apparu en premier sur Journal du Coin.

    De la fortune à la justice : Bitboy, la légende déchue des cryptomonnaies

    https://journalducoin.com/actualites/fortune-justice-bitboy-legende-dechue-cryptomonnaies/

    Début septembre, un coup de tonnerre a secoué la cryptosphère américaine. Bitboy Crypto annonçait la nouvelle publiquement, ils allaient mettre à pied Ben Armstrong. Récemment, ce dernier s’est retrouvé armé devant la maison de son ancien associé pour une histoire de Lamborghini.

    Cette saga digne d’une bonne série à l’américaine a beaucoup fait parler outre-Atlantique. Asseyez-vous bien confortablement et sortez le pop-corn, je vous explique tout ça dans cette vidéo.

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    L’âge d’or de BitBoy Crypto

    Bon, mais avant ça, un peu de contexte. À la base, BitBoy Crypto est un média américain comptabilisant près de 5 millions de followers sur divers réseaux sociaux et spécialisé sur le sujet des cryptomonnaies.

    La chaîne Bitboy Crypto, comptabilise à elle seule près de 1.5 million d’abonnés sur Youtube. Bref, autant vous dire que c’est un géant dans l’écosystème. C’est simple, c’est l’une des chaînes crypto les plus suivies aux États-Unis.

    Évidemment, il faut qu’on parle de Ben Armstrong, c’est le visage de Bitboy Crypto. C’est un entrepreneur, influenceur et père de famille américain né aux États-Unis en 1982.

    En février 2018, il lance Bitboy Crypto et en fait un véritable phénomène dans le paysage
    américain. Au départ une chaîne Youtube, cela devient progressivement une entreprise, une
    marque, un média à part entière. Vous le savez, sans doute, ce genre de structures ne
    dépend jamais que d’une seule personne.

    BitBoy Crypto, la machine à cash

    Il faut que vous compreniez une chose, pour la majorité des gens, Bitboy Crypto, c’est lui, et
    personne d’autres, c’est comme ça que ça marche sur les réseaux sociaux. Mais voilà, bien que Ben Armstrong ait été la figure emblématique de la chaîne YouTube pendant toutes ces années, la marque n’en reste pas moins la propriété d’une entreprise, Hit Network, eux-mêmes possédés par une société mère, BJ Investment Holding. Mais gardez ça en tête, on y reviendra.

    Retenez que Ben constitue réellement une grosse partie de ce qu’est l’essence de Bitboy Crypto. C’est un géant dans le milieu des influenceurs américains et il a été la voix et le visage principal de la chaîne depuis le début, autant vous dire qu’il pèse son poids dans l’écosystème.

    Et il en est bien conscient, de cette influence. ZachXBT, un crypto-détective qui s’attache à
    exposer les mauvais élèves et les scams de l’écosystème, a mené sa petite enquête. Il rend par exemple public les tarifs des partenariats supposément pratiqués par Bitboy, entre autres 40.000$ pour une interview YouTube, 35.000$ pour une review complète… Rien que ça.

    BitBoy Crypto : l’arbre qui cache la forêt

    Dans le même temps, il accuse Ben de la promotion de plusieurs arnaques qui ont toutes fini de la pire façon possible, l’exit scam ou rug pull, en gros une escroquerie et la perte de l’argent des investisseurs qui ont bien voulu croire les dires de leur influenceur préféré. D’ailleurs bon nombre des vidéos ayant promu ce genre de projets douteux semblent aujourd’hui avoir disparu de la chaine YouTube de BitBoy Crypto… Bizarre.

    Et ça va plus loin, d’après Zach, il aurait également recours au plagiat. Il aurait par exemple
    volé le travail de certains artistes pour en faire une collection de NFT, ou encore, il n’aurait
    pas hésité à plagier mot pour mot le travail de plusieurs rédacteurs.

    Tweet de Vince Ferraiuolo qui accuse BitBoy Crypto de plagiat
    BitBoy Crypto était même parfois accusé de plagiat.

    « J’ai écrit mon premier article sur les cryptomonnaies il y a environ 3 semaines. Aujourd’hui, je trouve une vidéo d’un Youtuber populaire, Bitboy Crypto, plagier mon contenu mot pour mot. »

    Vince Ferraiulo – Source : X

    D’ailleurs, en novembre 2021, un Youtuber du nom d’Atozy a aussi accusé Bitboy de promouvoir des scams dans une vidéo postée sur sa chaîne. Suite à cette vidéo, Bitboy a entrepris de l’attaquer en justice pour diffamation, clamant que ce dernier lui avait fait perdre près de 75.000$ par ses allégations. Étant un petit Youtuber, ce dernier a dû faire appel à Twitter pour l’aider à couvrir ses frais de justice.

    Il récoltera plus de 200.000$ en moins de 24 heures dont 100.000 provenant de Cobie, un influenceur bien connu dans l’écosystème. Face à cette mobilisation, Bitboy allait abandonner les charges. David triomphait face à Goliath.

    D’ailleurs, Zach s’est amusé à tracker les performances de tous les tokens qui étaientcensés exploser d’après Bitboy. Autant vous dire que les résultats parlent d’eux-mêmes.

    Vous aurez peut-être entendu parler du token BEN, lancé par ben.eth, un créateur de memecoin connu dans l’écosystème. C’est l’un des nombreux projets douteux promus par Ben Armstrong, et autant vous dire que depuis, le token a perdu plus de 90% de sa valeur.

    Vous l’aurez compris à ce stade, bien que très médiatisé et disposant d’une base conséquente de followers, Ben n’est pas une personnalité très appréciée et très appréciable dans l’écosystème. Tout à l’heure on a dit que Bitboy Crypto était une marque et qu’à ce titre, Ben Armstrong, même s’il en était le visage, n’en était pas l’unique propriétaire.

    Hit Network se sépare de Ben Armstrong

    Les propriétaires, c’est Hit Network, et à ce titre, ils ont finalement décidé fin août d’intenter une action en justice pour se séparer de Ben et totalement l’évincer de la marque qu’il avait lui-même créé.

    Dans la foulée, on apprend que cette décision fait suite à des dommages émotionnels, physiques et financiers qu’Armstrong aurait causés aux employés de l’entreprise Hit et à la communauté Bitboy Crypto, ainsi qu’à sa prétendue rechute dans la consommation de produits stupéfiants.

    La veille, par le biais du compte Twitter dédié au BEN Coin, ce dernier avait averti sa communauté qu’une conspiration était en train d’avoir lieu pour le mettre de côté, et qu’à moins qu’il ne puisse être cloné, cela n’aboutirai pas.

    Après tout ça, Ben s’est directement attelé à faire valoir ses droits auprès des autorités en engageant des poursuites judiciaires contre Thimothy Shedds Junior et son père Thimothy Shedds Senior, respectivement CEO et CFO de Hit Network.

    Le 12 septembre, il dépose plainte contre les Shedd. Dedans, on apprend entre autres que l’entreprise Bitboy Crypto génère environ 1 millions de dollars de revenus publicitaires mensuels et que Ben accuse les Shedd de conspirer contre lui depuis plusieurs mois pour l’éjecter de sa propre entreprise.

    Il les accuse également de fraude et du blocage de certains de ses comptes sur les réseaux sociaux et demande des dommages et intérêts, la restitution immédiate du contrôle de la société et de ses comptes.

    Dans la lettre de licenciement reçue par Armstrong, on apprend qu’il aurait été agressif et menaçant tant physiquement que verbalement envers certains employés de l’entreprise en tripotant, attrapant, frappant, tirant, poussant, taclant, jetant des bouteilles remplies de shake protéiné sur les employés, et en commettant d’autres actes “lubriques”, “obscènes” et “humiliants. En somme, une liste d’allégations bien fleuries.

    De plus, la lettre souligne bel et bien qu’il aurait été sous l’influence de substances illégales au travail.Malgré le dépôt de plainte de Ben, la chaîne Youtube Bitboy Crypto est finalement renommée et passe de Bitboy Crypto à Discover Crypto.

    BitBoy Crypto dans sa plus belle tenue

    BitcBoy Crypto nie en bloc

    Vous vous en doutez, Ben va nier en bloc toutes ces accusations, allant même jusqu’à publier un test de dépistage négatif pour 5 substances illicites réalisé fin août, juste après les accusations des Shedd. Pour autant, sa plainte n’aura pour le moment pas mené à grand chose. Le tribunal a refusé ses injonctions à récupérer le contrôle de l’entreprise car ses positions n’ont pas été jugées convaincantes. Évidemment, il ne va pas s’avouer vaincu si facilement et va demander de l’aide à sa communauté.

    Oui oui, le Youtuber qui conduisait une Lamborghini habillé en vêtements de luxe demande la charité à ses abonnés. Il va récolter plus de 60.000 dollars en moins de 24h pour l’aider à continuer sa défense. Quelques jours plus tard, on va le retrouver mettant en vente sa Rolex sur Twitter, peut-être qu’il aurait dû commencer par là…Et puisqu’on parle de Lamborghini, vous avez peut-être vu passer la dernière frasque d’Armstrong. Je veux bien sûr parler de son arrestation par la police américaine retransmise en live depuis son propre téléphone. Bougez pas, je vous raconte.

    Le soir du 25 septembre il est 19h aux Etats-Unis et Ben tweet un message où il explique qu’il va bientôt lancer un live sur YouTube depuis un endroit vraiment spécial. Lorsqu’il lance finalement son live depuis son téléphone, on le retrouve effectivement à un endroit très particulier puisqu’il se trouve devant la maison de l’un de ses anciens associés, Carlos Diaz.

    La raison ? En gros il l’accuse d’avoir volé sa Lamborghini, d’avoir un lien avec Hit Network et sa mise sur la touche, et également d’avoir menacé sa vie et celle de sa femme. Tout le long, il maintiendra que ses actions sont motivées uniquement par des craintes pour sa vie et celle de sa famille, et non par de la paranoïa ou par une quelconque consommation de drogue.

    Une vingtaine de minutes se passent et tout d’un coup ce qui devait arriver arriva. Un flash blanc surgit dans le champ de la caméra, Armtrong pose le téléphone face contre terre, appareil photo tourné vers lui, et on le voit lever les mains en l’air.

    Quelques secondes se passent avant que l’audience ne réalise qu’il est en train de se faire appréhender par les forces de l’ordre. L’agent lui demandera s’il est armé, il répondra que non mais avouera plus tard posséder une arme dans sa voiture.

    Il révelera aussi que la cofondatrice de Bitboy Crypto, avec qui il admet avoir eu une liaison, se trouve à l’arrière de la voiture, et souligne que sa femme est au courant de tout ce qu’il est en train de faire. Et puis le live finit par se couper, et on apprend qu’Armstrong a été arrêté par la police. Un site permettant de suivre les arrestations en temps réel nous confirmera l’information.

    Le mot de la fin

    Ben Armstrong, 40 ans, est arrêté le 25 septembre aux alentours de 21h pour les deux chefs d’accusation suivants, vagabondage et agression simple.Il faut savoir qu’en Georgie, là où l’arrestation a eu lieu, le vagabondage est définit comme le fait de se trouver à un endroit d’une manière qui n’est pas habituelle pour des personnes respectueuses de la loi, et qui constitue une préoccupation immédiate pour la sécurité des personnes ou des biens dans le voisinage.

    L’agression simple, elle, implique aussi bien la tentative que l’intention de nuire à autrui. Ces deux griefs sont considérés comme des délits et peuvent entraîner jusqu’à 1000$ d’amende, ou bien jusqu’à un an de prison, ou les deux. Bon en tout cas, Ben sera libéré sous caution le lendemain vers 5 heures du matin, moyennant une somme de 2.600$. Ce n’est que vers midi qu’on aura une communication officielle de Ben où il avouera avoir passé 8 heures en prison.

    Il conclura en annonçant qu’après tout ça, il allait s’accorder une pause des réseaux sociaux d’une semaine. Bon, à ce stade, inutile de vous dire que l’image médiatique de Ben Armstrong a pris un sacré coup. Et forcément, ça ne fait pas non plus du bien à l’image de Bitboy Crypto en tant que marque. Depuis le début de la médiatisation de l’affaire, le site Socialblade indique que la chaîne Youtube a perdu près de 30.000 abonnés en l’espace d’un mois. Pour autant, on en a sûrement pas fini avec cette histoire, et il est très probable qu’on ai des nouvelles, notamment concernant l’affaire en cours avec Hit Network. En tout cas, le temps où Ben Armstrong se trouvait en tête d’affiche de Bitboy Crypto semble bel et bien révolu.

    En crypto, ne faites pas l’économie de la prudence ! Ainsi, pour conserver vos avoirs cryptographiques à l’abri, la meilleure solution est encore un wallet hardware personnel. Chez Ledger, il y en a pour tous les profils et toutes les cryptos. N’attendez pas pour mettre vos capitaux en sécurité (lien commercial) !

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    DAC8 : l’UE s’attaque à vos cryptos et votre vie privée !

    https://journalducoin.com/?p=636042

    « Au terme d’une décennie de surveillance de masse, l’informatique a prouvé qu’elle servait
    davantage à brider la liberté qu’à lutter contre le terrorisme. »

    Voici ce qu’écrivait Edward Snowden dans son livre Mémoires Vives. Il y a 10 ans, cet ancien employé de la NSA a exposé aux yeux de tout le vaste programme de surveillance de masse mené en secret par le gouvernement américain.

    Dans cette vidéo, on parle d’une nouvelle directive de l’Union Européenne qui s’attaque frontalement à votre vie privée et à l’écosystème crypto dans son ensemble. Cette nouvelle mesure est appelée DAC8 et son adoption change à peu près tout pour vous. Traçage de toutes les transactions, fuite de vos informations personnelles, déclarations automatiques de vos wallets crypto… Je vous explique tout ça dans cette vidéo.

    L’Europe régule et agit, les USA agissent et régulent

    Mais avant, revenons un peu en arrière. Vous le savez sans doute, la réglementation de l’industrie crypto avance à pas de géants depuis l’année dernière, que ce soit en Europe ou bien outre Atlantique. Alors que du côté des Etats-Unis, la SEC ne semble pas vouloir lâcher le morceau en multipliant les attaques envers l’écosystème. En Europe, le son de cloche est un peu différent.

    Vous connaissez l’adage, l’Europe régule puis agit, les États-Unis agissent puis régulent. Et question régulation, l’Union Européenne semble bien décidée à mener la vie dure aux crypto. Ainsi, en juin dernier, on a pu assister à la publication de la réglementation MiCA au Journal Officiel.

    Pour expliquer rapidement, cette publication est l’étape qui suit l’adoption d’une loi dans le processus législatif de l’UE. Pour rappel, MiCA c’est le cadre législatif qu’on a vu naître en 2022 et qui vise à créer un environnement réglementaire cohérent et uniforme pour le secteur des cryptomonnaies en
    Europe.

    Bon, les objectifs affichés de cette réglementation sont plutôt simples : lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, protection des consommateurs, régulation des entreprises du secteur… Vous connaissez la chanson. MiCA soulève pas mal de craintes de la part de l’écosystème, et c’est normal.

    Déjà, la rédaction actuelle de la loi est très floue sur la catégorisation des crypto actifs. Dans le texte, les cryptomonnaies sont classées en trois catégories potentiellement ambiguës et jugées peu claires au regard de la réalité actuelle de l’industrie crypto. De plus, certaines restrictions, comme celles imposées aux émetteurs de tokens par exemple, sont considérées comme excessivement contraignantes, mettant en danger l’innovation du secteur en Europe.

    D’ailleurs, disons-le, MiCA n’a pas vraiment l’air de reconnaître l’innovation apportée par l’industrie, mettant encore plus en danger les acteurs souhaitant entreprendre dans la juridiction européenne. Pas plus tard que jeudi dernier, la responsable juridique de Binance France déplorait que l’Europe se dirigeait vers une radiation pure et simple de tous les stablecoin d’ici l’année prochaine. Bref, voilà où on en était jusqu’ici.

    Je dis bien jusqu’ici, car une nouvelle couche réglementaire semble vouloir être ajoutée en parallèle de MiCA par les eurodéputés. Ce nouveau cadre porte le nom de DAC8 et n’est autre que la continuité de toutes les directives européennes sur la coopération administrative.

    Ces directives contribuent à harmoniser les pratiques fiscales et à promouvoir une
    fiscalité équitable au sein de l’UE. Jusqu’ici, il y en avait sept qui couvraient un spectre plutôt large d’informations financières concernant à la fois les contribuables, mais aussi les entreprises. Comprenez bien que toutes ces informations sont collectées et échangées, de manière souvent automatisée, entre les États membres.

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    DAC8 ou les cryptos sous haute surveillance

    Début septembre, une nouvelle directive est venue compléter les précédentes. Il s’agit donc de la fameuse DAC8, votée et approuvée le 13 septembre au parlement européen avec près de 535 voix favorables pour 57 voix opposées, rien que ça.

    Bon, mais qu’y a-t-il de si intéressant dans ce nouveau cadre réglementaire et en quoi ça nous concerne ? Ne bougez pas, on va décortiquer ça ensemble.

    En gros, le texte prévoit la surveillance de l’intégralité des transactions en cryptomonnaies réalisées par des organisations opérant dans les pays membres de l’Union Européenne avec un but affiché similaire à MiCA, empêcher la fraude, l’évasion fiscale, et le blanchiment d’argent.

    Quand je dis surveillance intégrale, ce n’est pas une blague. Les entreprises auront l’obligation réglementaire de transmettre l’activité de tous leurs utilisateurs aux autorités fiscales dont elles dépendent. De plus, elles auront l’obligation de communiquer automatiquement ces informations au fisc du pays de résidence de chaque usager. Le champ d’action de cette loi est très large.

    D’abord, il s’applique à peu près à toutes les cryptos, des tokens de paiements jusqu’aux tokens représentant des parts d’entreprises en passant par les stablecoins et certains NFT. Basiquement, tout ce qui peut être utilisé comme moyen de paiement ou d’investissement.

    Concernant les informations, ça va du nom à l’adresse postale en passant par la date de naissance et le numéro d’identité fiscale. Mais ce n’est pas tout, on l’a dit, ça concerne aussi les transactions. Le texte prévoit que les exchanges devront communiquer l’intégralité des transactions réalisées dans l’année par leurs utilisateurs, ça concerne les retraits et les dépôts bien sûr, mais également tous les échanges, que ce soit de la crypto vers du fiat, ou bien de la crypto vers d’autres crypto. Le staking, le lending et les airdrops sont également de la partie.

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    Des directives qui nous concernent tous

    D’ailleurs, on pourrait croire que ce texte ne concerne que les exchanges, mais pas vraiment. En fait, il couvre absolument toutes les personnes morales qui effectuent des services sur crypto-actifs. Plus précisément, le scope prévoit deux types d’acteurs.

    Ceux qu’ils appellent les fournisseurs de crypto-actifs et ceux qu’ils nomment les opérateurs de crypto-actifs. La première catégorie, ce sont les exchanges et toutes les entreprises qui proposent de la conservation, de l’échange, du trading, du placement, du transfert, et même du conseil. En clair, tous ceux qui sont d’ores et déjà concernés par la réglementation MiCA. La seconde catégorie est plus folklorique et en gros, elle concerne tous ceux qui touchent à des cryptos, mais qui ne peuvent pas être qualifiés d’institutions financières par MiCA.

    Dans le texte, ils parlent des NFT, on peut par exemple penser à tout ce qui touche au secteur de la GameFi. On vous a déjà parlé d’Ultra, la plateforme qui veut tokeniser vos jeux et concurrencer Steam. Il se pourrait bien que l’entreprise tombe dans cette catégorie. Si c’est le cas, Ultra devra faire en sorte de communiquer aux autorités chaque achat et vente de jeux, et même chaque transaction in-game. Imaginez, vous achetez une épée sur votre jeu préféré et toute l’administration fiscale française se retrouve au courant… Bref, autant dire qu’à peu près toutes les entreprises ayant une activité en lien avec les cryptomonnaies sont concernées.

    Évidemment, le texte prévoit qu’en cas de données incomplètes, incorrectes ou fausses, des amendes plutôt salées seront distribuées. Le montant minimal de celles-ci sera de cent cinquante mille euros pour les entités dont le chiffre d’affaires dépasse les 6 millions d’euros.

    C’est important de comprendre ici que tout cela sera automatisé pour permettre une communication et une fluidité d’informations à l’échelle européenne. C’est un véritable changement de paradigme et un tournant dans ce qui nous attend vis-à-vis de la réglementation future de l’industrie. Oui, comme l’ont très bien explicité certains, là où il était très compliqué pour le fisc d’aller chercher certaines informations, ces directives vont tout changer et leur offrir une vue d’ensemble sur les comptes et les activités de tous les utilisateurs.

    Évidemment, des critiques se sont élevées. Au-delà de l’aspect intrusif du DAC8, certains arguent que cela rajoute une extrême lourdeur administrative. Aussi, des passages pourraient manquer de clarté et mener à de mauvaises interprétations du texte. Enfin, il y a des craintes d’un manque d’efficience, en regard du risque de récolter plusieurs fois certaines informations.

    En tout cas, les États membres de l’Union Européenne ont jusqu’au 31 décembre 2025 pour prendre connaissance et adopter cette nouvelle réglementation qui prendra effet dès 2026. Et ne pensez pas que vous pourrez vous échapper si facilement, puisque utiliser des plateformes étrangères ne vous sauvera pas. Dans la pratique, il est très probable qu’à terme, les entreprises n’étant pas régulées en Europe se voient purement et simplement interdire de servir des clients européens.

    Étant donné que les procédures de vérification d’identité pour ce genre de service sont quasiment devenues la norme, il ne sera pas si facile d’y échapper. Certains voient un nouvel âge d’or de la DeFi se profiler. Dans l’idée, les protocoles de finance décentralisés pourraient en effet permettre d’échapper à cette surveillance et de passer entre les mailles du filet.

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    L’article DAC8 : l’UE s’attaque à vos cryptos et votre vie privée ! est apparu en premier sur Journal du Coin.

    Les milliards de FTX vont-ils faire exploser le marché crypto ?

    https://journalducoin.com/exchanges/milliards-dollars-ftx-faire-exploser-marche-crypto/

    « Un concurrent tente de s’en prendre à nous avec de fausses rumeurs. FTX va bien. Les actifs vont bien.»

    Voilà ce que déclarait Sam Bakman-Fried ancien CEO de FTX en novembre dernier sur Twitter. La suite, vous la connaissez. FTX, le deuxième plus gros exchange du marché crypto, mettait la clé sous la porte. Rappelez-vous, cette débâcle aura coûté près de 9 milliards de dollars aux clients de la plateforme. 

    Retour sur la faillite de FTX

    Quelques jours après cette déclaration, FTX tombait sous le fameux chapitre 11 des faillites de la législation américaine. Ce que ça veut dire, c’est que les actifs de la plateforme, les cryptos ou le cash par exemple, allaient devoir être retrouvés puis vendus pour rembourser les clients. 

    Depuis, les liquidateurs ont réussi à mettre la main sur plus de 7 milliards de dollars appartenant à la plateforme, que ce soit en cash, en immobilier, et plus important encore en cryptomonnaies. 

    Le 13 septembre dernier, le juge John Dorsey, chargé de l’affaire, a autorisé FTX à commencer la liquidation de ses cryptomonnaies. Concrètement, ce que ça veut dire, c’est que FTX va pouvoir vendre les crypto qui ont été retrouvées par les liquidateurs et commencer à rembourser ses dettes.

    La mise en place de la liquidation des actifs de FTX

    Mais de quelles cryptomonnaies et de combien est-ce qu’on parle exactement ? Au total, 3,4 milliards de dollars de tokens ont été retrouvés jusqu’à présent, incluant FTX, FTX.US et Alameda Research, les trois structures derrière lesquelles se trouvait Sam Bankman-Fried. 

    Dans les documents publiés par les autorités, on voit que l’écrasante majorité est en fait constituée de Solana et de Bitcoin. Plus précisément, plus d’un milliard de dollars de Solana et plus de 500 millions de dollars en Bitcoin. Le reste correspond à divers tokens, Ether, Aptos, Tether, dans de moins grosses proportions.  

    C’est plutôt conséquent, mais le problème se situe ailleurs. Il ne faut pas tellement regarder la quantité totale de tokens mais plutôt le ratio de pression vendeuse. Je m’explique. 

    Lorsque vous vendez une grande quantité de tokens dans un court laps de temps, il faut prendre en compte ce que le marché est en capacité d’absorber. Le but, c’est d’éviter au maximum le slippage, c’est-à -dire la différence de prix entre le premier et le dernier token que vous vendez. 

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    Qu’est ce que le slippage ?

    Vous vous demandez pourquoi il y aurait une différence de prix, après tout vous vendez le même token, non ? 

    Eh bien, imaginez que vous soyez sur une place de marché grandeur nature. Vous avez une grosse quantité de pommes à vendre et il y a une quantité limitée d’acheteurs. Naturellement, vous allez vendre vos pommes à l’acheteur qui offre le meilleur prix, disons 2 euros par pomme. Seulement voilà, cet acheteur n’aura pas besoin de tout votre stock, et une fois qu’il aura assez de pommes, vous allez peut-être devoir vous tourner vers son voisin, qui achète une certaine quantité de pommes à 1,90 euro. Dans cet exemple, vous ne pourrez pas vendre l’intégralité de vos pommes au même prix, en gros, c’est ça le slippage.

    Revenons à nos tokens maintenant. Lorsque FTX va vouloir liquider ses jetons, ils vont chercher à éviter au maximum le slippage, à la fois pour ne pas perdre d’argent, mais également pour ne pas déclencher de cascades de liquidation. 

    Pour la faire courte, une cascade de liquidation peut se déclencher quand le prix d’un actif passe en dessous d’un certain seuil, avec un mouvement d’ampleur déclenché par une grosse vente de tokens, par exemple. 

    À ce moment-là, quand l’actif passe sous le seuil de liquidation, de nombreux traders se retrouvent forcés à vendre leurs actifs, on dit qu’ils se font liquider. Et les liquidations, ça déclenche encore plus de pression vendeuse, faisant encore plus chuter les cours, déclenchant encore plus de liquidations, bref, vous saisissez l’idée. C’est souvent ce qu’il se passe quand vous voyez le Bitcoin dévisser de 10 % en quelques heures seulement. 

    Bref, FTX dispose d’une grande quantité de tokens, mais pour comprendre les risques qui pèsent sur le marché, il faut en étudier le ratio de pression à la vente. Messari, une célèbre entreprise d’analyse du marché crypto, s’est justement penchée sur la question. 

    Quels sont les risques qui pèsent sur la liquidation de FTX ?

    En fait, il se trouve que c’est bel et bien le token SOL de Solana qui a le ratio de pression à la vente le plus élevé. Celui-ci s’élève à 81 %, concrètement ça veut dire que les avoirs en SOL de FTX représentent un peu plus de 80 % du volume total de SOL échangé sur une semaine. 

    Le marché pourrait donc bien avoir des difficultés à absorber ces ventes si elles venaient à arriver. Même soucis sur le APT de Aptos par exemple, où le ratio atteint 74 %. Ainsi, si une vente massive de ces tokens venait à arriver, leur prix pourrait bien chuter vraiment très fort et très rapidement.  

    Mais pas de panique, la réalité est évidemment plus nuancée que ça, je vous explique. 

    Ratio de pression des actifs de FTX – Source

    Mt Gox, une liquidation au gout amer

    D’abord, parlons rapidement de Kobayashi, l’avocat japonais chargé de la liquidation de Mt Gox, la plus grosse plateforme d’achat de Bitcoin de son époque. Après son hack en 2014, Kobayashi était chargé de la liquidation des actifs, et donc de la vente des Bitcoins de la plateforme. Autant vous dire que ça ne s’est pas super bien passé pour plusieurs raisons. D’abord au niveau des méthodes de vente, car une partie des Bitcoin ont été vendus au marché, entraînant plusieurs baisses significatives sur les cours.

    Ensuite, sur le manque de discrétion car les transactions étaient réalisées au nez et à la barbe de tous, permettant au public de suivre de près toutes les transactions, entraînant encore plus de baisse. 

    Tout cela lui a valu de vives critiques à la fois des investisseurs, mais aussi des créanciers de Mt Gox. Ben oui, organiser ces ventes en perturbant autant le marché nuit forcément aux intérêts de ces derniers. 

    On espère que les mêmes erreurs ne vont pas être répétées avec FTX, voyons un peu de quoi il en retourne. 

    Il y a plusieurs choses. D’abord, certains se sont proposés de racheter les actifs de FTX par des deals OTC, comme Justin Sun par exemple, fondateur de la blockchain TRON. Le but évidemment, c’est de minimiser l’impact de la vente sur le prix des tokens. Pour expliquer rapidement, un deal OTC, pour « over the counter », c’est un échange qui a lieu de gré à gré, entre deux personnes ou entités, en dehors des places de marché donc. 

    C’est ce qu’il s’est passé pour Curve Finance, le célèbre protocole de DeFi victime d’un hack d’envergure en juillet dernier. Plusieurs deals OTC avaient été conclus pour vendre des tokens CRV et renflouer les caisses tout en évitant d’impacter encore plus le marché. 

    Évidemment, cette solution devrait être favorisée et serait bénéfique pour tout le monde. 

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    La Liquidation de FTX : une question de mesure

    En plus de ça, en examinant la décision en détail, on se rend compte que le plan des débiteurs de FTX prévoit que les actifs ne pourront être liquidés qu’à hauteur de 100 millions de dollars par tokens et par semaines.

     Ce plafond pourrait être augmenté à 200 millions avec l’autorisation des autorités. À noter que cette limite ne concerne pas Bitcoin, et Ether, entre autres, et ceux-ci devront faire l’objet d’une procédure spéciale pour être vendus. 

    Au départ, FTX avait demandé une totale opacité dans la vente des tokens, ne voulant pas affecter le cours du marché. Ben oui, quand ce genre de décisions sont rendues publiques et qu’une vente est annoncée, la dernière chose que vous ayez envie de faire, c’est acheter ou garder vos tokens. 

    Cependant, ce n’était pas du goût du juge et finalement, les informations sur ces ventes seront soumises à des règles strictes de confidentialité et ne devraient être accessibles qu’à un certain groupe de personnes, incluant les administrateurs et le comité de créanciers… En gros, en tant que simple investisseur, vous ne devriez pas être au courant à l’avance de ces ventes. 

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    FTX ne vendra pas toutes ses cryptomonnaies

    Bon, en plus de tout ce qu’on vient d’évoquer, il semblerait aussi que FTX n’ait pas forcément prévu de vendre tous ses actifs. Au contraire, ils projettent de staker et de hedger certaines de leurs cryptomonnaies dans le but de limiter au maximum les pertes. 

    C’est Galaxy Digital, un célèbre gestionnaire de fonds spécialement orienté vers les actifs numériques qui a été choisi pour aider FTX dans toutes ces tâches. C’est plutôt risible quand on y pense, car ces derniers avaient perdu plusieurs millions de dollars au moment de la chute de l’exchange

    Enfin, il faut prendre en compte une dernière chose. On l’a dit, le principal risque se situe au niveau du ratio de pression à la vente, et particulièrement pour le token de Solana. Eh bien, il se trouve qu’une écrasante majorité des SOL détenus par FTX sont en réalité illiquides, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas directement y avoir accès pour les vendre. 

    C’est assez courant en fait, lorsque de gros acteurs participent très tôt au financement d’un projet crypto, ils ont la possibilité d’acheter des tokens à un prix très avantageux. Ce privilège s’accompagne souvent d’une période de vesting, c’est-à-dire une période où les tokens en question ne peuvent pas être vendus. Ça varie entre plusieurs mois et plusieurs années, et également en fonction des montants, mais on sait que FTX avait largement investi dans Solana dès 2020, c’est pourquoi une grande partie de leurs tokens sont encore verrouillés aujourd’hui.

    D’ailleurs, on a une vue plus précise de tout ça grâce à Messari, encore une fois. On voit bien sur ce tableau qu’une grosse partie des tokens est en fait bloquée et sera débloquée chaque mois à hauteur de 650.000 SOL soit un peu moins de 10M de dollars au cours actuel. 

    Il y a bien un important déverrouillage de 7.5M de tokens prévu pour mars 2025, mais bon, à priori on a le temps de le voir venir. 

    De même, FS Insight a publié un tableau des actifs liquides de FTX, et il semble que seul 13 % de la totalité des tokens SOL soient liquides actuellement. Autant dire qu’avec tout ça, l’impact sur les cours risque d’être assez minime. 

    Bref, ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est qu’on a des raisons de penser que l’impact de ces ventes ne sera finalement pas si significatif. Mais, on n’est pas à l’abri d’un rebondissement, et dans ce genre de cas, ça arrive plutôt souvent, affaire à suivre donc.

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